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Faire creuser une tranchée et élever un talus pour empêcher l’installation des caravanes des gens du voyage : décision du nouveau maire (PCF ?) de Magnanville
26 juillet 2014, tiré du blog de Marc Jammet (élu PCF de Mantes-la-Jolie) Le Parisien. Magnanville. Une tranchée pour empêcher l’installation des caravanes
Après les élections municipales, marquées de lourds échecs en France pour le PCF et dans les Yvelines par la perte de la municipalité historique d’Achères, certains, comme le secrétaire départemental, ont essayé de se consoler avec l’élection de Michel Lebouc, « encarté » PCF, à la mairie de Magnanville, 5.900 habitants dans le nord du département.
C’était se cacher que la candidature de Michel Lebouc, sur une liste quasiment sans communistes, était portée par un clan du PS, menée par la députée et conseillère générale, contre un autre. M. Lebouc avait déjà jugé opportun aussi de mener campagne sur le thème de la vidéosurveillance pour « gagner la ville ».
Depuis son élection, il va plus loin dans cette même conception de la politique. Il s’est notamment distingué en se faisant élire vice-président de la communauté de communes, la CAMY, seul à « gauche », en compagnie de 14 collègues de droite. La personnalité de M. Lebouc s’est-elle imposée à la droite ou le président de la CAMY n’a-t-il pas voulu être ingrat après son élection disputée (droite contre droite) ?
Maintenant, M. Lebouc, inspiré peut-être par le centenaire, a fait creuser autour d’un espace vert une tranchée de 50 à 70 cm et élevé un talus correspondant pour rendre le terrain inaccessible aux caravanes des gens du voyage…
Cette grande cohérence a amené le maire de Magnanville à déclarer « mettre sa carte du PCF dans sa poche ». Il vaut mieux ! Même s’il y met sans doute aussi ses indemnités d’élu.
Mélenchon : fausse sortie. Front de gauche : vrai échec pour le PCF et le mouvement social !
EDT pour Vivelepcf, 24 juillet 2014
Mélenchon : fausse sortie. Front de gauche : vrai échec pour le PCF et le mouvement social !
Vivelepcf, 24 juillet 2014
Mélenchon, absent depuis les européennes, a fait sa rentrée politique en annonçant son retrait provisoire. Il veut prendre le temps de se reposer, on le comprend.
De leur côté, les militants ouvriers s’activent à préparer un rude affrontement social et politique pour la rentrée. Mais pour Mélenchon, aucune élection nationale ne pointe d’ici 2017.
Pour mieux se reposer, il pourrait aussi démissionner du Parlement européen et laisser sa place à un élu PCF. Avec ses retraites de ministre et de sénateur, il a assez pour prendre des vacances loin des problèmes des travailleurs.
Dans son interview-bilan à un média marginal « Hexagones », mais largement reprise, Mélenchon constate l’échec du Front de gauche, expérience politique amorcée depuis bientôt six ans et le recrutement de Mélenchon par la direction du PCF en marge du 34ème congrès de notre Parti.
Echec du Front de gauche ? Nous arrivons au même constat, prévisible, mais pas avec le même raisonnement que Mélenchon qui se montre injuste et ingrat avec les fondateurs du Front de gauche.
Il est indiscutable que l’effet Mélenchon n’a tiré le Front de gauche, électoralement et superficiellement que pendant la campagne des présidentielles de 2012. Depuis, Mélenchon a de plus en plus agacé l’opinion publique, surtout les communistes, même les plus accueillants. Les effets de bateleur gauchiste ont vite lassé. Le caractère politicien du jeu de Mélenchon, de son double-jeu est vite ressorti.
Le sénateur, vétéran du PS, qui brusquement se met à attaquer son ancien parti avec virulence, a montré qu’il savait rentrer dans le rang comme lorsqu’il a appelé sans conditions à voter Hollande « comme pour lui-même ». Ses critiques du PS ne sont jamais conséquentes, ni sur le fond, ni dans les actes militants.
Lui qui veut tout révolutionner n’entrevoit d’autre perspective que dans les combines institutionnelles et électoralistes. Il propose tour à tour des alliances à Cohn-Bendit et à Joly, se voit premier ministre de Hollande ou ministre de Montebourg…
Difficile aussi pour Mélenchon d’incarner l’opposition à l’Union européenne du capital, lui qui fut et reste un Maastrichien convaincu et qui ne trouve de modèle dans l’UE que chez le défenseur acharné de l’euro qu’est le dirigeant opportuniste grec Tsipras.
La tactique « front contre front » a aussi logiquement été gravement contre-productive. Mélenchon s’est évertué, jusqu’à la comédie de la législative d’Hénin-Beaumont, à gagner du profit politique dans le « peuple de gauche » en jouant sur l’opposition à la montée du FN. Dans la surenchère des phrases, le politicien, ex-apparatchik du PS, limité dans sa demi-démagogie, s’est vu largement battu par les Lepénistes, dont on peut penser qu’il a même favorisé l’essor électoral. Dans les milieux « politisés » de gauche, il n’a pas gagné grand’chose.
Mélenchon est un acteur principal dans l’échec politique du Front de gauche. Mais l’opération reste pour lui globalement très positive. Elle peut lui permettre d’envisager un maintien et un retour au premier plan rapide, du moins avant 2017.
D’animateur obscur d’un courant du PS englué dans les combines politiciennes de la social-démocratie, Mélenchon s’est hissé, grâce au Front de gauche, au niveau d’un politicien de niveau national. Depuis au moins les présidentielles, il est le détenteur, grâce au PCF de la marque nationale « Front de gauche ».
Accessoirement, le Front de gauche et le PCF lui ont permis de passer personnellement d’une sinécure PS au Sénat à une encore plus confortable sinécure FdG au Parlement européen.
Grâce au Front de gauche encore, il a pu donner un semblant d’existence à un rassemblement hétéroclite et réduit, le « Parti de gauche », qui bénéficie maintenant de quelques élus, de quelques moyens et d’une capacité de faire du bruit disproportionnée par rapport à sa réalité.
Au sein du Front de gauche, Mélenchon a aussi réussi, grâce à la direction du PCF, à paraître beaucoup moins affilié au PS que son partenaire, sur lequel il n’a cessé de prendre l’ascendant politique.
Donc vraiment, Mélenchon a tort de se plaindre et s’il pleure aujourd’hui, c’est conscient des cartes qui lui restent pour demain.
Du côté de la direction du PCF, le bilan du Front de gauche est beaucoup moins positif, c’est le moins que l’on puisse dire.
Le seul projet des dirigeants qui semble réussi, c’est l’aggravation de l’effacement du PCF dans la suite des stratégies de « mutation », « de collectifs antilibéraux » ou de « transformations » imposées aux précédents congrès du Parti. Le discrédit et l’effacement du PCF et de ses positionnements fondamentaux historiques sont encore plus grands aujourd’hui qu’en 2008.
Cette stratégie de la direction du PCF a amené un effondrement du nombre de ses élus. La Parti n’a plus que 7 députés, 1 seul député européen. Il a perdu la moitié de ses conseillers régionaux, un gros quart de ses municipalités etc. C’est un élément structurant qui est scié.
Le Front de gauche a fait payer au PCF le prix le plus fort de la ligne de reniement de sa propre direction. Son incapacité à sortir de la dépendance institutionnelle du PS est ressortie terriblement (et en partie injustement) des attaques de Mélenchon sur les alliances électorales aux municipales notamment à Paris (là, ce n’était pas injuste !).
Le PCF a porté tout le poids de sa conversion de sa direction à l’acceptation de l’UE du capital au nom de son illusoire réorientation, au moment même où le peuple en subit si cruellement la politique relayée en France.
Le Front de gauche a poussé jusqu’à la caricature – ces débats incessants pour des places – l’institutionnalisation du Parti, la prééminence donnée à la recherche de combinaisons dans les institutions sur le rassemblement à partir des luttes. Il a paralysé l’action des militants.
Les dégâts du Front de gauche pour le PCF sont à la hauteur de ses responsabilités dans la création de cet objet politique : primordiaux !
Le bilan du Front de gauche est donc unilatéralement négatif pour les militants communistes, les militants des syndicats révolutionnaires, l’intérêt des travailleurs. Le Front de gauche, signifiant l’étouffement des véritables positions communistes, est en particulier pour beaucoup dans les graves illusions semées avant 2012 et leurs conséquences démobilisatrices aujourd’hui.
Toujours coincé dans les conséquences de sa stratégie, Pierre Laurent propose de combiner un « Front de gauche élargi » avec un « Front du peuple », expression signifiant en fait une demande d’affiliation à certains courant du PS et à EELV pour recréer une illusion à « gauche » d’ici 2017.
Mélenchon s’en régale déjà. Plus le PCF se déconsidère, plus sa démagogie peut prospérer. Il prend des vacances pour mieux préparer ses « coups », aiguiser ses « formules » et ses insultes, pour mieux jouer un rôle dans le nouveau brouillage politicien qui précédera les élections de 2017.
Communistes, Mélenchon, nous souhaitons pour vous une bonne et définitive retraite et nous allons y contribuer !
Au schéma politicien perclus et mortifère tel qu’il est apparu aux élections européennes, s’oppose la perspective d’une nouvelle donne politique que les luttes, notamment celle des cheminots en juin ont dégagée.
Entre les stratégies politiciennes d’ici 2017 et l’action dans les luttes sur des positions de rupture, il faudra faire des choix. Nous avons déjà fait le nôtre.
Bonnes vacances M. Mélenchon ! Profitez bien ! Faites-vous oublier !
Assassinat d’un responsable du Parti communiste d’Ukraine. Répression, bientôt interdiction du PCdU. Exigeons une protestation officielle de la France !
Brève, EDT&DN pour vivelepcf, 24 juillet 2014
On apprend dans un communiqué de presse du Parti communiste d’Ukraine le fait suivant :
Le corps mutilé de Vyacheslav Mikhalovitch Kovshun a été retrouvé mardi 22 juillet gisant dans une mare de sang, avec des marques de blessures au thorax et aux jambes et de blessures par balle. Il a été torturé à mort.
Il se trouvait à un barrage de l’armée ukrainienne près du village de Luzkhi dans l’est du pays.
Vyacheslav Kovshun était responsable de l’organisation du Parti communiste d’Ukraine dans la localité de Glinki et conseiller de la communauté de communes de Kumachovskiy.
Il avait reçu plusieurs menaces anticommunistes à son domicile qu’il n’a pas voulu prendre au sérieux.
Les organisations locales et nationale du CPU ont rendu hommage à leur camarade, âgé de 58 ans, adressé leurs condoléances à sa famille. Elles exigent l’application de la Loi et le lancement de poursuites pénales contre les assassins, ce qui n’a pas encore eu lieu.
On apprend également dans des dépêches de presse internationales que le processus d’interdiction du Parti communiste d’Ukraine s’accélère.
Ce même 22 juillet, selon la radio gouvernementale, la « Rada », chambre des députés, a adopté un changement rétroactif du règlement intérieur destiné à dissoudre le groupe communiste. Le PCdU avait obtenu 13% des voix aux élections de 2012.
Les intimidations et agressions physiques des responsables communistes se multiplient, au sein même de l’Assemblée, venant notamment du Parti néonazi Svoboda, composante du nouveau pouvoir ukrainien.
La dissolution du groupe communiste devrait devenir effective jeudi 23 juillet. Le « président » de la chambre, Turtchinov, s’est réjoui « d’accomplir cette tâche historique » et a déclaré : « il ne reste plus que quelques heures à supporter ce groupe ».
En même temps, les lois sont modifiées pour donner un semblant de légalité à l’interdiction totale du Parti communiste d’Ukraine. Il sera probablement interdit pour « activités anti-ukrainiennes » et soutien aux séparatistes de l’est du pays.
Le prétexte est inventé. Il se trouve que le PCdU a toujours défendu l’unité du pays et une évolution fédéraliste.
Les causes profondes sont à trouver ailleurs, dans le rejet absolu par le nouveau régime de la seule force d’opposition nationale sérieuse et représentative, de la seule force politique qui :
- Condamne le choix de l’action militaire dans l’est du pays.
- Dénonce et combat aussi l’aggravation de la politique de casse sociale et le plan de privatisations, d’ampleur inédite, décidés par le pouvoir.
- Continue à dénoncer l’accord économique avec l’Union européenne et à exiger l’organisation d’un référendum sur son adoption.
- S’oppose résolument au fascisme, a demandé la condamnation des fauteurs du massacre d’Odessa.
Les partis fascistes, qui disposent de toute latitude d’action et de l’impunité, développent une hystérie anticommuniste dans un climat de haine et d’intimidation tout azimut, pour mieux servir cette politique.
Ce qui se passe dans l’ensemble de l’Ukraine est d’une extrême gravité. Communistes français nous adressons notre soutien total et l’expression de notre solidarité à nos camarades ukrainiens. Leur secrétaire général, Petro Symonenko était en visite en juin dernier en France pour expliquer la situation et ses inquiétudes à la direction du PCF.
Aucune tolérance n’est possible devant l’avènement d’une dictature et l’arrivée au pouvoir de groupes fascistes. Les faits sont d’autant plus établis qu’ils sont revendiqués par leurs auteurs.
Aussi, nous appelons les communistes, et par-delà tous les antifascistes et les démocrates, à demander au ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius et au Président de la République, François Hollande,
- d’émettre une protestation internationale solennelle devant les crimes anticommunistes en Ukraine et la présence fasciste dans le gouvernement de ce pays
- d’envisager des sanctions politiques et économiques à l’encontre du régime ukrainien
- d’exclure de mettre à l’ordre du jour du Parlement en France la ratification de l’accord UE/Ukraine, signé, en Ukraine, par des représentants illégitimes.
Cette exigence peut et doit être déclinée localement, par exemple dans les municipalités.
Le fascisme ne passera pas !
Déclaration du Parti communiste d’Israël et du Front Hadash sur la guerre contre Gaza, après la manifestation à Haïfa
20 juillet 2014, traduit et repris par PCF Paris 15, 22 juillet 2014
Le Parti communiste d’Israël et le Front démocratique pour la paix et l’égalité (Hadash) expriment leur colère et leur douleur devant l’attaque criminelle et inhumaine d’Israël contre les populations de Gaza. Nous transmettons notre plus profonde sympathie et notre solidarité aux habitants de Gaza, qu’un gouvernement malfaisant blesse et tue et dont la seule intention est de perpétuer l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens occupés et le siège de Gaza.
Depuis le début de l’offensive, le Parti communiste d’Israël et le Hadash ont organisé et mené de nombreuses manifestations et initiatives contre cette attaque. Ils ont exigé qu’un cessez-le-feu immédiat soit établi et que les populations civiles, palestinienne comme israélienne, soient préservées de ce conflit sanglant. Lors de nos activités et initiatives, nous avons été agressés par les meutes des racistes et des fascistes, sans que la police israélienne intervienne vraiment pour les arrêter. Dans les faits, ces attaques violentes ont été favorisées par le gouvernement néofasciste, qui s’emporte constamment contre toutes les forces démocratiques et progressistes en Israël, en particulier contre le Parti communiste d’Israël et le Hadash et encore davantage contre la population arabo-palestinienne présente dans l’Etat d’Israël.
Samedi 19 juillet 2014, nous étions des centaines à manifester – juifs et arabes confondus – à Haïfa contre l’agression israélienne. Nous avons été agressés physiquement et poursuivis par la meute néo-nazie, certains d’entre nous ont été blessés par des jets de bouteilles ou de pierre. La police a arrêté 13 membres de notre parti, bien que personne d’entre nous n’ait été impliqué dans la moindre action de violence.
Camarades, nous allons continuer ! Nous ne céderons jamais à la violence et à l’intimidation. Gaza : Nous, du Parti communiste et du Hadash, Juifs comme Arabes, nous allons poursuivre notre combat pour la libération du peuple palestinien !
Juifs et Arabes ne sont pas des ennemis mais des camarades, des frères et des sœurs !
Libérez Gaza !
Assez de l’occupation !
Vive la Palestine indépendante !



