Politique étrangère

Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, militant pour les droits des prisonniers et du peuple palestiniens, a été arbitrairement arrêté le 23 août par les autorités israéliennes. Celles-ci n’ont pas donné publiquement de motif à cette détention administrative. Il n’y a eu ni inculpation, ni procès.

On se souvient que Salah Hamouri a déjà été détenu injustement 7 années dans les geôles israéliennes.

A nouveau, la mobilisation sa libération se développe en Palestine, parmi les progressistes israéliens dont nos camarades du Parti communiste (Maki) et en France où de nombreuses organisations du PCF et du MJCF s’impliquent.

Jusqu’à présent, la justice israélienne invente de nouvelles arguties pour retenir Salah Hamouri en prison et les autorités françaises restent indifférentes à la situation de notre compatriote. Le cas de Salah Hamouri teste le niveau d’alignement des autorités françaises sur la politique oppressive et colonialiste d’Israël. Faisons grandir la protestation !

Nous reproduisons ci-dessous l’appel et la pétition pour la libération de Salah Hamouri, en direction respectivement du procureur israélien et de Macron, initiés par l’association palestinienne Addameer où il milite (avec coordonnées et lien pour s’y associer).

« Solidarité internationale PCF – vivelepcf » 8 septembre 2017.

Appel à action : exigez que les responsables israéliens libèrent immédiatement Salah Hamouri

Par Addameer

07.09.2017 – Ce qui semble être la dernière audience d’appel pour Salah Hamouri aura lieu le mardi 12 septembre devant la Cour suprême israélienne. Ce n’est pas notre équipe juridique qui a interjeté cet appel mais le procureur israélien, qui cherche à rétablir l’ordre de détention administrative de Salah de 6 mois initialement rendu le 29 août 2017.
Il n’y a pas d’autre possibilité. De toute façon, Salah fera au moins trois mois de prison, avec la menace qu’un ordre de détention administrative lui soit imposé à la fin de l’exécution de la sentence.

L’appel représente donc une tentative du procureur de l’Etat israélien de maintenir la capacité de requérir des ordres de détention administrative contre des personnes qui devraient être jugées en vertu du droit civil israélien. En tant que résident de Jérusalem, M. Hamouri jouit de certains droits et la détention administrative est un affront à toute forme de procédure équitable.

L’ordre officiel de détention administrative de Salah doit être signé et approuvé par le ministre israélien de la Guerre Avigdor Lieberman. En tant que tel, nous appelons nos partisans et ceux de Salah à agir d’urgence pour demander la libération immédiate de Salah Hamouri.

Tous nos soutiens internationaux, et en particulier les amis de Salah en France, nous ont demandé comment ils pouvaient aider de si loin. En réponse à ces demandes, voici notre stratégie. Il nous faut nous assurer que l’attention internationale reste sur l’affaire de Salah et que les organes décisionnels soient conscients de son importance pour tant de personnes.

Nous demandons donc à tous nos soutiens de téléphoner au moins une fois au bureau du ministère de la Guerre, Avigdor Lieberman, au moins une fois au bureau du Procureur général, Shai Nitzan, ou de leur envoyer un email sur le cas de Salah.

Dans votre appel téléphonique, dites-leur que vous appelez sur l’affaire de Salah Hamouri, défenseur des droits de l’homme, dont l’audience d’appel aura lieu devant la cour suprême le 12 septembre 2017. Dites-leur que vous pensez que la requête du procureur de l’Etat pour un ordre de détention administrative ne recouvre aucune équité, ni justice, qui pourrait exister dans le système juridique israélien. Soyez polis et concis. Nous voulons être sûrs qu’ils ne peuvent nous ignorer.

Attention, si vous donnez votre nom, il est vraisemblable que vous serez inscrits sur la liste qui vous interdit d’entrer en Palestine.

Si vous n’avez pas encore signé la pétition, vous pouvez le faire à ce lien et nous écrire pour nous dire comment s’est passé votre coup de téléphone ou si vous avez reçu une réponse à votre email.

Merci encore pour tout le soutien à Salah, et aux défenseurs des droits de l’homme en Palestine.

Les coordonnées sont :

Bureau d’Avigdor Lieberman
Ministre de la Défense (Guerre)
Tél. : Tél: +972 2 6753231
aliberman@knesset.gov.il

Bureau de Shai Nitzan
Procureur de l’État
Tel: +972 2 6466868
state-attorney@justice.gov.il

PETITION A EMMANUEL MACRON, initiée par l’association ADDAMEER

SIGNER EN LIGNE

Demande de libération immédiate pour le défenseur des droits de l’homme Salah Hamouri

Salah Hamouri, ancien prisonnier franco-palestinien, chercheur pour l’association Addameer et représentant des droits des prisonniers palestiniens a été arrêté par les forces d’occupation israéliennes, lors d’un raid de nuit, à son domicile de Kufr Aqab, ce mercredi 23 août. M. Hamouri a ensuite été emmené au centre d’interrogatoires Al-Moskobyeh (quartier russe) qui a décidé de prolonger sa détention et les interrogatoires jusqu’au dimanche 27 août.

Salah Hamouri, 32 ans, est un binational franco-palestinien, ancien prisonnier palestinien des prisons israéliennes. Il a été libéré lors de l’échange de prisonniers de Wafa al-Ahrar, après avoir passé 7 ans dans les prisons de l’occupation israélienne. En plus de cela, il a été interdit d’entrer en Cisjordanie par un ordre militaire israélien jusque septembre 2016 et sa femme, Elsa Lefort est aujourd’hui empêchée de se rendre en Palestine.

En tant qu’avocat et représentant légal de l’association Addameer, Salah Hamouri accomplit au quotidien un travail de plaidoyer pour les droits et la liberté des prisonniers palestiniens et du peuple palestinien.

Par cette pétition, l’association Addameer de soutien aux prisonniers et aux droits de l’homme vous demande d’agir immédiatement contre les attaques répétées qui ciblent Salah Hamouri, attaques constitutives du harcèlement continu contre les défenseurs palestiniens des droits de l’homme et les organisations de la société civile ; sachant que cette arrestation a lieu dans un contexte permanent de campagnes d’arrestations par les Israéliens.

Cette pétition sera remise à Emmanuel Macron, au Conseil de l’UE, au Parlement européen

Le PC de Grande-Bretagne à propos des élections anticipées prévues le 8 juin : « se débarrasser des Conservateurs ! »

Déclaration du Parti communiste de Grande-Bretagne, 18 avril 2017, traduction ML pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf ».

Le Parti communiste n’est pas totalement surpris par l’annonce de la tenue d’élections générales anticipées le 8 juin. Il n’a jamais pris au mot les dirigeants conservateurs. Il sait que la loi adoptée [en 2011] prévoyant des mandatures à « durée déterminée » est une tromperie.

Theresa May cherche à obtenir un mandat pour poursuivre un programme, sur cinq ans, de politiques néolibérales comprenant plus d’austérité, de privatisations, de militarisme et de guerre en alliance avec les Etats-Unis et l’OTAN.

Son courant dans la direction du Parti conservateur – qui a majoritairement fait campagne pour le maintien dans l’UE – veut obtenir un accord sur le commerce et l’investissement avec l’UE sur la base de la plupart des règles du Marché unique européen. La Commission européenne approuve cette démarche et ne cache guère son soutien à l’annonce d’élections anticipées.

Un autre courant de la direction du Parti conservateur veut que la Grande-Bretagne retrouve un contrôle total sur les politiques commerciales, migratoires et fiscales, sans plus aucune contribution au budget de l’UE.

Une large majorité à Westminster devrait permettre au courant de May d’imposer son calendrier en se passant de ses dissidents anti-UE les plus intransigeants.

Cela pourrait également renforcer sa position, du moins à court terme, face à la montée de l’opposition à plusieurs de ses orientations politiques intérieures, comme la réintroduction des « grammar schools » (et donc des « secondary moderns ») [rétablissement d’une sélection à l’entrée dans l’enseignement secondaire, un peu équivalente aux projets de suppression du collège unique en France – NdT], la privatisation du Service national de santé, de nouvelles coupes dans les services publics et les allocations sociales et encore davantage de réductions d’impôts pour les plus riches et le capital.

Les deux courants du Parti conservateurs partagent la vision de May d’une Grande-Bretagne, paradis fiscal, pays de bas-salaires, déréglementé, privatisé, hostile aux syndicats. Tous les deux, ils soutiennent les accords économiques néolibéraux avec les Etats-Unis, la Turquie, le Japon et d’autres pays.

C’est pourquoi il est essentiel d’obtenir une victoire travailliste le 8 juin et d’ouvrir la voie à un gouvernement dirigé par Jeremy Corbyn pour conduire des politiques de gauche, progressistes sur de nombreuses questions intérieures et internationales.

C’est précisément parce qu’elle redoute une telle perspective que la classe dirigeante ne veut pas laisser trois ans – même pas trois mois – au Parti travailliste pour reconstruire l’unité du parti et pour adopter une ligne politique tournée vers le peuple, notamment en Ecosse.

Les libertés nouvelles données par la sortie de l’UE et du Marché unique pourraient permettre à la direction travailliste d’adopter des orientations politiques clés pour reconstruire la base industrielle de Grande-Bretagne, défendre et étendre les services publics, promouvoir le développement régional, diminuer ou supprimer la TVA, renforcer nos syndicats et en finir avec la surexploitation de la main-d’œuvre  immigrée.

Il y a besoin d’un gouvernement travailliste qui ne brade pas ces libertés potentielles dans des négociations commerciales avec l’UE.

C’est pourquoi le Parti communiste exhorte la classe ouvrière et les peuples de Grande-Bretagne à se saisir de l’opportunité du 8 juin pour se débarrasser des Conservateurs. Non au pessimisme et au défaitisme ! Oui à une victoire du mouvement ouvrier, au progrès et à la paix !

Elections aux USA: débat dans le 15ème – INVITATION

Rencontres de la revue CAHIERS COMMUNISTES, avec le concours du site internet « Solidarité internationale PCF ».

 

Elections américaines 2016 : La crise de la démocratie bourgeoise US, reflet de l’aggravation de la crise globale du capitalisme ? Conséquences pour le monde, état et perspectives du mouvement ouvrier américain.

 

DEBAT PUBLIC, mercredi 5 octobre 2016, à 18h30, au 61 rue Violet (métros Emile-Zola ou La-Motte-Piquet) Interviendrons :

  • Roger KEERAN, historien marxiste américain (auteur notamment de « Le socialisme trahi, les causes de la chute de l’Union soviétique », publié en français aux éditions Delga).
  • Andrew EISENHAUER, enseignant américain en France
  • Russel YATES, militant communiste américano-français
  • Emmanuel DANG TRAN, membre du Conseil national du PCF, corédacteur de la motion du 37ème congrès, « Reconstruisons le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ».

Le système politique américain présente, depuis des décennies, une caricature de la stérilité et de l’imposture de la « démocratie » bourgeoise : alternance entre deux partis aux positions fondamentales similaires, abstention massive des travailleurs, politique spectacle. Au moment où la campagne des présidentielles en France rejoint ce bas niveau (ex : primaires), ce système semble montrer des signes de craquement aux Etats-Unis. De façon très différente, les résultats de Bernie Sanders aux primaires démocrates, sur un discours social-démocrate, et la victoire aux primaires républicaines de Donald Trump, populiste aux positions incongrues, traduisent une aspiration nouvelle au changement politique. Nous y voyons un effet de l’aggravation de la crise globale du capitalisme dans ce qui reste sa première puissance. La paupérisation des travailleurs américains s’accélère durement. Loin de se résorber, les tensions raciales et communautaires s’accentuent. Relativement affaibli dans le monde, l’impérialisme américain se précipite dans une nouvelle surenchère agressive, commerciale et militaire, notamment au Moyen-Orient, aux conséquences également lourdes sur la population américaine.Pour autant, le début de crise politique ne laisse pas entrevoir d’issue progressiste, comme si les rôles avaient été partagés entre Clinton, Trump et Sanders. Le milliardaire Trump déstabilise un peu l’establishment sur certains points mais ne conteste nullement le système. Il fait craindre, aussi bien si Clinton est élue, un durcissement répressif du régime. De son côté, Sanders a rallié, comme l’ex-président George Bush senior, la représentante de Wall Street et des « faucons » fauteurs de guerre qui paraît en situation d’aggraver encore le cours actuel.Dans notre débat, nous souhaitons approfondir et confronter ce début d’analyse, informer sur l’état des résistances et de l’organisation de la classe ouvrière aux Etats-Unis, mesurer les conséquences pour le monde et la France de la campagne et du résultat des élections américaines. Les interventions seront prononcées en français et en anglais avec traduction.

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Renseignements : pcfparis15@orange.fr

37e Congrès – Texte Alternatif – IV: Retrouvons notre engagement total contre l’impérialisme et pour la paix

37ème congrès du PCF – Texte alternatif  » PCF: Reconstruisons le parti de classe! Priorité au rassemblement dans les luttes ».

Lien vers la page de présentation du texteLien vers le texte intégral en PCF

IV – Retrouvons notre engagement total contre l’impérialisme et pour la paix


Le capitalisme mondialisé,  c’est la guerre

Au plan international, nous assistons à une effrayante montée des périls. La fin de la « guerre froide » était censée ouvrir une période de détente et de désarmement. Le contraire se produit avec la multiplication des foyers de guerre et des risques d’embrasement régionaux voire mondiaux. Les dépenses d’armement, notamment celles des États-Unis, de la Chine ou de la France s’envolent. Nous analysons tout cela comme le résultat de la nouvelle étape de la mondialisation capitaliste et de l’exacerbation des oppositions inter-impérialistes, notamment avec l’émergence de nouvelles puissances mondiales et régionales. La concurrence pour le contrôle des marchés, des matières premières, y compris l’alimentation, bat son plein.

Notamment depuis le 11 septembre 2001, les stratèges américains appliquent la théorie de la guerre permanente. Outre ses objectifs impérialistes directs, elle vise également à nourrir leur puissant lobby militaro-industriel. Elle rentre dans la logique du développement de grandes peurs collectives, pour écraser la contestation politique et sociale du système capitaliste par un renforcement de l’appareil répressif, par un embrigadement idéologique des peuples.

Les impérialismes européens, dont les intérêts ne concordent pas exactement, s’intègrent globalement, comme alliés dans l’OTAN, dans la politique américaine, participant à ces guerres, prenant à leur charge les expéditions en Libye et en Afrique subsaharienne. Les puissances de l’UE et les États-Unis ont collaboré au coup d’État et au déclenchement de la guerre en Ukraine, facteur grave de déstabilisation du continent européen. Pour autant, leurs intérêts principaux ne semblent pas coïncider entièrement, les États-Unis semblant chercher plutôt à juguler la puissance russe, les États européens et singulièrement l’Allemagne à disposer en Ukraine d’une base arrière de main d’œuvre et de délocalisation au moyen de l’accord d’association avec l’UE. La dénonciation de cette ingérence et de cet accord, le refus du régime de Kiev qui plonge le pays dans la faillite, le chaos et le fascisme, sont des priorités pour notre Parti.

A ce congrès, nous en sommes encore à pousser notre réflexion sur la nature du régime russe. La Russie de Poutine suit incontestablement une politique d’affirmation, y compris agressive, de puissance nationaliste. Pour autant, l’économie russe en pleine décadence, dilapidant ses matières premières et ce qui reste des acquis du socialisme, sans réellement de bourgeoisie avide de marchés et d’expansion, ne rentre pas dans la caractérisation de l’impérialisme. Le régime autoritaire de Poutine, érigé en modèle par une partie de la droite et de l’extrême-droite française ne suscite en rien notre sympathie, pas davantage avec sa pratique de détournement de certains symboles de l’URSS.

La Chine, en voie de surarmement, à l’économie et à la bourgeoisie expansionnistes, à la recherche de marchés, d’investissements et de ressources primaires présente les traits d’une puissance impérialiste. La montée des tensions avec le Japon, les tentatives d’expansion en mer de Chine face au Vietnam et aux Philippines sont préoccupantes pour la paix. Mais là aussi, notre analyse a besoin d’un complément d’information vu l’origine socialiste de ce pays et sa gouvernance par un parti « communiste ».

La Syrie est le théâtre dramatique de l’affrontement par procuration de la plupart des impérialismes mondiaux et régionaux (Turquie, pays du Golfe, Iran, Israël). Les groupes terroristes islamiques dont Daech sont les enfants directs de celles de ces puissances qui les ont armés et financés.

Notre parti doit reprendre son combat pour la paix et contre l’impérialisme

Notre théorie et notre expérience historique issue de l’opposition à la première guerre mondiale nous enseignent que notre Parti doit, dans le cadre de la solidarité internationaliste, pour la paix, contre l’impérialisme, combattre d’abord son impérialisme national.

La direction et les parlementaires du PCF ont rompu avec les positions communistes de toujours en rentrant dans l’union « sacrée » derrière Hollande aux lendemains des attentats du 13 novembre, puis en votant la prolongation de l’état d’urgence et l’intensification des frappes en Syrie. Ils sont rentrés en contradiction avec des slogans aussi justes que « ne pas ajouter la guerre à la guerre » ou « leurs guerres, nos morts ».

Le congrès doit réviser cette position belliciste. Elle suit l’approbation, déjà, de l’opération militaire au Mali et surtout l’alignement derrière les positions chauvines, liées au lobby militaro-industriel français de Mélenchon (ami de Dassault), qui s’est prononcé pour une intervention militaire européenne en Libye.

Les positions internationales du Parti ne peuvent plus se cantonner à des appels rituels à des tables rondes sous l’égide de l’ONU. L’ONU est certes la seule organisation disposant d’une légitimité et d’une légalité internationales mais ses résolutions sont limitées par les marchandages entre grandes puissances.

Depuis la présidence de Sarkozy et encore plus depuis celle de Hollande, la diplomatie française connaît un infléchissement inquiétant qui pose question. Au refus sous Chirac de l’intervention US/OTAN en Irak a succédé l’intervention en Libye, la surenchère incendiaire en Syrie (Fabius allant jusqu’à saluer les mérites des terroristes d’Al Nosra). Le gouvernement a également apporté un soutien inacceptable à la politique guerrière, criminelle d’Israël (Gaza 2014), État colonialiste, fauteur de guerre, pointe avancée de l’impérialisme occidental.

Nous devons poser la question des intérêts économiques qui ont amené à ce changement dans la politique de l’impérialisme français, notamment en lien avec les dictatures du Golfe.

Le 37ème congrès doit affirmer ou réaffirmer :

- L’exigence de l’arrêt immédiat des opérations militaires françaises à l’étranger, de la fermeture des bases militaires à l’étranger, du rapatriement de tous les soldats français.

- L’exigence de la sortie de la France de l’OTAN et de toute forme d’Europe de la défense.

- Notre condamnation de la politique de l’État d’Israël, de guerre, d’oppression et de colonisation, de son soutien par les autorités françaises. Notre solidarité avec le peuple palestinien et les pacifistes israéliens qui se battent pour une paix juste et durable.

- L’exigence de la suspension des livraisons d’armes et des accords économiques avec les dictatures obscurantistes du Golfe, à commencer par le Qatar et l’Arabie Saoudite.

- La nécessaire fin de la politique de complaisance avec le régime turc à tendance dictatoriale, avec sa politique de répression des libertés, avec ses guerres contre les populations kurdes de Turquie et de Syrie, et son soutien au terrorisme.

- Notre condamnation totale de l’accord UE/Turquie sur les « migrants », concocté notamment par les premiers ministres Tsipras et Davutoglu, du marchandage d’êtres humains qu’il organise,

- l’exigence d’un accueil décent pour les réfugiés, l’expression de notre solidarité de classe avec eux, la condamnation des causes qui les poussent à partir – guerres et dictatures – du cynisme des capitalismes européens, notamment allemand à la recherche d’une main d’œuvre d’appoint.

Par ailleurs, le congrès doit être l’occasion

- de réaffirmer notre soutien à Cuba socialiste, dans la phase nouvelle, de détente, dans son affrontement avec l’impérialisme américain, l’exigence de la levée immédiate et complète du blocus US et du rétablissement de la souveraineté cubaine sur Guantanamo.

- De manifester notre soutien au peuple vénézuélien et notre condamnation de la tentative impérialiste de renversement de son expérience émancipatrice.

Le congrès peut et doit enfin être le moment de clarifier la position du PCF sur l’arme atomique française, d’exiger son démantèlement unilatéral, d’enterrer définitivement les fables de la dissuasion et de l’indépendance de l’impérialisme français, d’exiger une baisse des dépenses militaires, la (re)nationalisation et la relocalisation des usines d’armement.

Nos campagnes historiques sont plus que jamais d’actualité : « l’argent pour l’école, pour l’hôpital, pour le développement »