Jeunesse/JC

Réaction des JC Paris 15 – attentats du 13 novembre – Après le choc, plus que jamais, combattons l’impérialisme et ses monstres.

Après le choc, plus que jamais, combattons l’impérialisme et ses monstres. Refusons l’union sacrée de ceux qui hier soutenaient le terrorisme !

 

Paris, le 14 novembre 2015

Les jeunes communistes de Paris 15ème, réunis cet après-midi avec des camarades de province et des syndicats des services publics, ont discuté les événements graves de la nuit dernière.

Les attentats terroristes revendiqués par le groupe fasciste-islamiste Daesh ont d’après les bilans provisoires, coûté la vie à plus de 120 personnes et causé plus de 200 blessés. L’émotion et le choc sont nos premières réactions. Plusieurs d’entre-nous étaient hier soir dans des lieux festifs, non loin des événements. D’autres travaillaient, conducteurs de bus ou infirmières, et ont vécu de près les perturbations survenus dans toute la région parisienne. Certains d’entre-nous, enfin, connaissent de près ou de loin, des victimes de ces terribles actes de violences.

Dans la gravité, et pesant chacun de nos mots dans ces moments où la peur est grande et la tension vive, nous avons accueilli avec révolte les premières déclarations du gouvernement et du président Hollande. Depuis 2012, les gouvernements impérialistes va-t-en guerre de la France et des États-Unis soutiennent des opérations de déstabilisation de la Syrie. Guidés par des intérêts économiques, ils mettent à feu et à sang le Moyen-Orient et l’Afrique, ils n’ont pas hésité à soutenir les mouvements les plus obscurantistes et réactionnaires. Les alliés de M. Hollande, les dictatures théocratique d’Arabie Saoudite et du Qatar ont apporté directement leur soutien aux groupes islamistes en Syrie : livraisons d’armes, de pick-ups, apports financiers. Hier, le monstre Daesh, créé par l’impérialisme, s’est retourné contre des populations civiles, à des milliers de kilomètres de la Syrie. Hier à Paris, des innocents de tous âges, travailleurs de toutes professions, ont payé de leur vie les actes de folie alimentés par les guerres impérialistes.

Dés hier soir, le président Hollande a annoncé un lot de mesures d’exception : état d’urgence, fermeture des frontières, interdiction des manifestations et rassemblements, droit de perquisition sans contrôle de la justice etc. Ces mesures, jamais vues depuis la guerre d’Algérie, nous inquiètent au premier plan pour le recul des libertés démocratiques et sociales qu’elles amènent.

Des manifestations syndicales majeures étaient prévues la semaine prochaine : contre la casse des congés à l’APHP (hôpitaux), contre la dégradation des conditions de travail à la RATP, contre la liquidation des restes de l’entreprise publique à Air-France, contre les fusions et suppressions de personnel aux finances publiques. Ces manifestations risquent aujourd’hui d’être annulées. Cédant aux sirènes de l’union nationale, manipulant la peur et l’émotion, des directions syndicales et politiques de collaboration appellent d’ores et déjà les travailleurs à courber le dos sans résistance, sous le coup des dernières attaques du patronat contre nos droits sociaux, à annuler toutes les grèves et luttes syndicales.

Militants politiques et syndicaux, nous refusons de céder à ce chantage : la supercherie de « l’esprit du 11 janvier » a vécu. Le capital, pendant ce temps-là, n’interrompt pas sa politique anti-sociale destructrice. Il n’interrompt pas ses guerres impérialistes. Travailleurs, en France ou en Syrie, nous payons le prix de nos vies des guerres qui ne sont pas les nôtres. Depuis quelques heures, des militants relayent sur les réseaux sociaux les mots « Vos guerres, nos morts ». Imprécis et spontanés, ils résument la colère, la frustration ressentie par chacun d’entre-nous, victimes des conséquences d’une politique dénoncée sans relâche au quotidien, dans les lycées, à l’Université, dans les entreprises.

Jeunes communistes de Paris 15ème, plus que jamais, nous dénoncerons l’impérialisme et son miroir, le terrorisme complice et aveugle. Plus que jamais, nous nous élèverons contre la poursuite et l’aggravation des guerres impérialistes menées par nos gouvernements, pour la paix et la solidarité internationale. Dans tous les espaces d’expression qui existent, malgré les tentatives de museler le débat et la contestation, nous n’aurons qu’un seul cap : porter et défendre les revendications des travailleurs, en France, en Afrique, au Moyen-Orient, et dans le monde entier.

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

Apprentissage/travaux dangereux: tract de rentrée

Repris de JC Paris 15, août 2015

APPRENTISSAGE, TRAVAIL EN HAUTEUR, MACHINES DANGEREUSES : HALTE AU RECUL SOCIAL

Il ne passe plus une semaine sans que le journal télé ne vante les « bienfaits de l’apprentissage ». Pour beaucoup d’entre nous, après le lycée pro ou technologique, l’apprentissage peut être la garantie future d’un emploi, une échappatoire au chômage (près de 25% chez les jeunes), et un premier revenu. Mais ne soyons pas dupes !

Nous voulons apprendre un métier, dans le bâtiment, la menuiserie, l’informatique, le commerce, la mécanique, etc. Mais trop souvent, ce qui devrait être une formation à l’entreprise se révèle n’être qu’une forme de travail sous-payé, avantageuse pour le patron qui ne consacre que peu de temps à nous former.

Et parce que nous sommes jeunes, heures supplémentaires non payées, retenues sur salaire injustifiées et brimades quotidiennes peuvent être notre lot quotidien.

Alors que nous faisons souvent le même travail que les collègues, nos salaires restent très faibles : 400€ en moyenne à 16 ans, 800€ à 18 ans. Pour prendre son indépendance, payer un loyer, ça ne suffit pas ! Et le gouvernement Hollande-Valls, bien loin d’apporter des améliorations à nos conditions de travail, multiplie les mauvais coups contre les apprentis.

Jeunes communistes du 15ème, nous alertons nos camarades contre ces mesures (voir au dos du tract). Ne reste pas seul, organise-toi, prends contact avec nous !

HOLLANDE BANALISE LE TRAVAIL EN HAUTEUR ET LE TRAVAIL DANGEREUX CHEZ LES APPRENTIS

Le 2 mai sont entrés en vigueur deux décrets concernant les apprentis âgés de moins de 18 ans, suivant les demandes du patronat.

Désormais, ces apprentis pourront être « affectés à des travaux temporaires en hauteur » sans que l’entreprise ait mis en place, comme elle y était obligée jusqu’à présent de « protection collective ». Le deuxième décret autorise les patrons à utiliser les apprentis sur des « machines dangereuses » et au « montage et démontage d’échafaudages » sur simple déclaration à l’inspection du travail.

Cerise sur le gâteau pour les patrons, Hollande leur a promis qu’à l’avenir les « appentis de moins de 18 ans » ne leur coûteraient plus rien, que l’État allait payer les apprentis à leur place. Une aubaine pour les patrons qui pourront encore mieux exploiter les plus jeunes, sans rien payer !

Jeunes travailleurs et apprentis, tout est fait pour nous isoler. Mais nous ne sommes pas seuls face à ces premières expériences de travail. Jeunes communistes, nous tenons régulièrement des réunions sur la situation dans les entreprises, pour connaître nos droits, les faire appliquer, se mettre en contact avec des salariés plus âgés, avec les syndicats dans nos entreprises.

Pour connaître tes droits et les défendre, pour t’organiser, ne reste pas seul, prends contact avec les jeunes communistes, participe à nos réunions !

Hollande et les jeunes : des apprentis qui « ne coûteront rien » et pourront être utilisés sur des « machines dangereuses »

PCF 15 et JC 15, 29 avril 2015

Décidément, François Hollande a une façon spéciale de faire le choix de la jeunesse.

Le 2 mai entreront en vigueur deux décrets concernant les apprentis âgés de moins de 18 ans, promulgués au nom du « choc de simplification », suivant les instructions du Medef.

Désormais, ces apprentis pourront être « affectés à des travaux temporaires en hauteur » sans que l’entreprise ait mis en place, comme elle y était obligée jusqu’à présent de « protection collective ». Le deuxième décret autorise les patrons à utiliser les apprentis sur des « machines dangereuses » et au « montage et démontage d’échafaudages » sur simple déclaration à l’inspection du travail. Jusqu’à présent l’autorisation de cette dernière était nécessaire.

Cerise sur le gâteau pour les patrons, Hollande leur a promis qu’à l’avenir les « appentis de moins de 18 ans » ne leur coûteraient plus rien, que la collectivité prendrait en charge à leur place les salaires et cotisations sociales.

Autrement dit, Hollande fourni aux patrons une main d’œuvre jeune, gratuite et corvéable à merci ! Cool !

Face à ce retour en arrière, la Jeunesse communiste de Paris 15 alerte les lycéens des lycées professionnels et technologiques et les informe de leurs droits restants, à faire appliquer avec les salariés plus âgés dans les entreprises où ils sont en alternance. Notamment, comment exiger « les équipements de protection individuelle » encore prévu par le Code du travail ou recourir à l’inspection du travail.

« Jeune travailleur, connais tes droits et défends-toi ! » titre la JC du 15ème.

Défendons le CIDJ, une information gratuite et indépendante pour la jeunesse !

Article-Tract repris de la JC Paris 15,  http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ , octobre 2013

Depuis 40 ans, le Centre d’information et de documentation de la jeunesse informe chaque année 175.000 jeunes, lycéens, étudiants, demandeurs d’emploi, salariés. Le CIDJ les aide à s’orienter, à passer du monde des études au monde du travail. 

La réforme du « service public de l’orientation » du gouvernement menace l’existence même de l’établissement, situé quai Branly dans le 15èmearrondissement. Nous appelons à soutenir le mouvement des salariés de l’association.

Écrire un CV, trouver la bonne filière professionnelle, solliciter des aides publiques : il existe un établissement d’intérêt public, géré par une association, fournissant un service gratuit, assurant une mission de service public. C’est le Centre d’information et de documentation de la jeunesse, le CIDJ dans le 15ème.

Avant les vacances, le Conseil d’administration du CIDJ (où sont représentés l’Etat, des collectivités locales, des associations de jeunesse) a voté la suppression de 30 postes sur 90. Des missions vont être supprimées. A terme, c’est tout le centre qui est menacé de fermeture. (Lire la suite…)