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Non à la privatisation des concessions hydrauliques et les suppressions d’emplois ! Pour le monopole public de l’énergie !

Tract repris de la section du PCF de Saint-Martin-d’Hères

Le 7 février, le gouvernement Macron/Philippe annonçait son intention d’ouvrir à la concurrence les barrages hydrauliques. 14 ans plus tôt, le 9 août 2004, le gouvernement de l’époque faisait voter à l’Assemblée le changement de statut de EDF et GDF. D’établissements publics nationaux à caractère industriel et commercial, EDF et GDF sont devenues des sociétés anonymes suivant l’application des directives européennes d’ouverture à la concurrence de l’électricité (1996) et du gaz (1998). Cette annonce fait suite à la loi sur la transition énergétique votée en juillet 2015 à l’Assemblée et portant l’ouverture à la concurrence des concessions hydrauliques d’ici 2022 (article 29). La privatisation des services publics s’accompagne toujours de suppressions d’emplois. La même casse du monopole et du statut publics SNCF s’opère actuellement. Les cheminots comme les électriciens et les gaziers luttent contre la même méthode des gouvernements successifs : l’application des directives européennes de privatisation et de marchandisation des services publics qu’ils ont eux-mêmes votées.

Comme pour le rail, le retour au monopole et statut publics d’EDF et GDF (ENGIE) est un rempart contre la privatisation !

De la droite à la gauche puis Macron tous sacrifient ce service public

L’Etat français, actionnaire d’EDF (83,5 % au 31 décembre 2017), via l’union européenne du capital, s’appuie sur la privatisation pour faire pression afin de se conformer à la libéralisation du marché de l’énergie « au nom de la concurrence libre et non faussée », que les français ont repoussée par voie référendaire le 29 mai 2005. Pourtant, le gouvernement de droite (Sarkozy) prévoyait la mise en concurrence de 20% de notre puissance hydraulique entre 2015 et 2025. Le gouvernement précédent de gauche avec le soutien d’EELV l’a mis en œuvre. Le gouvernement actuel « ni de droite, ni de gauche » l’accélère !

Les tarifs en hausse riment toujours avec l’ouverture à la concurrence :
-  Hausse des tarifs (hausse de plus de 40% de l’électricité depuis 2004 et hausse de plus de 80% pour le gaz depuis 2005). Ca ne fait que commencer !
-  Suppressions d’emplois programmées : 5 000 d’ici 2019 à EDF
-  Baisse de la sécurité pour nous tous : pour l’Isère, nous parlons de 7 grands barrages hydrauliques sur des cours d’eau qui convergent sur l’agglomération grenobloise.

Les barrages, les installations sont à nous !

Les installations de production d’hydroélectricité ont été construites par l’argent public et par les factures des usagers. Elles nous appartiennent. Elles sont complètement amorties. L’usager n’a donc plus à supporter cette charge. L’électricité d’origine hydraulique est la moins chère à produire en France. C’est aussi la première des énergies renouvelables.

Elles représentent 12% de la production nationale d’électricité (plus de 25 GW, deuxième en Europe derrière la Norvège). Il existe plus de 400 barrages en France, propriété de l’Etat, donc des usagers, dont 85% concédés à EDF et 15% à ENGIE (GDF).

5600 hydrauliciens (chiffre de 2016) en assurent la maintenance et l’exploitation. Elle est également une énergie qui participe fortement à l’équilibre du réseau grâce à sa réactivité (pointe de consommation, relevage du réseau suite à un incident, variation de puissance rapide).

Elle est donc indispensable à la maîtrise du coût de production de l’énergie électrique. En décidant de se séparer de cette énergie, l’Etat va contribuer à désorganiser la production. S’en suivra des coupures d’électricité en hiver.

La sécurité de la production d’électricité et de gaz passe par une grande entreprise nationale détenant un monopole pour la satisfaction des besoins des usagers.

L’Etat brade son hydraulique et casse cette énergie propre.

- 5 à 8 milliards d’euros par jour : c’est ce que coûterait un black-out en France si on persiste à fermer des unités de production sans assurer l’équilibre du réseau électrique.

- 11 millions de français sont en situation de précarité énergétique. Ils consacrent plus de 10% de leur revenu à leur facture d’énergie. La déréglementation du secteur aggrave cette situation !

- 80% c’est l’augmentation du tarif du gaz depuis 2005 et la privatisation de GDF. Et les actionnaires, ils se sont augmentés de combien ?

- La contribution au service public de l’électricité représente 15% de votre facture annuelle TTC en sachant que presque les 2/3 servent à financer les énergies types renouvelables hors hydrauliques. Qui paie à votre avis ? Les contribuables sur les aides publiques à l’investissement. Les factures d’électricité sur la vente de l’énergie produite a un prix 3 fois plus élevé que le coût de production EDF.

- 20% c’est le taux de TVA appliqué sur la consommation d’énergie alors qu’il est normalement de 5,5% pour les produits de première nécessité. Il semble pourtant assez incontestable que se chauffer et d’éclairer est de première nécessité. Elle devrait être nulle !

La privatisation des concessions hydrauliques se fait au détriment de la Sécurité énergétique et engraissera des actionnaires privés. Les secteurs rentables (production et la fourniture d’énergie) seront livrés au privé, les secteurs non rentables (transport et distribution d’énergie resteront à la charge de la collectivité.

Non à l’UE de la concurrence libre et non faussée !

Les privatisations de EDF et GDF ont été commencées avec les premières directives de l’UE en 1996 et 1998 par les gouvernements précédents de droite et de gauche. Macron compte finaliser la privatisation de nos barrages hydrauliques au nom de la « concurrence libre et non faussée » de l’Union Européenne !

Refusons l’application des directives européennes de l’UE et la privatisation de des barrages hydrauliques ! C’est possible ! Exigeons le retour au monopole et statut publics de l’énergie, le retour d’EDF et GDF en établissements publics nationaux à caractère industriel et commercial, rempart à la privatisation !

Communistes, nous soutenons la lutte des salariés des salariés d’EDF et GDF qui converge avec celle des cheminots.

Nous luttons pour le retour au MONOPOLE PUBLIC de l’énergie exercé par deux seules grandes entreprises EDF et GDF avec des agents sous STATUT. Jamais la privatisation sera à la hauteur de cet enjeu.

Nous appelons tous les travailleurs à la Résistance. Ensemble, électriciens, gaziers, cheminots, usagers, salariés du public et du privé STOPPONS la politique de casse sociale et de privatisation à marche forcée de Macron !

Pour gagner sur nos revendications immédiates, construisons ensemble le rapport de force. Communistes, nous affirmons que la montée des luttes et leurs convergences portent les perspectives immédiates de rupture politique favorables aux travailleurs.

L’exemple d’ADP : Quand un gouvernement transforme un établissement public en SA, c’est toujours pour privatiser !

Brève, vivelepcf, 4 avril 2018 

Le 7 mars, le gouvernement Macron/Philippe annonçait son intention de privatiser entièrement Aéroports de Paris (ADP).

13 ans plus tôt, en mars 2005, le gouvernement de l’époque faisait voter à l’Assemblée le changement de statut d’ADP. D’Etablissement public autonome, ADP est devenue société anonyme.

 Le ministre des transports, de Robien, jurait alors grand dieu que l’Etat ne privatiserait jamais. Pour montrer sa bonne foi, il faisait voter solennellement un amendement censé garantir que l’Etat conserverait toujours plus de la moitié du capital (prudemment,  il ne touchait pas tout de suite au statut du personnel).

D’ouvertures du capital en ouvertures du capital – avec une gestion de plus en plus lucrative : milliers de suppressions d’emploi, externalisations etc. – la part de l’Etat s’est réduite à 50,6% (13% de cession sous Hollande).

Aujourd’hui, la privatisation totale passe à l’ordre du jour. Un exemple d’actualité pour les cheminots !

Ceci dit, la bataille contre la privatisation d’ADP n’est pas perdue. Des voix diverses s’inquiètent pour le contrôle et la sécurité de cette infrastructure stratégique. D’autres dénoncent la vente d’une poule aux œufs d’or. En 2017, ADP a fait 571 millions d’euros de bénéfices et reverse chaque année 200 à 300 millions d’euros à l’Etat. Ministre, Macron avait déjà l’obsession de céder les aéroports régionaux à des groupes privés internationaux. Le bilan est déjà cuisant.

La renationalisation intégrale, avec réinternalisation des services abandonnés, personnels sous statut, est notre position dans la lutte contre la privatisation intégrale.

Contre la privatisation des concessions hydrauliques et les suppressions d’emplois ! Pour le monopole public de l’énergie ! – Tract/pétition

Nous reproduisons ci-dessous le tract diffusé par nos camarades de la section de Saint-Martin-d’Hères dans l’Isère. L’enjeu environnemental, la sécurité et la sûreté des installations, rejoignent l’enjeu de la maîtrise publique de l’énergie mais aussi celui de l’emploi et de la défense du statut EDF. Au nom de l’UE, une industrie efficace et amortie, une source d’électricité d’appoint en cas de sur-demande, serait livrée à terme aux intérêts privés (étape intermédiaire SEM) et au marché spéculatif « hotspot ». Sans surprise EELV a voté la privatisation avec la loi de transition « énergétique ». On sait quel crédit apporter à ces pollueurs de la vie politique en termes de défense du cadre de vie!

PDF en lien.

Contre la privatisation des concessions hydrauliques et les suppressions d’emplois ! Pour le monopole public de l’énergie ! Signez la pétition !

C’est 7 barrages hydrauliques rien qu’en Isère !

Le projet de loi sur la transition énergétique, voté en catimini, en juillet 2015, par l’Assemblée Nationale porte les orientations énergétiques en France pour plusieurs décennies. Au milieu de ce projet figure l’ouverture à la concurrence des concessions hydrauliques. Sachant que l’ouverture à la concurrence a été votée par EELV, on peut s’interroger sur la ligne politique de ce parti qui se dit de « gauche » et défendre l’énergie propre.

Elle est l’une des conséquences de la privatisation d’EDF (Électricité de France), changement de statut d’EDF en société anonyme en 2004.

L’État français, actionnaire d’EDF (85 %), via l’union européenne du capital, s’appuie sur ce point pour faire pression afin de se conformer à la libéralisation du marché de l’énergie « au nom de la concurrence libre et non faussée ». que les français ont repoussée par voie référendaire le 29 mai 2005. Pourtant, le gouvernement précédent prévoyait la mise en concurrence de 20% de notre puissance hydraulique, entre 2015 et 2025, Le gouvernement actuel, avec le soutien d’EELV, la met en ouvre. Le gouvernement précédent prévoyait la mise en concurrence de 20% de notre puissance hydraulique, entre 2015 et 2025.

Ce projet prévoit également la création de Société d’Économie Mixte (SEM), qui régionaliserait la gestion des concessions hydrauliques, au profit des collectivités locales et d’investisseurs étrangers. La mise en concurrence de la production hydraulique est lourde de conséquences pour le service public, les usagers et les salariés :

  • hausse des prix
  • suppressions d’emplois programmées (annonce de 4000 suppressions d’emploi par EDF)
  • dés-optimisation du réseau…
  • baisse de sécurité pour nous tous. Pour l’Isère, nous parlons de 7 grands barrages hydrauliques sur des cours d’eau qui convergent sur l’agglomération grenobloise.

Introduites par la Loi, les sociétés d’économie mixte sont des partenariats publics / privés dans lesquels la part publique descend généralement en dessous de la majorité laissant ainsi les « mains libres » au privé.

Les installations de production d’hydroélectricité ont été construites par l’argent public et par les factures des usagers. Elles nous appartiennent.

Elles sont aujourd’hui complètement amorties. L’usager n’a donc plus à supporter cette charge. L’électricité d’origine hydraulique est la moins chère à produire en France. C’est aussi la première des énergies renouvelables.

Elle représente 12 % de la production nationale d’électricité (plus de 25 GW, deuxième en Europe derrière la Norvège). Il existe plus de 400 barrages en France, propriété de l’État, donc des usagers, dont 85 % concédés à EDF.

Aujourd’hui, 5600 hydrauliciens en assurent la maintenance et l’exploitation. Elle est également une énergie qui participe fortement à l’équilibre du réseau grâce à sa réactivité (pointe de consommation, relevage du réseau suite à un incident, variation de puissance très rapide). Elle est donc indispensable à la maîtrise du coût de production de l’énergie électrique. En décidant de se séparer de cette énergie, l’Etat va contribuer à dés-optimiser le réseau, ce qui entraînera la multiplication des coupures et une augmentation du prix de l’électricité. Refusons de payer la spéculation que va organiser le privé au moment des pointes de consommations.

La « transition énergétique » cette farce après la COP21, l’etat brade son hydraulique au risque de le voir se détériorer cette énergie propre.

  • 5 à 8 milliards d’euros par jour, C’est ce que coûterait un black-out en France si on persiste à fermer des unités de production sans assurer l’équilibre du réseau électrique.

• 11 millions de Français sont en situation de précarité énergétique. Ils consacrent plus de 10 % de leur revenu à leur facture d’énergie. 90 % sont issus du parc logement privé, 62 % sont propriétaires et 55 % ont plus de 60 ans. La déréglementation du secteur aggrave cette situation !

• 80 % C’est l’augmentation du prix du gaz depuis 2005 et la privatisation de GDF. Et les actionnaires, ils se sont augmentés de combien ?

• 15 % La Contribution au service public de l’électricité (CSPE) représente 15 % de votre facture annuelle moyenne TTC en sachant que presque les 2/3 servent à financer les énergies types renouvelables hors hydraulique. La transition énergétique a un prix. Qui paie à votre avis ? Les contribuables sur les aides publiques à l’investissement, les factures d’électricité sur la vente de l’énergie produite à un prix 3 fois plus élevé que le coût de production EDF.

• 20 % C’est le taux de TVA appliqué sur la consommation d’énergie alors qu’il est normalement de 5,5 % pour les produits de première nécessité. Il semble pourtant assez incontestable que se chauffer et s’éclairer est de première nécessité !

Les communistes soutiennent les actions des salariés d’EDF en lutte et ils appellent tous les travailleurs à la Résistance. Communistes, nous affirmons que, plus que jamais, la montée des luttes et leurs convergences portent la rupture politique !

  • Non à la privatisation des concessions hydrauliques !
  • Pour la renationalisation de l’énergie !
  • Pour le monopole public de l’énergie !

Pétition : Pour la renationalisation de l’énergie

Les signataires de la pétition exigent :

  • Arrêt de la marchandisation de l’énergie !
  • Arrêt de la privatisation de barrages ; prolongation des concessions historiques
  • Baisse des tarifs, l’énergie n’est pas une marchandises c’est un besoin de la population,
  • Reconquête d’un grand service public de l’énergie avec la nationalisation (EDF -GDF -Suez France) sans contre partie financière et ré-instauration d’un monopole public de l’énergie
  • Développement du service public par des créations d’emplois statutaires et toutes mesures contre la dégradation des conditions de travail ;
  • Arrêt de la casse du service public et du statut des IEG (industries électriques et gazières)
  • Arrêt du processus européen de marchandisation et de privatisation et le rétablissement du statut public et du monopole public de l’énergie, des transports, de la sidérurgie, de l’industrie pharmaceutique, de la chimie, de l’aéronautique, de l’industrie automobile, des autoroutes…
  • Non application des directives européennes

COP 21 ? 100 suppressions d’emploi à Météo France en 2016 !

Brève, vivelepcf, 11 décembre 2015 

A Météo France, le climat social se refroidit encore. Les agents des 53 sites nationaux ont fortement répondu à l’appel à la grève, le jeudi 10 décembre 2015, lancé par la CGT, FO et Solidaires. La direction devait annoncer encore 93 suppressions de poste pour 2016. En 8 ans, les effectifs auront fondu de 550 agents, soit plus d’un sur six de l’établissement public.

L’annonce a lieu en pleine COP21. La contradiction est flagrante. D’un côté, des climatologues sont lourdement subventionnés pour produire des hypothèses de réchauffement climatique à 100 ans,  des milliards d’euros sont déjà prélevés chaque année pour doper les marchés « écologiques », de l’autre côté, la prévision météorologique publique subit de plein fouet la politique d’austérité budgétaire.

Qui peut nier pourtant l’importance de la prévision météo publique – plus indépendante des puissances d’argent –pour l’activité économique, pour la prévention des effets des intempéries.

La prévision à court terme : On vient de le voir, encore une fois, avec les inondations d’octobre sur la Côte d’Azur, au bilan dramatique (lié principalement à la spéculation littorale et au relâchement des règles d’urbanisme). Les études plus générales : les baisses de moyens entraînent une dégradation du traitement et de la diffusion des données satellites, les seules considérées comme fiables en matière d’estimation de la température planétaire.

Quand l’opinion est sensibilisée comme jamais par les médias à la météo et au climat, soutenons la lutte des agents de Météo France pour le maintien et le renforcement du service public de prévision et de recherche météorologiques !