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Jarny : Election du nouveau secrétaire de section, Eric Monnini. Jean Baus passe la main.
Communiqué de la section du PCF du Jarnisy (54)
En vue de la préparation du 36ème Congrès qui aura lieu à Paris du 7 au 10 février 2013, les communistes du Jarnisy ont tenu leur conférence de section le samedi 12 février à la Maison du Peuple à Jarny. De nombreux camarades étaient présents. Notre secrétaire de section sortant Jean Baus, à quelques jours de cette conférence avait envoyé à chaque adhérent une lettre pour exposer le bilan sur l’activité de la section et pour les informer de son intention de passer le relais de secrétaire après avoir été 8 années à la tête de celle-ci.
Après avoir présenté son dernier rapport politique, un large débat et d’échange a eu lieu, ceci dans un esprit de responsabilité et de clairvoyance sur l’avenir politique de notre parti.
A l’issue de ces échanges fructueux et pleins d’espoir, un nouveau bureau a été élu portant à sa tête comme nouveau secrétaire notre camarade Eric Monnini (employé communal à la ville de Jarny).
Nous lui souhaitons bonne chance et nous lui apporterons tout notre soutien pour le mandat qui lui a été confié pour ces trois prochaines années.
Nous changeons de secrétaire mais pas d’orientation politique à la section du Jarnisy
Telle est la résolution prise par les 14 membres du nouveau bureau
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Article du Républicain Lorrain du 16 janvier 2013 :
Chef de file de la section communiste du Jarnisy, Jean Baus vient de passer la main. Pour ses camarades, il restera l’homme qui est parvenu à prendre cent adhérents entre le marteau et la faucille. Portrait.
Maman, papa ou… camarade. Mais quel est donc le premier mot qu’a bien pu prononcer le petit Jean Baus ? Face au discours fleuve de ce militant communiste aujourd’hui âgé de 71 ans, la question n’est pas incongrue.
Premier élément de réponse, samedi dernier, dans la Maison du peuple de Jarny, Jean Baus a pris sa 43e carte d’adhérent au Parti communiste français (PCF). Et malheur à celui qui osera dire à ce fidèle que le marteau et la faucille sont des fossiles ; que l’avenir, désormais, c’est le Front de gauche (FDG). Car aujourd’hui plus qu’hier, la simple évocation de cette tendance provoque des plaques rouges sur tout le corps du grand gaillard.
Solide réputation
Définitivement, Jean Baus est un communiste pur et dur. De ceux qui ne peuvent tolérer « l’effacement » de leur parti au sein de la mouvance FDG. Et que sa position plaise ou non, Jean Baus s’en moque comme de son premier chiffon rouge !
L’homme est serein. Il sait que malgré ses coups de gueule à répétition, il bénéficie d’une certaine légitimité. Jean Baus restera en effet le secrétaire ayant sauvé de la disparition la section PCF locale.
« En octobre 2005, lorsque j’ai repris la section, elle n’existait plus que sur le papier , se remémore celui qui, à l’époque, arrivait de Thionville. Il y avait deux maires communistes (Jean-Pierre Maubert et Jacky Zanardo), une conseillère générale et sénatrice (Evelyne Didier), mais plus de parti. En fait, il y avait le toit, mais plus les fondations ! »
Le nouveau secrétaire va alors de mauvaises surprises en tristes découvertes. « La section avait 1 000 € de dettes et deux huissiers sur le dos. Le téléphone était coupé. Au niveau des adhérents, ils étaient une vingtaine, très âgés pour la plupart. »
Quant à l’activité de la structure, elle était inexistante. « Avec mon épouse, nous avons retrouvé dans le local à disposition entre 40 000 et 50 000 tracts et journaux non distribué s. »
Ténacité
Elise et Jean Baus décident alors de prendre le taureau par les cornes. Le couple se lance dans une vaste campagne de porte à porte. Objectifs : « Faire revenir les anciens camarades et en trouver de nouveaux. Ça n’a pas toujours été facile. Certaines personnes nous ont même pris pour des témoins de Jéhovah … »
Les efforts des époux Baus s’avèrent néanmoins payants. La section finit par retrouver un socle d’une cinquantaine de membres. Tout ce petit monde ne tarde pas à bénéficier d’un bulletin de liaison. Une permanence est même assurée tous les vendredis après-midi. Mais là encore, le duo Baus a dû faire preuve de ténacité. « Pendant six mois, personne n’est venu ! », avoue, dans un large sourire, le secrétaire.
La récompense arrive à partir de décembre 2006. « Grâce aux nouveaux locaux de la Maison du peuple, mis à disposition par la mairie de Jarny, on a commencé à accueillir entre 15 et 20 personnes par permanence et on a multiplié les adhésions ».
Fier de son œuvre
Au final, avec 110 adhérents, la section du Jarnisy finit par s’imposer comme la plus importante de Lorraine. Elle pèse désormais de tout son poids.
La preuve : « Ma plus grande fierté, c’est la conférence régionale organisée à Pont-à-Mousson six mois avant les dernières élections régionales. La majorité voulait partir sous l’étiquette du Front de gauche pour faire la peau aux socialistes. De notre côté, nous sommes parvenus à retourner cette conférence en exigeant l’union de la gauche dès le premier tour des Régionales. Si on était entré dans la stratégie aventuriste du Front de gauche, deux ans après pour les Sénatoriales, Évelyne Didier n’aurait pas pu se représenter. Les socialistes ne l’auraient jamais permis . »
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Article du Républicain Lorrain du 16 janvier 2013 :
Un nouveau bureau dans la continuité
Un changement de tête n’implique pas forcément un changement de pensées ! Nouveau secrétaire de la section communiste du Jarnisy, Éric Monnini, employé communal à Jarny, est bien décidé à s’inscrire dans la continuité de l’action soutenue par Jean Baus durant près de huit ans.
« De toute façon, chez nous, ce n’est pas le secrétaire qui décide. Son rôle est de faire des propositions au bureau, de les soumettre à la discussion. Nous continuerons à travailler comme ça », affirme le nouveau responsable.
Dans le même ordre d’idée, l’équipe n’entend pas changer de ligne politique. « À l’occasion de la préparation du prochain congrès national du PCF, 95 % de nos adhérents se sont prononcés en faveur d’un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Il n’est donc pas question de faire marche arrière. » Autrement dit : le Front de gauche, ce sera toujours sans eux !
Toujours au registre de la poursuite des actions engagées, les militants vont intensifier leurs démarches locales en faveur « de la nationalisation de toute la sidérurgie françaises ».
À noter tout de même que la section s’est fixée deux nouveaux objectifs. « 2013 est une année sans élection. Nous allons profiter de cette trêve pour lancer une offensive sur le front des adhésions au parti. » Et donc pour mieux préparer les prochaines échéances électorales. Car là encore, Jean Baus et Éric Monnini partagent la même vision. « Pour nous, il n’y a que deux élections où il faut faire l’union de la gauche dès le premier tour : les Municipales et les Régionales. Pour tous les autres scrutins, il faut avoir le courage politique de présenter des candidats sous les couleurs de notre parti . » L’ultime priorité du groupe est de renouer avec une tradition ancienne. À savoir : « Aller au plus près de ceux qui souffre pour leur venir en aide. »
• Le nouveau bureau de la section PCF du Jarnisy se compose de : Alain Antoine, Elise et Jean Baus, Jean-Pierre Camillini, Pascal Galantini, Savério Guzzo, Sébastien Leclercq, Éric, Marie-Louise et Victor Monnini, Claude Reignier, David Spanier, Christian Tabaglio et François Thiery
PCF – Jarnisy/ congrès: Malgré les turbulences de cette année, la section ne dépose pas le marteau et la faucille à terre.
Extrait du blog de la section (lien): Première étape vers le 36eme congrès du Parti Communiste Le vote des textes
Les communistes du Jarnisy se sont prononcés vendredi 14 décembre 2012 sur l’un des 4 textes proposés : le projet de la direction sortante et 3 textes alternatifs.
Malgré les turbulences de cette année, la section ne dépose pas le marteau et la faucille à terre. Elle garde ses positions de classe et prépare la riposte face à la politique programmée de super austérité et à la violence sociale qu’elle engendre.
Les camarades se sont déplacés à la Maison du Peuple de Jarny pour marquer leur union militante et s’exprimer clairement
A 95,16% pour le texte alternatif n°3 « Un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement, cosigné par Jean Baus (secrétaire de la section) et Christian Tabaglio (membre du conseil national),
3.23% pour la base commune adoptée par le Conseil national « il est grand temps de rallumer les étoiles »
1.61% pour le texte alternatif n° 2 « Combattre l’austérité, en finir avec le capitalisme »
et 1 bulletin nul
La section du Parti Communiste du Jarnisy enfonce le clou pour un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe.
Déclaration du bureau de la section de Saint-Quentin du PCF
En France, dans l’Aisne, à Saint-Quentin, ILS N’ARRIVERONT A FAIRE TAIRE LES COMMUNISTES
C’est avec une grande surprise que nous découvrons, en lisant le quotidien régional, que se constitue, à l’instigation de partisans départementaux du Front de gauche, une « section PCF-Front-de-gauche du Saint-Quentinois ».
Cette nouvelle tentative de diviser des communistes de Saint-Quentin, de supplanter la section historique du PCF par une organisation fondue dans un Front de gauche réformiste
Article du Courrier Picard- Notre commentaire : AU PCF, il n’ya a pas de « patron » mais des communistes responsables
Nous ne pouvons pas laisser dire tout et n’importe quoi. A Saint-Quentin, le comité de section et son secrétaire de section, Jean-Luc TOURNAY, ont été élus par le congrès de section en 2008. Le prochain congrès renouvellera la direction en janvier 2013.
Lors de tous les votes organisés dans le Parti, les adhérents de notre section ont massivement rejeté l’effacement du PCF et de ses structures dans le Front de gauche, n’en déplaise à certains.
Pour les législatives de cette année, ils ont désigné statutairement des candidats PCF à plus de 75% mais la direction départementale a maintenu, contre eux, des candidatures Front de gauche. Nous avons choisi alors de privilégier le terrain des luttes à celui de la controverse.
La direction départementale du PCF-Front de gauche n’a pas le même sens des responsabilités.
A la veille du 36ème congrès du Parti, tous les moyens sont bons, ici comme ailleurs, pour imposer la structuration du Front de gauche. Le secrétaire départemental de l’Aisne, Gérard Brunel ne s’en cache pas, déclarant au Courrier Picard qu’il « n’est plus possible pour le Front de gauche d’apparaître sous le nom de cellule PCF de Gauchy ».
En ce qui la concerne, la section de Saint-Quentin du Parti communiste français est fière de son histoire. Grâce à l’engagement sans relâche de ses militants, avec notamment Emile et Claude TOURNAY, Denise CASIER, Robert MONFOURNY, et bien d’autres, elle a été de tous les combats pour le monde du travail. Inlassablement, elle a rassemblé sur une base de lutte, dans des conditions souvent difficiles comme aujourd’hui, jusqu’à faire élire pendant 20 ans un député communiste. Nous continuerons !
La section de Saint-Quentin du PCF ne pourra jamais valider les intrigues politiciennes. Elles démontrent la faiblesse la volonté d’esquiver les vrais débats de leurs auteurs.
Le nouveau gouvernement de « gauche » a pris le relai pour mener la politique voulue par le capital, préparer la super-austérité. 20 milliards d’euros de cadeaux au patronat ont déjà été annoncés, payés par le peuple, à travers l’impôt le plus injuste, la TVA. Qui a propagé des illusions sur l’orientation de la politique de la gauche au pouvoir ? Pas la section du PCF de Saint-Quentin dans ces luttes incessantes contre Sarkozy et son ministre du chômage Xavier Bertrand.
La perspective étroitement électoraliste et institutionnelle du Front de gauche, alignée derrière un socialiste, n’a pas permis aux communistes de porter les perspectives de rupture correspondant aux attentes des grandes luttes des dernières années, pour les retraites, les services publics, l’hôpital, l’industrie… Le Front de gauche fait le choix de l’accompagnement de l’UE et de l’euro quand jamais le rapport de force, depuis les 55% de non en 2005 au TCE, n’a été aussi favorable pour rompre avec ces instruments du capitalisme.
Le Front de gauche a poursuivi gravement l’effacement du PCF, également sur le plan électoral, avec la dilution du vote communiste et de son sens, la perte de la moitié des élus régionaux et des députés PCF. Dans un département de tradition ouvrière comme le nôtre, les résultats sont consternants : le Front de gauche est dessous de 5% dans 4 circonscriptions sur 5. Dans celle de Saint-Quentin, malgré le retrait de nos candidatures, cette prétendue alliance obtient moins de voix que le candidat PCF en 2007, pourtant en pleine « vague bleue ». La montée sans précédent du Front national, détournant la colère populaire, doit interroger sur cette stratégie.
Que ceux qui veulent constituer un nouveau parti avec le Front de gauche le fassent! Mais en dehors du PCF !
Le congrès national du PCF aura lieu en février.
Une centaine de communistes saint-quentinois se sont déjà associés à la proposition de texte alternatif, avec des camarades de 56 autres fédérations dont 8 membres du Conseil national, 2 secrétaires fédéraux et 30 secrétaires de section : « Un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement ».
Nous faisons des propositions pour que le PCF redevienne pleinement un parti communiste, un parti de classe et de masse. Nous nous prononçons pour le lancement d’initiatives nationales, à la hauteur des luttes, sur des positions de rupture, rupture avec l’UE et l’euro, rupture avec le démantèlement du financement de la Sécurité sociale, pour un vaste programme de nationalisation des secteurs clés de l’économie et de reconquête des services publics.
Nous n’avons pas peur de redonner son nom et son contenu à notre projet de société, à la rupture révolutionnaire qui est la raison d’être de notre parti, sur la base de sa théorie marxiste et léniniste, instruits des expériences du 20ème : Le socialisme au 21ème siècle!
La Section du PCF de Saint-Quentin est ancrée dans la vie Saint-Quentinoise depuis toujours, elle y restera !
Et comme elle l’a toujours fait, elle sait accueillir toutes celles et ceux qui comme nous, veulent un véritable changement dans ce pays avec un PCF fort, sans pour cela être en accord total avec notre stratégie politique. C’est ce qu’on appelle le sens de l’ouverture et surtout la démocratie, la vraie.
En France, dans l’Aisne, à Saint-Quentin, ILS N’ARRIVERONT A FAIRE TAIRE LES COMMUNISTES
Jean-Luc TOURNAY, Secrétaire de Section
Corinne BECOURT, Bureau de section, Conseil départemental, Conseil national du PCF
Olivier TOURNAY, Bureau de section, Conseil départemental, conseiller municipal
Georges VARENNES, Bureau de section
Serge CASIER, Bureau de Section
Serge CARRIER, Bureau de Section
Michèle GABERT, Bureau de Section
Pierre VILLAUME, Bureau de Section
Christian PLE, responsable aux manifestations
Fête de l’Huma 2012 : l’attente de positions de lutte, l’attente du PCF
Il y avait beaucoup de monde à la Fête de l’Humanité cette année, nettement plus qu’en 2011. Certes, la foule était largement composée de festivaliers. Certes, d’année en année, la Fête change, devient encore moins ouvrière, moins populaire, moins familiale, ne serait-ce que pour une question de prix. Mais nous avons constaté une attente accrue de politique après cette année électorale, surtout dans la perspective de la politique de super-austérité.
Avec la fédération de la Haute-Saône, la section de Saint-Quentin et la section de Mantes-la-Jolie, nous avions décidé de faire signer sous nos stands une pétition de soutien aux salariés de Citroën, pour le retrait pur et simple du plan de licenciements et de fermeture de l’usine d’Aulnay, pour la nationalisation de PSA et de Renault. L’accueil a été très favorable, 3100 signatures et quasiment autant d’échange. Un point de vue ressort : dans une bataille comme celle de PSA, pour rassembler et gagner, il faut mettre la barre à ce niveau, celui des nationalisations.
Cette recherche de radicalité, aussi des positions que le PCF avait toujours portées, a contrasté avec un vrai marasme parmi les camarades de beaucoup de stands. Nous l’avons senti lors de la semaine précédente en côtoyant les équipes de monteurs. Ce n’est pas un hasard non plus si une trentaine de stands d’organisation du Parti ont disparu en une année. L’épisode Front de gauche désoriente beaucoup de communistes, et souvent, les législatives, notamment, ont été très mal vécues.
Le contraste était frappant entre les slogans enthousiastes pour le Front de gauche et cet état d’esprit de beaucoup de camarades, déroutés. « Adhérer au PCF pour renforcer le Front de gauche » affirme par exemple la direction de la fédération de Paris : L’engagement « politique » réduit à l’engagement politicien. On est loin de vouloir changer le monde ! Ce serait presque plutôt un appel lancé à la « gauche non communiste » à aider la direction du PCF à l’aider dans son travail de « transformation-effacement » du PCF historique. Dans les déclinaisons sur le « changement maintenant », la palme a été remportée par les frontons appelant à la « 6ème république maintenant », après l’exemple de personnalisation outrée de la campagne électorale derrière Mélenchon… ou plutôt par cette belle combinaison de l’union de la gauche PS/FdG : « L’Humain d’abord, c’est maintenant ! ».
Le texte pour un « référendum anti-TSCG » a été peu relayé dans les stands, dont très peu faisaient de la politique. Mais était-ce le but ? L’opération TSCG s’est révélée s’adresser surtout aux organisations de gauche et aux médias. Ses deux objectifs sont apparus plus clairement. Il s’agit d’une part de canaliser à « gauche » l’opposition à l’Union européenne du capital pour éviter de remettre en cause sa légitimité et ses instruments dont l’UE. Il s’agit d’autre part de préparer une recomposition politique avec un second pilier réformiste à gauche du PS, comme l’ont manifesté des rapprochements avec des élus d’Europe-écologie ou de la frange du PS qui se prétend à sa gauche.
Le tract 4 pages de masse (11000 exemplaires) que nous avons diffusé dans nos stands abordait la question de la remise en cause radicale de l’application des traités et directives européens, la fin de l’euro. Les nombreux échanges ont montré la validité des arguments qui étaient ceux de tout le Parti encore dans les années 90. Une grande campagne nationale contre l’UE et l’euro serait encore plus largement suivie que celles contre Maastricht et la « constitution européenne ». Comment l’Huma et son rédacteur en chef Patrick Le Hyaric peuvent-ils s’inquiéter de la perte de souveraineté avec le TSCG et ne pas remettre en question l’euro ?
Toujours en relativisant les choses, la quête de politique s’est manifestée aussi par une plus large participation aux débats. Mais inviter à débattre avec des syndicalistes ou des communistes des porte-paroles officiels de l’idéologie dominante, des patrons voire des élus de droite exprime une logique. Dans un débat sur les transports avec le bras droit du PDG Guillaume Pépy, la posture d’opposant est facile à adopter, la question des revendications sur lesquelles construire la lutte est évacuée. Quel besoin a eu l’association des « Amis de l’Huma » d’inviter l’omniprésente donneuse de leçons médiatique Caroline Fourrest pour parler de l’extrême-droite avec le suppléant de Jean-Luc Mélenchon, Hervé Poly ? De surcroît le débat n’a pas eu lieu à cause d’une opération commando « d’indigènes de la République ». On n’est pas loin du n’importe quoi et ce n’est pas de l’anecdote.
Ce qui est remonté très fortement aussi, c’est la défiance des visiteurs de la Fête vis-à-vis du nouveau président et du nouveau gouvernement. Notre tract affirmait que nous n’étions pas déçus de la politique de Hollande parce que ne nous étions pas fait d’illusions, pas plus que nous n’en avions propagé. Là encore, nous nous sommes sentis en phase avec les visiteurs de la Fête. Aujourd’hui, il s’agit, au contraire de ce qui a été fait dans les campagnes électorales du Front de gauche, de préparer les mobilisations convergentes sur les positions de rupture avec la politique du gouvernement. Ce n’est ni de continuer à cultiver l’illusion que l’on pourrait peser « à gauche » sur le gouvernement et le PS, ni de prendre une posture tribunicienne d’opposant.
Enfin, nous nous félicitons d’avoir fait une démonstration face à tous ceux, qui, jusqu’aux plus hauts lieux de l’appareil du Parti, laissent entendre que le PCF doit s’effacer derrière le Front de gauche. Nous avons fait imprimer 20000 autocollants avec la faucille et le marteau du PCF. Ils se sont distribués mieux que des petits pains notamment avant le grand meeting sur la scène centrale.
Nous ne confondons pas le symbole avec la réalité. Mais, vraiment, les conditions existent pour que le PCF redevienne le vrai Parti communiste dont les travailleurs et notre peuple ont besoin.
Nous l’avons aussi vécu dans la vie de nos stands, entièrement militants, où chaque tâche, même très matérielle, garde son objectif politique et crée l’atmosphère de franche camaraderie. La fraternité révolutionnaire doit précéder « l’Humain (indifférencié) d’abord » !


