Dans les fédérations

A SAINT-QUENTIN LE 13 MARS, METTRE SON BULLETIN (PCF-Bécourt-Tournay bien sûr!) DANS L’URNE SERA UN VRAI GESTE DE LUTTE

Nos camarades de Saint-Quentin ont adressé leur dernier message de campagne pour la législative partielle de demain, dimanche 13 mars 2016. Et si le parti de classe, léniniste, était « l’autre façon de faire de la politique » qu’attendent les travailleurs ?

« Cette publication sera la dernière avant le premier tour de cette belle campagne pour la législative partielle.

Dimanche aura lieu le premier tour de l’élection législative partielle de la 2e circonscription de l’Aisne.
On y retrouve les candidatures habituelles, de l’extrême droite à l’extrême gauche. Sur ces candidatures, une seule se démarque dans la façon de faire de la politique. Une seule permettra d’ouvrir une perspective pour l’avenir, bien au delà des perspectives électorales. Une seule sert la construction et le développement des luttes dans les entreprises, les quartiers et les campagnes.

Cette candidature est incarnée par Corinne Becourt et Olivier Tournay, candidats présentés par le PCF.

Les propositions de rupture mises en avant lors de cette campagne ne sont pas des aménagements du système mais constituent bien des mesures populaires permettant de rompre avec la politique du Capital et d’imposer le progrès pour les travailleurs (ouvriers, employés, demandeurs d’emploi, paysans, étudiants, retraités,…).
Nationalisations sans contrepartie pour les actionnaires des secteurs clés de l’économie (siderurgie, industrie pharmaceutique, grande distribution, automobile, télécoms…), rupture avec l’Union européenne et l’Euro, fin des cadeaux au patronat (plus de 220 milliards par an), développement des services publics de santé, d’éducation, de transport… Voilà des propositions franches et sans compromission.

Elles sont issues des luttes populaires. Elles appellent leur renforcement et leur élévation.

Habitants de la 2e circonscription de tous les horizons, public et privé, ouvriers, paysans, employés, militants syndicaux d’Air France, d’Arcelor-Mittal Florange, de Goodyear, de la SNCF, de la Poste, de l’hôpital, vous êtes déjà plus de 600 à avoir affiché publiquement votre soutien à cette candidature pour cette élection.  Vous êtes déjà plus de 600 à avoir rejoint le comité de soutien à Corinne Bécourt et Olivier Tournay et nous vous en remercions.

Votre prise de position va bien plus loin que cette campagne pour un mandat de député.

Pour faire encore grandir le mouvement, faites passer le message : dimanche 13 mars, ouvriers, employés, paysans, retraités, jeunes, chômeurs, faites vous entendre, faites entendre vos luttes ! Dimanche 13 mars, votez et faites voter Corinne Bécourt, candidate du PCF.

Retrouvez l’intégralité de nos propositions sur : www.pcfsaintquentin.fr ou par mail à pcfquentin@gmail.com

Cordialement, Fraternellement,

Le bureau de Section du PCF Saint Quentin,

Jean Luc Tournay, Georges Varenne, Suzanne Barbaux, Serge Casier, Francis Guezou, Arnaud Paupiere, Julien Casier, Gauthier Ducos, Ludovic Boulanger, Michele Gabert et Jean-Jacques Gabert, Didier Tassin, Franck Mousset, Aurélien Jan, Olivier Tournay, Corinne Bécourt

Nous remercions les auteurs des centaines de messages de soutien que nous avons reçus ainsi que les 600 membres du comité de soutien et tous ceux, ici et là, qui travaillent à diffuser nos idées et à construire une résistance face à la politique du Capital. Militants communistes, bénévoles, nous sommes fiers du travail de titan abattu pendant ces quelques semaines en plus de nos activités personnelles.

A demain dans les urnes, à après-demain dans les luttes !

PCF Saint-Quentin, législative partielle : 10 axes pour changer la donne : nos propositions concrètes pour rompre avec la politique du Capital

Nous reproduisons ci-dessous les 10 axes de lutte portés par la section du PCF Saint-Quentin pour l’élection législative partielle du 13 et 20 mars 2016 dans l’Aisne.

Le comité de soutien à la candidature de Corinne Bécourt continue-lui de grossier, et dépasse désormais les 550 noms.

10 axes de lutte pour changer la donne :

  1. Pour l’augmentation générale des salaires, contre le chômage organisé et les contrats précaires !
  2. Pour la défense de la sécurité sociale et de l’hôpital public !
  3. Pour une éducation nationale au service du peuple !
  4. Transports publics : assez de dégradation !
  5. Avec les habitants contre la hausse des loyers, des charges, des traites et des tarifs publics !
  6. Stopper les cadeaux aux actionnaires !
  7. Pour une agriculture au service des besoins populaires !
  8. Contre l’application des directives européennes ! Nationalisons les secteurs clés de l’économie
  9. Contre les guerres impérialistes et les interventions militaires à l’étranger !
  10. Contre l’état d’urgence et la peur organisée !

 

 

 

 

Délocalisation malgré aides publiques: DUNLOPILLO, les communistes de Mantes-la-Jolie demandent des comptes

 

Madame, Monsieur,

Je me permets de vous donner à voir ma réaction après la mise en redressement judiciaire du groupe CAUVAL, maison mère de DUNLOPILLO, qui a pourtant bénéficié largement de fonds publics et investit actuellement en Chine.

Vous trouverez, également, ci-dessous, ma déclaration … en juillet 2013 … appelant les maires de Mantes-la-Jolie et de Limay à sortir de leur torpeur et à défendre réellement les emplois et l’activité industrielle à Mantes-la-Jolie et à Limay.

DUNLOPILLO MANTES et LIMAY : CASSE PROGRAMMEE DE LONGUE DATE.

Je réclame un audit sur l’utilisation des fonds publics.

Le groupe CAUVAL vient d’être placé en redressement judiciaire.

Pour Mantes-la-Jolie et Limay, c’est l’emploi de 318 salariés qui est directement menacé dans les prochains mois.

C’est aux salariés – et à eux d’abord – que je tiens à exprimer ma solidarité.

318 emplois supprimés, c’est 318 familles précarisées, c’est l’angoisse devant un avenir obscurci, du droit de vivre convenablement.

Lourde est la responsabilité de ceux qui ont préféré offrir à Cauval « les meilleures conditions d’exploitation possibles » plutôt que de s’appuyer sur les besoins des salariés, sur leurs espoirs, leur colère aussi face à la casse programmée au moins depuis 2012 de leurs emplois et de leurs compétences.

Et le Vice-président de la GPSO (communauté urbaine) chargé de « l’attractivité économique » et son collègue chargé du parc aquatique auront bon s’égosiller pour tenter de faire croire qu’ils croient encore à un « éventuel repreneur », les faits sont têtus.

En protégeant ainsi le groupe CAUVAL, ils ont faussement rassuré les salariés avec l’espoir de transformer leur colère en résignation.

Et ce sont les salariés et leurs familles qui vont payer deux fois : par la perte de l’emploi, par les fonds publics gaspillés au profit d’une « marina » de luxe sur le lac de Gassicourt.

Car Cauval n’en est pas à son coup d’essai !

  • Il doit 55 millions d’euros de cotisations sociales. En clair, cela veut dire qu’autant d’argent manque dans les caisses de la Sécurité sociale, de retraites ou de Pôle Emploi (qui va pourtant être appelé à indemniser les salariés que le groupe s’apprête à licencier)
  • Il a perçu 8 millions d’euros d’indemnisation après l’incendie de l’entreprise en 2012, 10 millions d’euros du Conseil départemental des Yvelines auxquels se sont ajoutés 4 millions d’euros pour des bâtiments achetés également par le département. Et combien a-t-il perçu du dispositif Crédit Impôt Compétitivité Emploi ?

Ne pas poser la question de l’utilisation de ces fonds, c’est se rendre complice du groupe !

D’ailleurs en novembre dernier, Cauval n’annonçait-il pas qu’en accord avec le groupe De Rucci (« Joint Venture ») qu’il renforçait son investissement en Chine avec l’ouverture d’une deuxième usine (« Usine nouvelle » du 25.11.15) et profitait ainsi d’économies substantielles en rognant sur les normes de sécurité qu’il doit aux salariés.

C’est la raison pour laquelle je demande la réalisation d’un audit sur l’utilisation des fonds publics par le groupe Cauval et que, selon son résultat, des poursuites soient engagées pour notamment récupérer cet argent public et lui interdire de l’investir ailleurs.

Seule cette pression permettrait de maintenir le site Dunlopillo, ses emplois et notre capacité industrielle.

J’appelle les décideurs et les élus à en avoir le courage et je m’adresserai publiquement à eux dans les tout prochains jours.

Je me tiens enfin naturellement à la disposition des salariés et du syndicat qu’il se sont donné.

Le 3 mars 2016

Marc Jammet

Conseiller municipal de Mantes-la-Jolie.

Voir aussi en lien:

Transfert de l’usine Dunlopillo de Mantes-la-Jolie. L’argent public (départemental) au service du profit privé : cas exemplaire !

Corinne Bécourt députée communiste de l’Aisne? ça trancherait à l’Assemblée! Son adresse aux habitants de la 2ème circonscription pour la législative partielle.

Qui sème la misère, récolte la colère !

Mesdames, Messieurs,

Le PCF Saint-Quentin et les communistes du Saint-Quentinois m’ont désignée, avec Olivier Tournay comme remplaçant, pour être leur candidate à la législative des 13 et 20 mars. Je les remercie de leur confiance. J’ai conscience de l’importance de cette élection, même partielle. Je dois faire face aux suppôts locaux de la politique antisociale de Hollande et de Valls, aux héritiers de Xavier Bertrand, ministre du chômage sous Sarkozy, aux sordides opportunistes du FN…

J’ai accepté d’être candidate parce que je suis communiste et je veux vous dire brièvement pourquoi je le suis.

Je suis communiste parce que 62 familles dans le monde possèdent davantage que 3,7 milliards de d’êtres humains, parce que 100 familles en France, qui ne cessent de s’enrichir, détiennent 320 milliards d’euros, quand 10 millions de Français sont au chômage et aux minima sociaux. Cela, je ne l’accepte pas.

Je suis communiste parce que je suis révoltée. Je l’ai toujours été depuis que j’ai dû travailler à 15 ans comme « bonne à tout faire » dans les familles bourgeoises de Lille. Je suis révoltée en pensant à toutes celles qui, comme moi, ont élevé leurs enfants, seules, dans les plus grandes difficultés matérielles. Ma fille et mes deux fils, mes trois petits-enfants, sont aujourd’hui heureux, vivent à Saint-Quentin, et j’en suis fière.

Je suis révoltée par tout ce que je vois et vis dans mon activité de travailleuse sociale, par l’extrême détresse de familles qui restent dignes, malgré tout, mais que les fermetures d’usine, la dégradation des services publics, la misère frappent si durement et que le système met à l’écart. Je suis révoltée aussi, comme militante pour le droit au logement, devant ces retraités notamment, devant ces familles, menacés d’expulsion parce qu’ils ne peuvent plus faire face aux traites.

Mais je ne suis pas que révoltée : je suis aussi militante pour que cela change, militante communiste. Cet engagement, je le dois, entre autres, à Georges Marchais et localement à Claude et Jean-Luc Tournay. Ils m’ont montré comment ouvriers, travailleurs, nous pouvions agir quand nous prenons les choses en main nous-mêmes, quand nous ne laissons pas la réflexion politique à des professionnels, quand nous partons des situations du quotidien.

Aujourd’hui, ma solidarité va aux syndicalistes de Goodyear, coupables d’avoir refusé le chantage patronal à l’emploi, d’avoir dénoncé le plan de délocalisation de la multinationale, de ne pas être tombés dans les entourloupes de Hollande ou Montebourg. Avec mes camarades, nous participons activement à la mobilisation pour leur relaxe après leur condamnation scandaleuse à des peines de prison. Nous luttons avec les cheminots de Saint-Quentin et de Tergnier, avec les usagers, contre la privatisation du rail et ses conséquences, avec le monde de l‘école contre les fermetures de classe, avec les agriculteurs contre l’application des directives européennes etc. La liste de nos actions est longue. Le document que vous avez entre vos mains essaie de les résumer.

L’élection partielle du 13 mars sera une occasion d’exprimer sa volonté de rupture réelle avec la politique asservie aux intérêts des possédants et à l’Union européenne. Personne ne pourra le faire en votant pour la candidate PS, Anne Ferrera, ou pour ses satellites. Ils conservent sans doute quelques valeurs de gauche mais, comme des clignotants, ils alternent quelques déclarations de principe avec un soutien au gouvernement et des combinaisons institutionnelles en vue de quelques places. Sur fond de collaboration de classe. Le monde du travail peut et doit exprimer également son rejet, notamment devant les menaces dans la nouvelle « grande région », des choix d’austérité de Xavier Bertrand et successeurs. Chez nous particulièrement, la démagogie « sociale » des bourgeois du FN, leurs discours de division des travailleurs, doivent être contrés résolument.

Voilà pourquoi, très franchement, je vous demande voter pour les candidats qui portent les couleurs du monde du travail, les candidats du PCF, Olivier Tournay et moi-même. Mieux, je vous invite à bien prendre connaissance de nos combats et à vous y joindre.

Bien à vous,

Corinne Bécourt