Histoire

Hommage à Charles Duquesnoy, Saint-André-en-Barrois Meuse 55

Saint André en Barrois,

Le 26/08/2017,

Hommage rendu à l’occasion du stage de formation d’été organisé par les initiateurs du texte alternatif n°4 lors du 37ème congrès.

Écrit et lu par Alain Girard.

Juillet 1940, le Nord Pas de calais devient la Zone interdite et se trouve rattachée au commandement allemand de Bruxelles.

Dans la même période, en Alsace Lorraine, la frontière de 1871 est rétablie, la Lorraine est coupée en 2. La Moselle est rattachée au territoire de Sarre Palatinat, c’est l’annexion. Les richesses industrielles et minières, comme celles du Nord, expliquent évidemment la place accordée par le pouvoir nazi dans le cadre du Reich millénaire.

Pour tenir en mains la Lorraine française, un préfet collabo, fervent anti communiste, Jean Schmidt qui déploiera tout son zèle dans les départements demeurés français mais constituant la Zone réservée, il déclarera « cette amputation doit être acceptée par le patient et exécutée vite pour ne pas être recommencée ou étendue ». Tout était dit.

3 Corps d’armées allemands occupent la Meurthe et Moselle particulièrement dévastée par les combats.

 Dans le Nord Pas de calais c’est le Préfet Fernand Carles qui officie avec le même engouement.

A l’évocation de ces régions,  ces particularités : industries et agriculture et de fait, c’est à un mouvement syndical puissant, un Parti Communiste français et ses militants très actifs et structuré que se trouve confronté le pouvoir nazi et ses sbires français et autres fidèles serviteurs de cette classe bourgeoise qui avait choisi Hitler plutôt que le front populaire, choix de caste, de classe, choix de la trahison.

La Meuse demeure le point faible de par sa très faible industrialisation et son isolement géographique, la résistance connaît de nombreuses difficultés, cependant dans ce territoire différents mouvements émergent : essentiellement  de ce qui allait devenir la mouvance gaulliste et celle des communistes.

La faiblesse organisationnelle du PCF, de ses effectifs, une répression féroce, active et efficace parviennent à quasiment liquider toute notre organisation dans ce département.

Cependant dans les environs, le groupe de Giovanni Paci, communiste, sabote la centrale électrique qui alimente le haut fourneau d’Auboué,  c’est avec l’appui de la préfecture de Pétain que le groupe est démantelé, des otages exécutés. Le groupe Marcel Simon, ouvrier chaudronnier communiste, prend la relève,  les sabotages contre l’appareil de production sont spectaculaires.

La résistance, de fait, se militarise, la lutte armée se dessine.

Juillet 1941, le groupe Mario, communiste, en Moselle, met en place les premiers groupes de combat, les dépôts d’armes, l’aide au passage des réfractaires et toujours les sabotages. 2000 membres, l’hiver 1943-1944, le groupe est quasiment anéanti, 752 camarades sont arrêtés.

Si les mineurs du Nord Pas de Calais ont mené au bout la grève et la terminent en réclamant des armes,  sans oublier les grèves qui touchent des usines  du Nord, mouvement animé par les femmes du textile essentiellement,  au prix d’une répression d’une sauvagerie sans nom, en Lorraine, la classe ouvrière paie également le prix. Sur les 752 arrêtés, 57% sont des ouvriers d’usine, 22% des mineurs (charbon et fer), 11% des cheminots et parmi eux, une centaine de camarades  italiens et une cinquantaine de camarades polonais.

Oui, Lorraine et Nord Pas de Calais, la lutte pour la Libération nationale et au-delà pour nombre d’entre eux, le combat pour une société débarrassée des antagonismes de classe, cette lutte est celle de la classe ouvrière et de ses éléments les plus conscients, les plus avancés.

Dès lors, la Meuse voit une répression terrible, le PCF est en voie de disparition, avant guerre, il ne recueille que 3% des voix, ses dirigeants sont tous tombés les 21 et 23 juin 1941 et seront internés au camp de Compiègne, vous imaginez ce qu’ils sont devenus et pourtant le Maquis d’Argonne tient bon.

Le maquis regroupe 1080 combattants, parmi eux 250 étrangers, polonais mais également soviétiques, évadés des mines de fer où ils ont été déportés.

Alors que s’approche le 100ème anniversaire de la révolution d’Octobre 17, nous pouvons aujourd’hui rendre hommage aux Groupe Stalingrad du maquis d’Argonne, 37 évadés des camps lorrains, 37 soldats de l’Armée rouge. Hommage au groupe Tchapaiev, encore du Maquis d’Argonne dont la mémoire est aujourd’hui enfouie dans un silence étonnant…

Nos camarades de la cgt Meuse ont initié le rappel à la mémoire ouvrière, ici même, l’an passé et le feront à nouveau cette année.

Autre hommage et là, il faut aller lire la presse russe, comment ne pas saluer ces femmes héroïques, le mot reste si faible.

1er Mai 1944, Thil, mine de fer, à 90 kms d’ici, 37 femmes, toutes originaires des Républiques d’Union soviétique, déportées là, défilent, elle ont fabriqué en cachette leur drapeau rouge, elle portent au front des foulards de la même couleur. Du train qui les amène sur le lieu d’esclavage, elles osent marcher jusqu’à la mine en chantant notre chant, notre Internationale.

Honneur aux 37 femmes du détachement Rodina, qui, en pleine nuit, finissent par s’évader, marchent 90 kms et rejoignent… Le maquis d’Argonne où elles exigeront de participer aux combats.

Pendant ce temps, décapitée, la direction de la Résistance communiste se réorganise, Charles Duquesnoy et 9 autres camarades ont rejoint la Meuse pour rétablir l’organisation du parti.

Venus du Pas de calais, les 10, vous l’aurez deviné, sont tous des ouvriers, des mineurs, comme leurs frères de combat en Lorraine, le charbon, le Fer.

 Ils sont  les FTPF.

On pourrait dire ici, pour reprendre un chef d’œuvre de la littérature soviétique, que chez nous, c’est avec eux, par eux, que « L’acier fut trempé ».

Belgique, Allemagne, Luxembourg, les 3 frontières de proximité de cette Meuse qui nous accueille ces jours ci. 3 nations où, là également, la Résistance communiste fut déterminante.

Nos camarades venus de Belgique et du Luxembourg en savent quelque chose !

Charles Duquesnoy, mineur ouvrier, tombe ici, il a combattu aux côtés de Catherine Varlin, chargée d’organiser les évadés soviétiques, future journaliste de L’Humanité, alors organe central de notre parti.

Charles Duquesnoy, devait-il demeurer dans les tréfonds de l’Histoire, comme désormais dans bien trop d’endroits, la mémoire s’efface, est gommée, volontairement, sciemment.

En cet instant, celui  qui devrait être celui de la minute de silence , je vous demande de fermer les yeux, quelques instants, et d’entendre :

Guy Moquet, mort au combat

Danielle Casanova, morte au combat

Gabriel Péri, mort au combat

Eusébio Ferrari, mort au combat

Hersz Pawlowski, mort au combat

Manoukian et ceux de l’Affiche rouge, morts au combat

Olga Bancic, morte au combat

Georges Politzer, mort au combat

Emilienne Mopty, morte au combat

Pierre Semard, mort au combat

 Colonel fabien, mort au combat

Joseph Epstein, mort au combat

Vous les avez revus, j’en suis certain, notre Histoire, celle  qui nous a été transmise fait ce que nous sommes : des communistes.

ET désormais nous pouvons ajouter  , Charles Duquesnoy et  ceux du maquis d’Argonne.

Nous sommes les descendants du Parti des Fusillés, nous en sommes le prolongement, les reconstructeurs dirait la presse. Notre combat est celui de celles et ceux qui n’acceptent pas que, devenus ignorants de notre propre passé, nous nous condamnerions à le revivre.

Nous sommes là, avec nos drapeaux rouges, comme celui des 37 femmes soviétiques, comme celui des soldats de l’Armée rouge enterrés à Valleroy en Meurthe et Moselle, morts en esclavage.

 Il y a quelques jours, autres anniversaires, Hiroshima, Nagasaki, folie meurtrière d’un Etat qui en 2017, envisage de bombarder le monde, de la Corée du Nord au Vénézuela et que dire de l’Irak, de la Libye, de la Syrie, que dire de ce nouvel impérialisme  qui se voit s’accoupler à leur Union Européenne, celle-ci amarrée à un Donald Trump, pas bien pire que ces prédécesseurs qui cependant lessivent leurs conscience, faudrait il oublier que sous Obama, sous Clinton et sous Bush, père et fils, Mumia pourrit toujours en prison, comme des milliers de ses frères.

Le capitalisme c’est la guerre, l’impérialisme c’est la fin de tout. Alliés de  toujours contre les peuples, ennemis de demain pour les profits et les tranchées pour qui ? Verdun , c’est à 20  kms d’ici.

Le 23 septembre, dans toute la France, il s’agira de porter le combat pour la paix, pour le désarmement nucléaire, à commencer par chez nous, pour s’opposer à ces « opérations extérieures » au relent colonialiste et de pillages, pour porter l’exigence immédiate de la sortie de la France de l’Otan, cette arme de destruction massive.

Nous avons ce devoir de connaître, de transmettre ce qui fait notre raison d’être : Résister et Vaincre.

Nous ignorons tout ou presque, des 10 du Pas de calais, nous savons que Charles Duquesnoy avait 22 ans, à quoi rêvait-il à 22 ans, à quoi rêvions-nous ou rêvons-nous à cet âge ?

A quoi rêvait sa petite fille, sa femme qui accouchera de leur second enfant en étant veuve ?

Charles Duquesnoy a, aujourd’hui, repris sa place dans notre Histoire, nous ignorons bien sûr ce qu’il aurait pensé de nos jours alors, contentons-nous d’être fidèles à ce qui l’a amené au sacrifice ultime :

LE SOCIALISME POUR LA FRANCE !

Noël de chômage ! Noël de misère ! Lutte des classes ! – P. Vaillant-Couturier, édito de l’Huma du 25/12:1934

Nous reproduisons l’éditorial de Paul Vaillant-Couturier de l’Humanité du 25 décembre 1934. Des voix comparent les politiques prônées par Fillon, dans la continuité de l’austérité de Hollande et Valls, à la politique « déflationniste » des politiciens face à la crise économique des années 30. Mêmes remèdes empoisonnés, mêmes conséquences. 

Noël de chômage ! Noël de misère ! Lutte des classes !

Noël de chômage ! Noël de misère ! Noël des enfants sans cheminée et des enfants sans souliers…

Le capitalisme et les politiciens à son service viennent, en une année, de donner toute la mesure de leur malfaisance.

Les « sauveurs » du 6 février inscrivent cette année à leur bilan 100.000 chômeurs « reconnus » de plus qu’à la Noël dernière…

Tous les remèdes se sont révélés inefficaces, toutes les expériences ont été des faillites. Le préfascisme a déjà montré ce qu’apporterait le fascisme.

La misère a frappé à de nouvelles portes. Les classes moyennes ont été ravagées. Le petit commerçant a été saisi, le petit fermier a été vendu, le vieillard a vu sa pension diminuée, l’ancien combattant a vu tomber un pas de la « dette sacrée » qui lui reste due.

Le fonctionnaire a rejoint l’ouvrier et l’employé frappés dans leurs salaires. On a fait des économies sur les rations des soldats, l’instruction des enfants et les secours aux malades au profit des munitionnaires…

Une politique conséquente de classe, avide de profits a réduit à la sous-consommation devant des greniers pleins et des celliers bondés les masses laborieuses. La famine a ravagé les colonies et les balles de la répression ont répondu aux ventres qui criaient.

Au moment où Citroën jetait 18.000 ouvriers à la rue, Flandin a jugé politique et prudent d’offrir à quelques milliers d’enfants de chômeurs, sous la surveillance d’une nuée d’inspecteurs de police, des « cadeaux de Noël » – trois bouts de sucre, deux chaussettes et un dé à coudre de confiture dans un très grand carton – qui sont une insultante dérision à leur détresse.

La nuit passée et ce soir, cependant, dans les quartiers riches, des sommes énormes ont été et seront dépensées… Certains réveillons représentent une somme qui aurait permis à toute une famille de chômeurs de vivre pendant un mois…

Les chômeurs – 2 millions et demi pour 400.000 inscrits – n’ont pas réveillonné, les chômeurs n’auront pas de repas de Noël. Les chômeurs, las d’user leurs souliers à la recherche d’un travail qui les fuit, sont restés étendus sous ce qui leur reste de couvertures et ont demandé au sommeil de clamer leur faim, leur froid et leur tristesse.

Et leur réveil de Noël leur a apporté le même angoissant problème pour eux et leurs petits : mangers…

L’image de la joie et des bombances de leurs exploiteurs doit être pour eux un nouveau levier vers l’action.

Que les ouvriers, provisoirement encore au travail, s’unissent à eux pour les aider à faire triompher leurs revendications et que les chômeurs épaulent les ouvriers dans la défense de leurs salaires.

A ce Noël de collaboration de classes que ce gouvernement voulait réaliser pour masquer ses responsabilités dans la misère des masses, qu’ils répondent par un Noël de classe, un Noël de colère.

En vérité, l’on ne peut s’empêcher de penser – quand on a fait la guerre et qu’on voit ce Noël de crise – à ce qu’étaient nos Noëls des tranchées quand, de part et d’autre des fils de fer, des peuples entiers de jeunes hommes, enterrés dans la boue, sous les fusées et les marmites, recevaient la charité du colis de Noël avec sa tablette de chocolat pour cinq et son cigare pour deux, tandis qu’à l’arrière les bénéficiaires du massacre s’empiffraient joyeusement à coup de louis gagnés sur les morts…

Noël de guerre… Noël de crise…

Encore et toujours l’impitoyable lutte des classes !

P. VAILLANT-COUTURIER.

37e Congrès – Texte Alternatif – Conclusion: Préparer le centenaire de 1917 et 1920

37ème congrès du PCF – Texte alternatif  » PCF: Reconstruisons le parti de classe! Priorité au rassemblement dans les luttes ».

Lien vers la page de présentation du texteLien vers le texte intégral en PCF

CONCLUSION: Préparer le centenaire de 1917 et 1920

L’histoire du PCF fait partie de l’histoire du pays et imprègne profondément ses traditions de lutte.  Nous en sommes fiers.

Elle est un enjeu de lutte idéologique en elle-même. On se souvient de la tentative de récupération et de « décommunisation » de la mémoire de Guy Môcquet et de la résistance communiste par Sarkozy.

Militants, nous entendons souvent des patrons ou des DRH nous dire qu’ils avaient un grand parent communiste. Comme un courant de sociologues spontanés, ils nous expliquent volontiers que le parti a permis l’ascension sociale de certains ouvriers pendant les « trente glorieuses », que ça avait été bien, mais que cela correspondait plus à une situation individuelle, dans un cadre historique révolu, qu’à un engagement révolutionnaire… Quel révisionnisme !

Cette année, on fête le 80ème anniversaire du Front Populaire. Certains prétendent placer sous ces auspices leurs initiatives de recomposition politique « à gauche » ou « à la gauche de la gauche », dont notamment les primaires. Imagine-t-on Cécile Duflot ou Arnaud Montebourg à la place de Blum ? Qui à la place de Maurice Thorez ? Et que donnerait la photo ?

Ce que l’on met moins en avant à propos du Front populaire, c’est que l’initiative d’une unité antifasciste revient au parti communiste, que le Parti et son formidable essor sont le moteur des luttes ouvrières à l’origine des grandes conquêtes sociales de 36. De son côté, Blum affichait sa loyauté aux possédants, abandonnait les Républicains espagnols. La majorité des parlementaires du Front populaire socialistes et radicaux – pas Blum – allaient voter les pleins pouvoirs à Pétain…

Le patronat cible ouvertement les conquêtes de la Libération issues du Programme du Conseil national de la Résistance. Communistes, leur défense, celles des grands monopoles publics nationalisés, sortis des « grandes féodalités économiques », celle de la Sécurité sociale sont une de nos priorités. Mais, sauf le respect que l’on doit aux représentants des autres courants de la Résistance, nous ne pouvons pas laisser dire aujourd’hui que le programme du CNR est issu d’une alliance nationale. Comme nous ne pouvons pas laisser dire que la paternité de la Sécurité sociale reviendrait à De Gaulle et non au Parti communiste, à la CGT et en particulier à Ambroise Croizat ! Non, le programme du CNR est issu du rapport de classe existant à la Libération, alors que la bourgeoisie, en tant que la classe, s’était discréditée dans la collaboration et était momentanément très affaiblie et le PCF à la tête de la classe ouvrière, seule résistante en tant que classe, était très renforcé.

Il y a deux événements historiques dont personne ne disputera au PCF la commémoration : le centenaire de la Révolution d’Octobre et le centenaire de la fondation de notre parti au Congrès de Tours en 1920.

 La direction du Parti depuis la Mutation 1993 a fait acte de repentance pour 1917 par la voix de Robert Hue. En 2008, Marie-George Buffet reniait à peu près tout le contenu du Congrès de Tours et déclarait: « Nous sommes au 21ème siècle, le monde a changé, les modèles se sont écroulés. Aussi, dans cette belle ville de Tours, si nous ne retenions de son célèbre congrès qu’une seule chose : le formidable espoir, cette énorme volonté politique de la part de nos camarades de construire une société meilleure. »

Nous ne partageons pas ces positions de reniement. Nous continuons à penser que la Révolution d’Octobre est féconde. Nous continuons à penser que la création, à l’appel de Lénine, des partis communistes, suivant le nom du Manifeste de Marx et Engels, prolongeant l’expérience inaboutie de la Commune de Paris, la constitution d’un parti de type nouveau, réellement un parti de classe, en rupture avec la collaboration de classe de la social-démocratie, restent d’actualité dans une perspective révolutionnaire.

Libres à des dirigeants actuels du PCF de penser le contraire. Mais nous leur faisons observer que l’identité du PCF se confond définitivement avec son histoire et sa naissance. Garder le nom « PCF », mais renier le principal de ce qu’il représente dans le pays, c’est se condamner à disparaître. C’est ce que nous constatons, durement, non spécialement depuis 1989, mais depuis 1997 et le congrès de Martigues de 2000.

Se renier et disparaître, ce n’est pas notre choix. Assumer, même de façon impitoyablement critique notre histoire, pour la poursuivre, si !

Aussi, nous proposons que le 37ème congrès du PCF lance, à l’occasion du centenaire de la Révolution d’Octobre, une vaste commémoration, des rencontres nationales, non pas un colloque d’historiens choisis, mais une mise en débat général dans le Parti et au-delà de l’héritage et de l’actualité de 1917.

Un politicien socialiste, Jean-Marie Le Guen, a prédit, goguenard, que le PCF ne fêterait pas son 100ème anniversaire. Nous l’assurons du contraire.

 

Nous pensons que les travailleurs, notre peuple ont besoin du Parti communiste français.

Nous savons que le besoin ne suffit pas à l’existence du PCF.

Le PCF doit donner la priorité au rassemblement dans les luttes et redevenir un parti de classe

Notre texte est un appel à faire vivre, à renforcer, à reconstruire le PCF

Hommage au patriote communiste franco-syrien Antoine HAJJE, exécuté par les nazis le 20 septembre 1941

4 Mars 2016 , Rédigé par PCF – Section Paris 15ème Publié dans #Histoire – Notre mémoire

L’actualité appelle au souvenir de l’avocat communiste Antoine HAJJE (1904-1941), fusillé par les nazis le 21 septembre 1941 au Mont Valérien. Régulièrement, nous lui rendons hommage, parmi tant d’autres héros communistes, morts en martyrs sous l’Occupation et dans la Résistance. Une toute petite rue porte son nom dans le 15ème arrondissement de Paris.

Avec notamment ses confrères Georges Pitard et Michel Rolnikas, exécutés en même temps que lui, il a essayé de défendre jusqu’au bout, en tant qu’avocat, dans le peu de légalité qui pouvait encore exister, les militants communistes, les résistants de la première heure avant leur propre arrestation le 25 juin 1941.

Il se trouve qu’Antoine HAJJE était, sinon « binational », syrien naturalisé français en 1925. La Syrie, englobant le Liban, était alors sous mandat français. Antoine HAJJE rejoint le PCF en 1932. Il aide déjà le Secours Rouge International (SRI).

Patriote syrien, en lien avec le PCF, la CGTU et le SRI, il contribue à combattre l’impérialisme français et ses relais locaux en Syrie. Il participe à la constitution d’un parti de défense des syndicats syriens. Il ramène de son voyage là-bas en 1932 une série d’articles pour l’Humanité (voir ci-dessous « Comment en Syrie, on assassine les travailleurs »).

Patriote français, il meurt sous les balles de l’envahisseur nazi après avoir écrit au bâtonnier : «Nous allons à la mort satisfaits d’avoir, en toutes circonstances, accompli notre devoir, tout notre devoir (…). Nous mourons prématurément mais c’est pour la France. Nous en sommes fiers. Je dis adieu à une profession que j’ai aimée ; j’aurai été jusqu’à la fin le défenseur de la dignité humaine et de la vérité ».

Un exemple de militant internationaliste.

PCF Paris 15, 2 mars 2016

« COMMENT, EN SYRIE ON ASSASSINE LES TRAVAILLEURS »par Antoine HAJJE, article paru dans l’Humanité du 24 décembre 1932

« En Syrie, l’impérialisme a quotidiennement recours à l’illégalité et au crime, C’est le dernier argument de l’injustice sociale et de la raison d’Etat. (Lire la suite…)