Dans les fédérations

Colloque communiste à Puycelsi (PCF-section Bastides-Gaillacois 81)/ nov. 2017 compte-rendu

Repris de http://www.pcf-bastides-81.fr/2017/11/colloque-aux-bastides-les-3-4-5-novembre-2017.html

Notre section des Bastides/Gaillacois a accueilli les 3, 4 et 5 Novembre, un colloque qui a réuni 80 camarades sur l’ensemble de ce gros week-end.

Dans une situation sociale, économique et politique extrêmement grave pour le pays et les travailleurs, nous nous devions d’examiner avec attention et pour commencer le fonctionnement interne de notre propre parti. Il va sans dire que les suites de décisions adoptées depuis quelques années par la direction nationale et l’orientation politique qui en a découlé sont à notre avis  loin d’être au niveau des attaques que nous portent les systèmes financiers et  politiques qui , eux, n’ont pas renoncé à la lutte de classes mais sont plutôt comme dirait Warren Buffet, en train de la gagner. Nos constatons que le renoncement de la direction du parti à nombre de ses fondamentaux nous rend totalement illisibles par la population et ne fait que nous assimiler un peu plus, après chaque alliance  de gouvernance, avec la sociale démocratie… Des alliances ?pourquoi pas…MAIS POUR FAIRE QUOI ? Alliance avec l’univers de MELENCHON qui conspue les syndicats, méprise tous les jours un peu plus les communistes, dont on connait le passé et dont on sait de quoi il nourrit sa politique? Alliance avec Hamon, les verts et tous les autres agitateurs qui, lorsqu’ils sont au pouvoir appliquent tous, une politique désastreuse ? Alliance pour le pouvoir et le simple plaisir de se retrouver élu avec les mains liées ? NON MERCI : la démago, ça suffit. Le clientélisme politique aussi. Dans cet état d’esprit, nous ne nous positionnons absolument pas, dans notre section, et avec les camarades qui étaient présents, dans une logique de scission quelconque ou de courant ou quoi que ce soit d’autre… Ce que nous désirons, c’est que notre PCF garde en lui ce qui a fait depuis sa création un parti de lutte par et pour les travailleurs, et ne s’abandonne pas à ne plus persister que comme un micro parti à l’usage de quelques techniciens de la politique, qui contribueraient à le rendre de moins en moins visible et efficace : bref, qui lui couperaient la tête.

Nous voulons que notre parti se réapproprie son ADN.

En ce sens, nous ne pouvons qu’être en désaccord avec la direction fédérale du Tarn et la Direction Nationale ainsi que son secrétaire, Pierre Laurent. Et comme le débat aujourd’hui dans notre parti se limite à ce que les responsables laissent filtrer de nos propos dans leurs diverses publications, à savoir rien, il nous a donc semblé juste d’organiser ce colloque, d’ouvrir sa réflexion à chacun et chacune d’entre nous , de faire savoir qui nous sommes par l’intermédiaire d’un blog dont nous vous parlons plus loin  et de faire paraître notre journal « communistes 81 ».

Ce fut le sens de notre discussion du vendredi soir au cours de laquelle nous avons réfléchi sur la façon d’organiser nos militants, nos sections, de les faire coopérer le plus efficacement entre elles. (Conception de journaux de section, du matériel de propagande, le développement de nos sites internet, la communication interne, des initiatives inter-section de formation, la Fête des Bastides de mai 2018…)

Le samedi matin a été, lui, totalement consacré à l’étude de la cohérence des attaques contre la politique de casse des règles, code et statuts du travail et les conditions de la riposte. Une formation théorique sur l’analyse marxiste du chômage dans le capitalisme, les analyses et critiques des politiques soi-disant « de l’emploi » des pouvoirs successifs et des illusions réformistes, de « gauche » a été présentée par Paul FAUCHARD, doctorant en économie,  et dispensée par un jeune docteur en économie Parisien, Mathieu ……. . Cette intervention, très appréciée de tous, nous a rappelé à quel point était nécessaire une bonne et complète formation de tous nos militants…

L’après-midi de ce Samedi fut elle aussi bien employée. De 14 :00 à 18h00, après une introduction de Manuel DANG TRAN, débat : Quel avenir pour le PCF ? D’où provient la crise inédite et existentielle de notre parti ? Nous avons procédé à l’analyse des recompositions politiques en cours, en France et en Europe et réfléchi sur la façon de défendre et reconstruire le Parti de classe, face aux projets de poursuite de la stratégie de liquidation, avec la préparation du 38ème congrès.

 La fin de l’après-midi sera l’occasion d’une heure d’histoire révolutionnaire racontée avec passion par notre camarade Eric, ancien secrétaire de la fédération qui n’a pas son pareil pour rendre vivante cette époque incroyable qui bouleversa le monde, voilà 100 ans. Argumenté, passionné et passionnant, l’exposé d’Eric nous expliqua tout simplement pourquoi et en quoi nous décidons  de rester fidèles à la postérité de la Révolution d’Octobre !

De nombreuses références littéraires ont été données par notre camarade. Nous les mettrons en ligne sur le blog très rapidement afin que chacun puisse s’en régaler…

A la reprise des travaux, le dimanche matin, nous avons abordé  plusieurs secteurs d’activité en reliant local et national, avec l’objectif immédiat de produire du matériel de lutte. Des camarades plus au point sur chacun de ces sujets sont brièvement intervenus  pour partir de situations précises, imminentes, sur toutes ces vastes conséquences de l’attaque globale contre les acquis sociaux et démocratiques.

Transports (Didier): point des luttes contre la régionalisation des TER, la concurrence, la privatisation du Fret.

Education (Ghislaine): non aux fermetures de classe, attaque sur le statut et précarisation, autonomisation etc.

Logement (Moha) : attaque inédite sur le financement du logement social via la remise en cause des APL

Fiscalité (Joël) : Affaiblissement des collectivités locales. Réduction de la taxe d’habitation : trompe-l’œil dangereux pour les contribuables et les services publics des collectivités.

Deux intervenants (Agriculture et santé), n’ont pu se libérer.

Comme vous pouvez le voir, les camarades n’ont pas chômé et ont largement profité de ce gros weekend  pour partager, échanger.

Tous ces travaux se sont déroulés dans une extraordinaire ambiance de sérieux et de fraternité qu’on aimerait bien retrouver ailleurs…. Il serait cruel d’oublier le cuisinier qui, durant ces trois jours œuvra à faire en sorte que les palais des camarades puissent se régaler des recettes les plus succulentes, des mets les plus fins et des vins les plus capiteux… Le sérieux n’exclut pas les plaisirs…

Merci à lui, donc, Merci à Danielle et Yves qui, une fois de plus  nous ont accueillis dans leur locaux chargés d’histoire et un grand Merci fraternel à tous d’avoir participé à la réussite de ces trois jours de réflexion et de travail.

Fraternellement.

Le bureau de la section des BASTIDES/GAILLACOIS

Contribution collective consécutive à l’Assemblée Générale de la Section du pays Grassois du 6 octobre 2017

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Nous retranscrivons ci-dessous les réflexions de nos camarades de la section du pays Grassois (Alpes-Maritimes) concernant le questionnaire lancé par la direction du PCF dans le cadre de la préparation du 38e congrès.

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Chers camarades,

C’est après avoir pris connaissance du « formulaire » adressé aux adhérents par la direction Nationale, et en avoir minutieusement débattu, que notre section a décidé, à l’unanimité, d’adresser une réponse collective à cette opération, dont nous considérons qu’elle s’apparente plus à du « démarchage marketing commandité» qu’à une préparation sérieuse de congrès, sur la base d’un texte préparatoire contenant un bilan critique de la direction sur sa propre action et sur celle du parti.

Dans une opération « consultative » de ce type, le répondant n’a bien-sûr que l’illusion du pouvoir : il est rendu complice d’un procédé qui le dépossède de sa souveraineté au seul profit du commanditaire. En effet, à l’évidence, le pouvoir est à celui qui :

          – choisit les questions posées en fonction de ses objectifs ;

          – sélectionne les réponses qui conviennent à ses buts particuliers plus ou moins conscients ;

          – fait l’exégèse des réponses en les interprétant selon ses préjugés ou ses intérêts spécifiques ;

          – néglige plus ou moins consciemment les questions et réponses qui dérangent.

Faut-il rappeler que déjà Robert HUE faisait appel à des procédés sondagiés sous les prétextes les plus fallacieux, et pour les pires résultats ?

Questions ambiguës appelant des réponses aux significations contradictoires ; termes flous ; propositions absentes ; choix permettant à la direction de ne faire qu’un bilan partiel et adapté « à la demande du marché politique intérieur» ; choix ne permettant pas de répondre à la question posée (à l’exemple, dès le début du questionnaire, il est impossible, parmi les choix proposés, de répondre par la négative à la question posée portant sur la cohérence de « notre projet » avec les enjeux…) ; ce sont donc les réponses attendues par une direction, aux abois et sans boussole, que l’on nous demande de valider. La possibilité de faire d’ « autres propositions » n’engendre que l’apparence d’une liberté de choix, finissant nécessairement noyée dans la masse des réponses, ou réinterprétée à souhait.

Plus grave encore pour notre parti, fondé dès 1920 par la volonté de renoncer aux illusions sociales démocrates et d’ouvrir une perspective de société Socialiste.

On apprend que notre direction, appâtée par quelques « produits de marketing électoral alléchants » nous a donnés en pâture à la multinationale « Yankee » du « marchandising électoral populiste » (au plus mauvais sens du terme), NationBuilder ! Nous voici membre d’une clientèle « de choix » aux côtés de Trump, Juppé, Fillon et Mélenchon… Et voici nos données*, et peut-être même les réponses au questionnaire, exploitées par un spécialiste du fichage et du profilage d’électeurs, etc.

C’est pourquoi nous ne pouvons participer à cette opération de tromperie. Prenant la mesure de ces éléments, en y ajoutant l’échec des stratégies portées par nos directions, les communistes du pays Grassois proposent des solutions constructives immédiates :

          – Préparation du congrès : mise en place d’une commission pluraliste intégrant toutes les sensibilités aujourd’hui présentes dans le parti permettant, par une critique constructive, de préparer dans les formes le prochain congrès ;

          – Direction : Ayant à l’esprit que dans les batailles perdues la responsabilité des Généraux est plus importante que celle des simples soldats, nous appelons toutes les directions, du national au local, à présenter le bilan de leurs stratégies, de leurs activités, de leurs résultats et en tirer les conséquences, tant personnelles que collectives. Au regard de la dernière période électorale, (catastrophique) nul ne peut s’épargner une analyse critique, notamment de la stratégie dite du « Front de Gauche » et des stratégies faisant du PCF « la pouponnière permanente de ses propres prédateurs ».

Concernant le congrès nous proposons d’ajouter au débat les questions suivantes :

          – Qu’est-ce qui distingue un parti révolutionnaire de classe d’un « parti politique comme les autres » ? d’un parti « réformiste » ? À laquelle de ces catégories de parti voulons-nous appartenir ?

          – Comment remettre le marxisme (doctrine vivante et en mouvement) au cœur de la formation, de la communication et des pratiques des militants ? Faut-il y substituer une autre doctrine ?

          – Quelle stratégie et quelles étapes pour substituer au mode de production capitaliste aujourd’hui dominant, un mode de production socialiste ou communiste ? Faut-il se limiter à aménager au mieux le capitalisme ?

          – En fonction des réponses apportées à ces questions, il conviendra, seulement alors, de définir les alliances de classe ou de partis nécessaires à notre stratégie. Sous quelles formes ? La nature d’un parti se défini au regard des intérêts de classe et des couches sociales qu’il défend en priorité et qu’il parvient à unifier en un tout cohérant et coopérant. Si l’on gomme cette réalité, alors, de force d’action unie, nous mutons en club de discussion, perdant à la fois son triple caractère de parti révolutionnaire, de classe(s) et marxiste.

Nous tenons également à faire partager quelques propositions d’organisation à même de renforcer l’efficacité générale de notre parti :

          – Directions nationale et fédérales (1): retour à un secrétariat, un bureau, et un comité central sur la base des aptitudes et de la valeur militante et non pas d’une représentation géographique, de copinage ou de coteries. Les quotas ne doivent plus pouvoir servir à éliminer en priorité des camarades de valeur pour des luttes de pouvoir ou de place comme cela arrive malheureusement.

          – Directions nationale et fédérales (2): aujourd’hui nous sommes une armée Mexicaine qui détourne parfois les meilleurs militants des tâches de terrain au profit de causeries improductives et d’une forme de « tourisme politique ». Nous préconisons une Direction resserrée et collégiale (à l’image de la pratique du PC Portugais) permettant de combiner réactivité et bienfaits de l’élaboration collective.

          – Pour assurer la démocratie et la cohésion du parti: consultations plus fréquentes des fédérations et des sections sur la base qualitatives de rapports et de comptes rendus et non de QCM.

          – Mettre les paroles en accord avec la pratique. Si à défaut des cellules, les sections sont les lieux de base de l’organisation militante, elles doivent retrouver les moyens matériels de travailler au plus près de la population. Donner plus de moyens aux sections en modifiant le mode de répartition des cotisations (aujourd’hui 2/3 des moyens sont éloignés des lieux de militantisme).

En conclusion, nous tenons à rappeler qu’il y a des partis qui ont nié leur passé de lutte, leur nature de classe, leur objectif d’une société socialiste et leur théorie révolutionnaire. Dans plusieurs cas, ces partis ont intégré le système et ont fini par disparaitre. Ce fut le cas du PC Italien sabordé par des dirigeants opportunistes. Conscient de cela nous appelons les communistes partageant notre analyse à s’unir pour relever notre Parti afin de le mettre en état de reprendre l’offensive Révolutionnaire.

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*Nous lisons dans la presse spécialisée : «le précieux fichier interne Cociel alimentera la plateforme NationBuilder. A terme, le PCF envisage de gérer l’ensemble de sa base militante et de son maillage territorial grâce au logiciel américain ». Source : https://www.lalettrea.fr/action-publique/2017/01/19/le-pcf-adopte-nationbuilder-le-logiciel-de-melenchon-et-fillon,108197797-ARL

Le 4 novembre 2017 rue Lenine à Saint-Martin d’Hères, une commémoration des 100 ans de la révolution d’octobre conjuguée avec une action politique, signature de la pétition contre la diminution de l’APL !

Repris de www.pcf-smh.fr

La commémoration des 100 ans de la révolution d’octobre autour du camarade Lenine ne peut pas se résumer à une cérémonie mémorielle. Pour les communistes de la section de SMH, elle n’a de sens que conjuguée avec l’action politique actuelle.

La révolution d’octobre, le vent d’espoir qu’elle a apporté à toute la classe ouvrière internationale est une histoire plus d’actuelle. Le système capitaliste avec son cortège de crises économiques, d’exploitation accrue des salariés et de guerres n’est pas la fin de l’histoire pour les communistes. Plus que jamais, la reconstruction du PCF pour des « lendemains qui chantent » est indispensable, nous, communistes, nous travaillons à cet objectif.

Pour reconstruire ce grand Parti de la classe ouvrière et des exploités, le 4 novembre 2017, nous étions, rue Lenine pour faire signer la pétition contre la diminution de l’APL, pour une baisse des loyers, de l’argent pour l’entretien et la construction de logement sociaux. Nous invitions, aussi, à notre meeting et banquet du 4 février 2018 à l’Heure Bleue.

Belle réussite pour la fête annuelle des communistes Saint-Quentinois

 

Camarades, sympathisants, simples visiteurs, la Fête des Libertés a accueilli plus de 1500 personnes sur 2 journées, ce week-end.

Les communistes de la Section de Saint-Quentin tenaient leur 40ème fête de Section. Entrée gratuite, concerts, brocante, concours de pétanque, jeux pour les enfants, restauration… ont contribué à faire perdurer l’ambiance populaire et conviviale qui fait sa réputation locale.

La fête est aussi l’occasion de rassembler des militants politiques et syndicaux de la région souhaitant maintenir et développer leur organisation sur des bases de lutte de classe. Le débat du dimanche en était l’élément central.

Un avant goût de Fête de l’Humanité.