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Le Parti communiste grec (KKE) dénonce la préparation d’une nouvelle guerre impérialiste contre la Syrie

Le Parti communiste grec (KKE) dénonce la préparation d’une nouvelle guerre impérialiste contre la Syrie

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Le peuple grec doit bien réfléchir et rejeter les vieilles ficelles dangereuses des impérialistes, avec l’organisation d’une campagne de propagande trompeuse visant à accuser le gouvernement syrien d’avoir utilisé des armes chimiques, afin de mieux justifier l’offensive militaire contre la Syrie.

Les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite qui soutiennent les forces anti-régime, jouent un rôle important dans cette campagne, sans la moindre preuve.

Ces forces qui interviennent dans les affaires intérieures de la Syrie du côté des forces armées anti-régime, mercenaires de tout poil, qu’ils alimentent en armes afin de faire avancer leurs plans stratégiques pour la région, jouent en réalité un rôle de tout premier plan.

Il faut que les gens se souviennent que les mêmes prétextes, ou des prétextes similaires, ont été utilisés pour justifier les guerres contre la Yougoslavie, l’Irak, l’Afghanistan et la Libye.

Il y a quelques mois, il y avait des preuves tangibles de l’usage d’armes chimiques en Syrie de la part des groupes anti-régime, mais ce fait a été délibérément occulté.

Le KKE dénonce l’intervention étrangère dans les affaires intérieures de la Syrie et dans ceux des autres pays de la région, il dénonce les préparations d’une nouvelle guerre impérialiste et appelle notre peuple à exiger du gouvernement qu’il n’implique pas notre pays dans ces projets meurtriers.

Hommage du PADS à Henri Alleg lors de ses obsèques, prononcé par William Sportisse

Texte repris du site : http://www.lien-pads.fr/

Lundi 29 juillet 2013, au crématorium du père Lachaise (Salle la coupole) à Paris se sont déroulés les obsèques de notre camarade et frère de lutte Henri Alleg. Nous présentons ci-dessous l’hommage du Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, présenté par le camarade William Sportisse, membre de sa direction:

 

Mesdames, Messieurs, Chers amis et camarades,

Pour les communistes algériens, le décès de Henri Alleg,  notre camarade et frère de lutte  est ressenti douloureusement. Nombreux sont les Algériens, hommes et femmes, jeunes et vieux qui expriment eux aussi de différentes manières leur peine profonde. Nous garderons dans notre mémoire sa  participation à notre commémoration du 50 ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie malgré son extrême fatigue.

Nous tenons à mettre en évidence l’ardeur qui l’a animé pendant plus de soixante dix ans dans ce combat  que nous menons pour empêcher notre société de sombrer dans la barbarie, mettre fin à l’exploitation d’une classe par une autre et à l’oppression d’une nation par une autre. Cette ardeur reposait sur des convictions idéologiques et politiques communistes profondes.

Il ne manquait pas d’affirmer que les formes de lutte ne sont pas choisies en fonction de nos  désirs et  aspirations naturelles  à ne pas alourdir les souffrances du peuple mais nous sont imposées par un système d’exploitation et d’oppression qui n’accepte pas de mourir  sans recourir à la violence. Les communistes et les nationalistes algériens avaient cherché en vain une solution démocratique et pacifique pour en finir avec le système colonial.  A la violence coloniale le peuple a dû répondre par la violence révolutionnaire.

La pratique de la torture pour réprimer l’insurrection va prendre durant la guerre d’Algérie une dimension massive et barbare. Il fallait la dénoncer devant l’opinion publique mondiale. Ce fut le mérite de Henri de l’avoir courageusement fait dans « La Question ». Sa diffusion avec l’aide de ses camarades du PCA et du PCF et d’autres forces démocratiques et progressistes  a contribué à la prise de conscience nécessaire à la mobilisation populaire en France et dans le monde pour obliger le gouvernement français à entamer les négociations pour faire droit aux légitimes revendications du peuple algérien à son indépendance.

La vigilance révolutionnaire de notre camarade Henri était constamment en éveil. Il flairait les tentatives de remettre en cause les avancées progressistes du mouvement populaire.

Il a dénoncé les tentatives de justifier la pratique de la torture, car elles servent à couvrir la barbarie des impérialistes en Irak, en Afghanistan ou dans les nouvelles guerres qu’ils préparent pour conquérir des marchés ou pour s’emparer des richesses énergétiques des peuples.

Sa vigilance révolutionnaire ne sera pas prise en défaut au lendemain de la disparition de l’Union soviétique. Il ne se laisse pas prendre dans les filets du reniement idéologique et politique et des mensonges des médias capitalistes sur les causes de la disparition de l’Union Soviétique.

Henri se rendra en Russie  après la victoire de la contre-révolution. Il nous apporta les premières réponses à nos interrogations. Son ouvrage « Le grand bond en arrière » constitue  une première contribution à l’analyse du désastre qui a  bouleversé l’équilibre des forces dans le monde. Cette première contribution a été suivie de celle réalisée par sa défunte compagne Gilberte, dont nous gardons précieusement dans nos mémoires le souvenir,  et de son fils Jean qui ont traduit pour nous de l’anglais au français  l’ouvrage des deux auteurs américains, Roger Keeran et Thomas Kenny, « Le socialisme trahi, les causes de la chute de l’Union Soviétique » (en vente militante voir lien – NDLR).

Son activité d’écrivain a reflété son souci de faire partager les connaissances acquises au cours de ses voyages au plus grand nombre de jeunes et de travailleurs pour les aider à élargir leur horizon et les amener à mesurer l’importance de la solidarité internationaliste entre les peuples.

Cette solidarité internationaliste, expression concrète des idéaux des communistes, Henri la pratique dans son action chaque fois que des communistes, des anti-impérialistes ou des progressistes sont victimes de la répression.

En tant que membre fondateur du Comité Honecker, il sera aux côtés des dirigeants de la République démocratique allemande victimes de la répression revancharde. Il sera également solidaire du noir américain Mumia Abou Djamal, du Palestinien Barghouti, du Libanais Ibrahim Abdallah.

Durant ces deux dernières décennies il à accordé beaucoup d’importance à la défense et à la préservation d’un Parti communiste de classe armé de la théorie révolutionnaire du Marxisme-léninisme. Il  a consacré beaucoup de son temps et de ses efforts à cette tâche décisive dans la lutte contre les capitalistes.

Camarade Henri, tu nous quittes, mais tu resteras toujours présent dans la mémoire des hommes libres qui veulent remettre le monde à l’endroit car il est encore malheureusement à l’envers. Ton optimisme et ton exemple guideront les générations futures. Ta combativité jusqu’à ton dernier souffle les  inspirera.

Disparition de l’ex-président du PGE Lothar Bisky : mort d’un conformiste de « gauche »

Brève, vivelepcf, 17 août 2013

Le politicien allemand Lothar Bisky est décédé à 71 ans le 12 août 2013.

Terne et méconnu, même dans son pays, il a cependant droit à des hommages appuyés allant du président social-démocrate du Parlement européen Martin Schulz au ministre « libéral » de l’économie Philip Rösler et bien sûr de ses confrères dirigeants de « die Linke » et du Parti de la gauche européenne.

Le parcours de Lothar Bisky accompagne étroitement depuis 1989 les transformations politiques de la gauche en ex-RDA et dans toute Allemagne, marquées par la liquidation de la principale organisation d’origine marxiste-léniniste, héritière du Parti communiste allemand, le SED, le parti socialiste unifié d’Allemagne, qui deviendra le PDS, Parti du socialisme démocratique en 1990 avant de disparaître, par étapes, dans « la gauche ».

Avant 1989, la vie de Lothar Bisky ne connaît qu’une seule aspérité. En 1959, à 18 ans, il fait le choix de quitter l’Allemagne de l’ouest et de s’installer en République démocratique allemande. Son cas est beaucoup moins isolé alors qu’on ne l’imagine. Pour un jeune homme pauvre, les perspectives de poursuivre des études sont bien meilleures en RDA. Politiquement à l’époque, Bisky se sentait « socialiste » même s’il a avoué se reconnaître dans Nietzsche et ne comprendre rien à Lénine.

En Allemagne démocratique, il fait une carrière intéressante et épanouissante d’universitaire jusqu’à devenir en 1986 le directeur de l’école de cinéma de Babelsberg.

Ses tiraillements, affichés rétrospectivement ces dernières années, ne lui auront pas nui puisqu’il les a courageusement gardés pour lui. A la construction du Mur de Berlin, il se dit : « je retourne de l’autre côté » mais il n’en fait rien. En 1968, il s’émeut de l’intervention des forces du Pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie, ce qui ne l’empêche pas dans un livre écrit en 1980 de célébrer (à juste titre…) la répression d’une « tentative de renversement contre-révolutionnaire ». Dans les années 80, il est intérieurement un fervent admirateur de Gorbatchev mais se garde de le montrer.

C’est de ce type d’hommes peu courageux et conformistes que ceux qui, de l’intérieur, veulent transformer et détruire le mouvement communiste allemand après 1989/1990 ont besoin. Après 30 ans de silence politique conformiste, il s’engage à partir de 1989/90 dans 25 ans d’activité politique toujours conformiste.

L’Allemagne de l’est a une histoire profondément différente des autres pays de l’est. Elle est l’héritière, même très déformée, d’un puissant mouvement ouvrier et communiste, de la Résistance antinazie. Elle a été au centre de la guerre froide. La RFA l’annexe sur une base idéologique revancharde qui exclut les retournements de veste en un jour des nomenclaturistes, tels qu’on les a observés dans les autres pays.

Les Gorbatchéviens est-allemands sont contraints de ruser. Homme sans aspérités (« sans qualités » ?), Bisky devient un instrument utile aux droitiers. Le bateleur Gregor Gysi, avocat des dissidents, tout en étant lié à la Stasi (avant que ses connivences avec l’ambassade des Etats-Unis soient dévoilées par Wikileaks) ne peut tenir tous les rôles. Le patron gorbatchévien de la Stasi, Marcus Wolf, ne peut plus agir directement. Bisky va être le conciliateur utile, la courroie de transmission, l’intermédiaire consciemment effacé, du processus  d’élimination progressif de l’organisation communiste, dans un contexte de désarrois collectif total.

Celui qui ne s’était jamais mêlé de rien devient en quelques mois un artisan de premier plan, sous des airs modérés, de la dissolution du SED, de la création d’un PDS reniant les fondements marxistes-léninistes, pourtant si décisifs pour la lutte dans un environnement de nouveau capitaliste. Bisky sera premier dirigeant du PDS de 1993 à 2000 puis de 2003 à l’étape suivante, la fusion de ce parti avec la partie de la social-démocratie détachée par Oskar Lafontaine dans « Die Linke » qu’il codirigera un temps.

L’adaptation, résignée ou volontairement réformiste, au capitalisme, à son idéologie, au système politique de l’Allemagne impérialiste, aura été l’objectif guidant Bisky. Faire avec…

A la tête du Parti de la gauche européenne (de 2007 et 2010 avant de laisser la place à Pierre Laurent), et du groupe GUE/NGL au Parlement européen, il se distingue encore dernièrement en soutenant la résolution appelant à une intervention militaire en Libye et par son soutien à l’OTAN. Il a fini sa vie politique en signant un appel pour « sauver l’euro et l’Union européenne » en juin 2013. « La gauche doit se battre pour assurer qu’il n’y aura aucune sortie de la voie de l’intégration européenne » affirmait-il.

S’adapter à l’air du temps, l’expression a donné en allemand un concept valable pour les individus : les « Mitmacher », « ceux qui font avec ».

Lothar Bisky aura été une figure bien représentative de la « gauche européenne ».

PADS – KSCM – KKE… : Hommages à Henri Alleg

Après la disparition d’Henri Alleg, de nombreux messages de condoléances ont été adressés aux communistes algériens et français par des partis communistes du monde entier.
Vous trouverez ci-dessus ceux du Parti communiste de Bohème-Moravie (KSCM), du Parti communiste grec (KKE) ainsi qu’un texte important du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme, PADS, héritier du Parti communiste algérien (dans son organe le Lien.

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