Paix et désarmement

Intervention d’Andres Bel au meeting Paix désarmement du PCF St Martin d’Héres et condamnation de la tentative de coup d’Etat au Venezuela

Jeunesse Communiste Intervention d’Andres Bel au meeting Paix désarmement du 3 février 2019

février 2019, par Saint Martin d’Hères

Camarades et amis, merci d’être venus aussi nombreux ce matin. Je voulais tout d’abord m’exprimer sur un des sujets de vivement d’actualité.

Communistes, nous condamnons la tentative de coup d’État au Venezuela orchestré par les États Unis, et soutenus par les monopôles de l’UE et de pratiquement tous les pays d’Amérique latine. En effet, le 23 janvier dernier, le président du parlement vénézuélien, opposant (Guaido) au président du Venezuela (Nicolas Maduro) c’est autoproclamé président du Venezuela. Maduro poursuit la politique antiimpérialiste en faveur des classes populaires sous le capitalisme vénézuélien, qu’a mené jusqu’à sa mort en 2013, Hugo Chavez.

Communistes, nous exigeons le respect du gouvernement légal et légitimement élu du Venezuela.

Les États Unis prétendent que les élections de mai 2018 avec lesquelles Maduro avait était réélu avec 64% des voix sont illégitimes. Elles seraient illégitimes puisque l’opposition n’a pas participé. Effectivement, 3 partis opposées au président n’ont pas participé volontairement. Par contre, 16 partis y sont participés et 6 candidats se sont positionnés, 2 ont abandonné en cours de route.

Comme en France, au Venezuela, un parti peu participer à une élection ou pas. Le fait que un ou plusieurs partis ne se présentent pas volontairement à une élection, n’invalide pas son résultat, contrairement au mensonge de l’opposition (vénézuélienne) relayés par les médias français et européens.

Il s’agit d’une opération préparée par les USA et l’UE pour déstabiliser un pays non aligné sur ces intérêts. En effet, la politique de Maduro empêche les monopôles occidentaux de piller convenablement les richesses pétrolières du pays, préférant les distribuer aux peuple Vénézuélien.

Par ailleurs, communistes, nous nous solidarisons du parti communiste Vénézuélien, qui lutte pour les droits de la classe ouvrière, pour que le peuple vive sans exploitation et interventions impérialistes.

Nous nous solidarisons aussi avec le peuple Vénézuélien, souffrant d’une grave crise économique. Une crise crée par ça bourgeoisie qui a détruit pendant tout le XXème siècle l’appareil productive du Venezuela. En effet, pendant le XXème siècle, la bourgeoisie a favorisé les importations à la production locale. Le but était de mieux pouvoir profiter des énormes rentes pétrolières. Dans cette situation ou la production locale est quasi inexistante, les nouvelles sanctions imposées par USA sur achat de pétrole Vénézuélien, dans le but de déstabiliser le gouvernement légitime de Maduro, impliqueront encore plus de pénuries et souffrances pour le peuple Vénézuélien.

On sait que les États Unis sont capables du pire. Irak, Syrie, Libye… Ingérences étrangères des sont nombreuses. En Syrie, les USA se sont montrés capables du pire en soutenant pendant toute la guerre l’opposition syrienne, fondamentalement constitué d’éléments islamistes et fascisants. Ils ont détruit l’Irak, la Libye, plus rien dans ces pays ne ressemble à un état. A ces peuples ils leur restent que la souffrance, la misère et la mort. Les États Unis ont jamais agit dans l’intérêt des peuples, mais dans l’intérêt de leur classe dominante, qui cherche à exploiter les richesses partout dans le monde, à faire tourner l’industrie de l’armement.

Industrie (celle de l’armement) qui n’est pas l’intérêt des peuples puisqu’elle détruit des villes, infrastructures, moyens de production, conduit à des déplacements massifs, comme le conflit syrien. Ainsi celons l’ONU, 5.6 millions de syriens sont déplacés à cause la guerre dans des pays voisins et le monde. Plus de 6 millions seraient déplacés à l’intérieur du pays. En France l’industrie de l’armement sert bien aux profits capitalistes. L’état Français a dépensé 58 milliards d’euros en 2017 en défense, dont 17 milliards qu’en crédits d’équipement militaire.

Effectivement comme les défenseurs de cette industrie disent, elles créent des emplois, 165.000 personnes travaillent en France. Pour comparer à d’autres secteurs d’activité, 220.000 travaillent dans l’automobile ou 180.000 dans la chimie.

Communistes, nous ne pensons pas que ceci soit un atout économique pour la France. D’une part, il s’agit d’un débat non tranché entre économistes capitalistes, si cet argent est investi efficacement, et si, en thermes de PIB et d’emploi, il serait mieux investi dans l’armement ou ailleurs. Certaines études penchent d’un côté, d’autres vers le contraire.

Mais plus importants pour nous, ces dépenses ne couvrent pas les besoins des travailleurs. Nous n’avons pas besoins d’armes, mais de services publics, d’un bon système d’éducation et santé, des biens de consommation. La France est le 3ème exportateur d’armes au monde. Elle en a exporté 7 milliards la dernière année, ce qui est dans la moyenne des 10 dernières années, 71 milliards depuis 2008.

Pourtant le deuxième client de la France est l’Arabie Saoudite. Ce pays mène une guerre depuis 2015 au Yémen, dont la situation humanitaire est catastrophique, à cause du blocage naval et aérien mené par l’Arabie Saoudite. Ce blocage pousse dans la famine à plus de 13 millions de personnes et pratiquement tous les enfants du pays. L’ONU qualifie cette situation comme la pire famine en 100 ans.

Les exportations d’armes en rendent complice la bourgeoisie française et le gouvernement à son solde !

Ces ventes sont inutiles aux peuples du mondes et au peuple français ! Depuis quelques années, il existe un débat assez relayé par les médias, impulsé par des groupes écologistes : la sortie du nucléaire. Du nucléaire civil, pour la production d’électricité bien sûr. Les raisons principales seraient des questions de sécurité. Pourtant, du nucléaire militaire, l’arme nucléaire, les débats est pratiquement marginale. Pourtant le risque de sécurité en est beaucoup plus grand puisque l’objectif de ces armes c’est la destruction et peuvent anéantir l’humanité en quelques heures.

Même après la chute de l’URSS en 91, le risque de nucléaire existe. Il en est de plus en plus important à cause de la monté des tensions entre les USA et la Russie. En Syrie, 4 puissances étrangères mènent des opérations, 3 ayant bombe : USA, Russie et Israël. Les possibilités d’entré en combat entre ces acteurs existent, et pourraient amener une guerre nucléaire.

En plus, l’abandon par les USA de traités issue de la guerre froide limitants certaines armes et système de défense augmentent le risque. La jeunesse Française ne ressent pas le problème. La question est pratiquement sortie des médias et de la culture de la jeunesse travailleuse et populaire du pays.

Pourtant, communistes, nous affirmons que la lutte contre le nucléaire est toujours aussi nécessaire. Elle commence par la lutte pour le démantèlement de l’arsenal nucléaire français.

Mais la jeunesse populaire de ce pays, qu’elle soit, qu’elle soit lycéenne, étudiant ou travailleuse à du soucis à se faire :

Les lycéens vont souffrir la réforme du bac qui détruit le bac 100% national : contrôle continu ouvre la porte au bac maison où du lycée d’origine sera important. Un 15 dans un bac d’un lycée élitiste, qui dépasse les cadres du programme national vaudra plus que celui d’un lycée mal réputé qui s’en content du programme et dans les profs sont contraints d’être moins exigeants.

La France marche vers une éducation nationale à deux vitesses : une élitiste, donc qui potentiellement peut être privatisé puisqu’elle peut créer des profits Et puis, une éducation poubelle mais nécessaire, pour former les travailleurs serviles pour le patronat.

Comprenant ces risques, nous appelons à signer notre pétition sur l’Éducation nationale. Signez en ligne sur notre site : De l’argent pour notre système public d’éducation

Les lycéens avaient largement raison de se mobiliser. Pourtant eux, à différence des Gilets Jaunes, ils n’ont pas eux quelques semaines de grâce et ils se sont pris des coups de matraques dès le premier jour. A Pablo comme ailleurs la volonté de se mobiliser existe, mais la résignation domine après les événements violents de décembre.

Ce n’est pas le cas de la Jeunesse Communiste. Nous continuons à dénoncer les politiques de classe du gouvernement et défendre que l’organisation est absolument nécessaire pour mener à bien la lutte.

Les étudiants sont aussi attaqués. Des années de baisse de dotation des universités avec le crédo « autonomie des universités », qui n’est que l’application de la marchandisation de l’université, dans la même logique que celle du lycée. Jeunes Communistes, nous dénonçons que Parcoursup et la sélection en entré sont des étapes fondamentales à ce processus.

Nous dénonçons aussi l’avance préoccupante hausse frais d’inscription pour les étrangers non Union Européenne, qui montent de 170 à 2 770 euros en licence, et 3 770 euros en master. C’est un coup très sérieux aux étudiants étrangers les plus modestes.

Il peu s’agir par ailleurs d’une expérience, et il est probable que cette augmentation soit généralisé à tous les étudiants plus tard. Le but étant de pousser vers des prêts privés pour engranger des profits financiers Il est vrai que certaines facs refusent de le faire. L’Université Grenoble Alpes en est une. Mais le désengagent financier de l’état dans les universités, et donc la manque de fonds des universités poussera les facs rebelles à le faire dans quelques années.

Communistes c’est hausse est absolument injuste. Elle est fondamentalement discriminatoire et élitiste les facs, éloignant les jeunes les plus populaires qui le méritent, de l’accès à l’éducation supérieure. D’autre part, a jeunesse travailleuse : en souffre la précarisation du monde du travail qu’on apporté la loi El Khomri et sa version XL passé par Macron en automne 2017. Le manque d’avenir est préoccupant. L’affaiblissement CDI par la baisse des indignités de licenciement des dernières réformes, la remise en cause des statuts qu’il soit de la fonction publique ; des cheminot depuis l’an dernier, en fond son futur plus incertain.

Pourtant la colère monte dans tout le pays. Le potentielle et la volonté de lutter et résister existent. Le renforcement des syndicats (CGT) et organisations de classe, la Jeunesse Communiste et le PCF en seront des vrais atouts pour les mobilisations à venir.

Vive le PCF ! Vive la Jeunesse Communiste !

Ouverture du site de signature en ligne de la PETITION POUR LA BAISSE DES CREDITS MILITAIRES DE LA FRANCE

https://baisse-budget-militaire.fr/

Signez et faites signer en ligne sur ce site ! Informez-nous des initiatives militantes de signatures !

Ce site est réalisé par des militants, en dehors de toutes les plateformes multinationales privées, du type « change.org » qui utilisent les signatures à des fins de publicité et de fichage d’opinion et qui dénaturent l’acte de pétitionner.

https://baisse-budget-militaire.fr/#sign-petition

 

En lien sur ce site,

Retrouver le texte du tract de présentation :

 

Lien vers le tract au format PDF mis en page

 

Sur le sujet, sur notre site:

PCF : enfin revenir à la revendication du désarmement nucléaire de la France dans une baisse globale de toutes les dépenses d’armement !, août 2018
Frappes occidentales contre la Syrie : une condamnation communiste sans réserves, communiqué, 14 avril 2018
Opposition de façade à l’OTAN : Gregor Gysi, dirigeant historique de « die Linke », actuel président du PGE, rassure l’ambassadeur US en 2010. Révélation Wikileaks !

 

Paix et désarmement. Remettre au centre l’opposition à la guerre impérialiste : cela devrait aussi être un sujet de congrès pour le PCF.

Cahiers communistes, 27 septembre 2018 

Nous avons édité et commencé à diffuser une PETITION POUR LA BAISSE DES CREDITS MILITAIRES DE LA FRANCE.

Nous la situons immédiatement dans le cadre du vote du budget pour 2019 par le Parlement et dans le contexte du centenaire du 11 novembre 1918. Une intense propagande impérialiste pour promouvoir  l’UE du capital, l’impérialisme européen « à visage humain » comme « un espace de réconciliation et forces de paix » est plus que prévisible.

On nous demande pourquoi nous lançons cette pétition au nom d’un certain nombre d’organisations du PCF, celles qui défendent la motion alternative « Reconstruire le Parti de classe – Priorité au rassemblement dans les luttes » et non au nom du Parti tout simplement.

C’est parce qu’il y là, encore, une véritable question de congrès et d’orientation, fondamentale, du PCF. Le contenu de notre pétition coïncide avec l’état d’esprit d’un très grand nombre de communistes et avec ce qu’on attend du PCF historique mais pas exactement avec les positions de certains dirigeants principaux du Parti et de la direction.

Dans le cadre des discussions de congrès, nous voulons développer ce débat. Il ne doit pas être étouffé dans l’ambiguïté. Nous partons partir de deux expressions récentes, assumées, de dirigeants du Parti (ci-dessous en format image):

1-      Une interview d’André Chassaigne, président du groupe GDR et membre de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, donnée à Var Matin, le 9 février 2018 que le député a diffusé sur son compte « Twitter ».

2-      Le tract national du secteur « Inter » du Parti diffusé à l’occasion des « Marches pour la Paix » du 22 septembre 2018.

Ces documents permettent de mesurer concrètement l’étendue des divergences dans le Parti qui exigent réellement un débat et une mise au clair.

Sur l’objet même de notre pétition, il y a désaccord. Le tract national de la direction du pcf ne traite pas du budget du ministère des Armées. Mais André Chassaigne estime : « Il y a une partie importante du budget [du nucléaire] qu’on pourrait utiliser pour mettre à niveau notre armement conventionnel. Je ne suis pas opposé à ce qu’on puisse augmenter le budget de la défense (Chassaigne). Mais si c’est pour le consacrer au nucléaire, on ne réglera pas les problèmes de l’armée française ».

De telles positions sont pour le moins troublantes de la part d’un dirigeant communiste. « Mettre à niveau notre armement conventionnel », ce n’est pas augmenter les pensions des veuves et veufs des soldats morts en expéditions néocoloniales (Mali, Afghanistan, Centrafrique, etc.), encore moins dédommager  les pays détruits par les bombes françaises (Libye, Syrie, etc.).

La Cour des comptes a d’ailleurs dû faire constater que les dépenses réelles consacrées à l’Armée et à la guerre, en intégrant les « OPEX, Opérations extérieures », excédait déjà les 2% de ponction sur la richesse créée par le travail, 2% du PIB du pays, niveau présenté comme un objectif par l’OTAN (mais autant par l’UE et le gouvernement impérialiste français).

Dans le reste de l’interview de Chassaigne, nous pourrions nous retrouver sur la nécessité de la re-nationalisation des industries d’armements françaises, au service d’une défense strictement nationale, si le député ne se contentait pas de mentionner un  vague « pôle public national de la Défense » qui ne revient pas que les changements de statuts et le processus de privatisation, par exemple de la Direction des constructions navales DCN, devenue Naval Group, qu’a notamment accomplis la « Gauche plurielle ».

Nous pouvions imaginer que la direction du PCF serait désormais claire sur la revendication essentielle, si simple, même si elle ne suffit pas, de la sortie de l’OTAN. Mais non, ce n’est pas clair non plus!

Nous nous souvenons comment le président actuel du Parti de la Gauche européenne, Gregor Gysi, avait, en 2010, rassuré l’ambassadeur des Etats-Unis en Allemagne : Le Parti de  la « gauche », « die Linke », demande la dissolution de l’OTAN parce qu’elle est impossible (supposant un vaste accord supranational entre Etats), alors que le slogan de « sortie de l’Allemagne  de l’OTAN » pourrait fonctionner sur la base d’un rapport de force national. Nous avions alors dénoncé cette duplicité du dirigeant du PGE, révélée par Wikileaks (enregistrements à l’appui, sans démenti possible de Gysi). C’est un véritable cas d’école politique.

Aujourd’hui, le dernier tract, du secteur inter de la direction du PCF suscite notre surprise et notre réprobation. Nous y lisons : « Nous sommes nombreux à considérer que l’OTAN est devenue  obsolète ». Ah bon, l’Otan, c’était mieux avant !! C’est sans doute que pense Trump…

Au verso, on lit encore encore : « Les communistes proposent, en lieu et place des stratégies d’alliances, d’opter pour des logiques de partenariats avec la mise en route d’un processus multilatéral de sortie de l’OTAN au profit de la création d’espaces communs de coopération et de sécurité collective ». « Processus multilatéral de sortie de l’OTAN » : l’expression est tordue, proche de la méthode Gysi. La direction du PCF, engluée dans la ligne du PGE, n’arrive pas à dire purement et simplement : « SORTIE UNILATERALE DE LA FRANCE DE L’OTAN » !

Enfin sur le nucléaire militaire… qui n’a rien à voir avec le nucléaire civil. Rappelons, une fois de plus, que les Mélenchon et les EELV sont aussi virulents contre cette énergie lorsqu’elle répond, non sans questionnements légitimes, aux besoins des populations, mais la défendent quand elle vise la destruction et la mort.

Sur ce sujet de l’arme atomique, le débat au sein de notre parti est ancien et connu. En 1977, le rapport Kanapa, dans une visée avouée de rendre le PCF « ministrable » dans la suite de l’Union de la gauche, décidait, gravement, d’accepter la force de frappe nucléaire gaulliste, comme un « fait accompli » et de rentrer dans l’illusion d’une autonomie de la « démocratie » France et dans la fable de la dissuasion.  Cette position a fait des dégâts dans le Parti, alors, et ensuite dans la société française. Nous pouvions espérer qu’elle aurait été dépassée, notamment après la forte et exemplaire mobilisation des communistes, notamment des jeunes communistes, en 1995 et 1996 contre la reprise des essais nucléaires à Mururoa.

Mais, dans la position de Chassaigne, comme dans le tract de la direction du Parti, l’ambiguïté demeure.

Pour nous, la participation aux campagnes mondiales pour la signature du Traité d’interdiction des armes nucléaires n’a de sens que si nous, en France, combattons l’arme nucléaire de notre propre impérialisme. Sinon, ce n’est que phrases et hypocrisie.

D’un côté, l’adhésion à la dissuasion semble abandonnée.  Mais il n’est pas question de remettre en cause l’arme nucléaire française. On lit parfois qu’il fait se contenter de « mettre à niveau notre équipement », ailleurs qu’il faut cesser de le moderniser.  Cela n’a aucun sens ! Comment va-t-il justifier de maintenir un armement nucléaire que les généraux diront inefficace ? De même, il est aberrant de renvoyer le désarmement nucléaire français à des accords entre la Russie et les Etats-Unis (réduction proportionnelle des arsenaux – position également de Mélenchon). Il n’est plus, depuis longtemps, question du nombre d’ogives mais de leur perfectionnement pour détruire et tuer plus « sélectivement », être plus opérationnel dans des conflits régionaux.

Camarades, prenons conscience d’où 10, 20, 30, 40 années de reniements, d’alignement sur l’idéologie ont éloigné la direction de notre Parti de notre théorie et de notre pratique révolutionnaires, internationalistes, de la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, de la lutte contre la guerre impérialiste, condition de la paix.

Avant, après le 38ème congrès tronqué du PCF, communistes, nous avons à remettre à l’ordre du jour et actualiser ces analyses fondamentales.

100 ans après le 11 novembre 1918, renouons avec le Léninisme et sa lutte contre la guerre impérialiste ! « Pas un homme, pas un sou pour la guerre impérialiste ! » suivant la formule historique. L’argent du travail, pour la santé et l’école !

LIEN VERS LA PETITION POUR LA BAISSE DES CREDITS MILITAIRES DE LA FRANCE

En lien sur ce site,

Retrouver le texte du tract de présentation de la pétition :

Lien vers le tract au format PDF mis en page

Sélection d’articles:

PCF : enfin revenir à la revendication du désarmement nucléaire de la France dans une baisse globale de toutes les dépenses d’armement !, août 2018
Frappes occidentales contre la Syrie : une condamnation communiste sans réserves, communiqué, 14 avril 2018
Opposition de façade à l’OTAN : Gregor Gysi, dirigeant historique de « die Linke », actuel président du PGE, rassure l’ambassadeur US en 2010. Révélation Wikileaks !
 
TRACT NATIONAL PCF DU

SEPTEMBRE 2018 ET INTERVIEW D’A. CHASSAIGNE A VAR MATIN DU 9 février 2018

Désarmer au lieu de surarmer le monde et la France : PETITION Pour la baisse des crédits militaires de la France

PRESENTATION (pétition ci-dessous):

Les quinquennats se suivent et les gouvernements successifs poursuivent les mêmes politiques. Les dépenses publiques et sociales sont rognées, sacrifiées, à commencer par l’hôpital, l’école ou les maisons de retraites pour renflouer les profits des capitalistes et des riches. Les services publics sont démantelés et livrés au privé. Tous les budgets publics sont frappés, sauf un : la défense.

Cette situation est révoltante et alarmantes dans le contexte national et international. La richesse produite par les travailleurs est détournée pour gaver les marchands de canons et aggraver les menaces de guerre dans le monde.

Avec l’avènement de Macron, le ministère de la défense a été renommé « ministère des Armées ». Ce n’est pas un détail.

La loi de programmation militaire prévoit, d’ici 2025, une augmentation de 1,7 milliard d’euros par an des crédits militaires, soit 300 milliards d’euros de dépenses sur 7 ans.

La Cour des comptes elle-même estime que les dépenses militaires dépassent déjà largement les 2% du PIB. Car les dépenses liées aux « opérations extérieures » ne sont pas intégrées dans le budget de l’armée mais prélevées directement sur les autres budgets publics.

Nous appelons les travailleurs et le peuple de France a casser le consensus militariste qui englobe la « gauche » et même une bonne part de la « gauche de la gauche ».

La hausse des crédits militaires à 2% du PIB est injustifiable qu’on l’impute à l’OTAN,  Trump, à l’Union européenne ou à l’impérialisme français. Nous combattons tous ces alliés, dans les politiques de domination et guerre, de la même façon.

La crise coréenne devrait avoir fini de démolir les illusions propagées l’idéologie dominante sur la « dissuasion nucléaire ». Combattre le péril atomique implique de combattre, dès à présent, sans attendre la signature supranationale, peu imaginable, du Traite d’interdiction des armes nucléaires (pour lequel nous militons), dans chaque pays, et notamment en France de mettre en cause l’existence même d’un arsenal nucléaire. Et cela ne peut se faire, comme le font tels ou tels lobbys d’armement, pour diriger de l’argent vers d’autres armes de destructions massives.

Depuis la fin de la « guerre froide » en 1989/1991, les dépenses militaires dans le monde ont crû plus que jamais atteignant 1800 milliards de dollars par an. La fin du « camp socialiste », quelles que soient les appréciations de sa gestion interne, a mis fin à une « détente » internationale, aggravé les convoitises des puissances dominantes sur les pays plus faibles, aggravé les dangers de guerre impérialiste.

Sarkozy, puis Hollande et Fabius, et maintenant Macron, ont accentué le rôle de mercenaire de l’impérialisme occidentale de l’armée française. Ils ont mis de l’huile sur le feu en Libye, Afrique noire, en Syrie, au Proche-Orient. La crise migratoire, notamment, est notamment issue de cette politique désastreuse. En Grèce, le « gauchiste » Tsipras préfère renforcer sa collaboration avec les armées impérialistes américaine et israélienne plutôt que d’acheter des canadairs pour protéger les banlieues d’Athènes des incendies.

Nous devons et pouvons agir, en France contre ces politiques. Dans quelques semaines, on va commémorer à grand bruit le centenaire de la fin de la première guerre mondiale.

Allons-nous laisser les célébrations du 11 novembre 2018 être détournées vers la propagande des impérialistes de l’UE, héritiers directs des fauteurs de guerre de 1914 ? A Paris 15ème, un monument national va être inauguré en l’honneur des soldats français morts en « opérations extérieures » : allons-nous laisser la commémoration de la mort inutile et vaine de ces soldats, le deuil des familles, sans parler des victimes des agressions militaires françaises, être récupérés par ceux qui prépare de nouvelles guerres d’agression et de mort ?

NON ! La phrase de Jean Jaurès, assassiné en juillet 1914, reste plus juste que jamais « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ».

Comme avant 1914, la logique d’affrontement inter-impérialiste, multipliant les zones « chaudes » sur la planète, s’aggrave entre puissances de nature différente mais qui, toutes, suivent un mode capitaliste de développement et d’expansion (Russie et Chine comprises). Les enseignements de la 1ère guerre mondiale, qui devait être la « der des ders », doivent être incessamment rappelés. En ce qui nous concerne, nous retenons qu’après Marx, Lénine, a montré que l’aspiration des peuples travailleurs à la paix, dans l’internationalisme, passait par la lutte contre le capitalisme et l’impérialisme dans chaque pays, de son propre pays.

Avant les « Marches pour la Paix » du 22 septembre, les commémorations du 11 novembre, nous vous appelons à signer la pétition au-dos.

Pour la baisse des crédits militaires de la France

L’argent pour l’hôpital et l’école, pas pour la guerre ! « Pas un sou pour la guerre impérialiste » !

Cette pétition n’engage pas l’ensemble de la direction du PCF. Elle est lancée par les initiateurs de la motion alternative pour le 38e congrès du PCF de novembre 2018 : « Reconstruire le Parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ».

 

Désarmer au lieu de surarmer le monde et la France

PETITION Pour la baisse des crédits militaires de la France

Adressée au Président de la République, au gouvernement et à tous les parlementaires qui devront voter le budget de l’Etat, avant la commémoration du centenaire du 11 novembre 1918

 

Je, soussigné(e), demande :

- La sortie de la France de l’OTAN et de toute politique militaire intégrée de l’Union européenne du capital

- La (re)nationalisation des industries d’armements, leur orientation stricte vers la défense nationale avec perspective de reconversion vers le civil

- Le retour en France de tous les soldats déployés dans les OPEX

- Le démantèlement progressif, unilatéral, des programmes français d’armement nucléaire, et d’autres armes de destruction massive

- Le renoncement, dès 2019, à l’augmentation de 1,7 milliard d’euros par an, jusqu’en 2025, et, au contraire, la baisse des crédits militaires

- La réorientation de cet argent vers les politiques sociales, notamment l’hôpital, la prise en charge des personnes dépendantes, l’école et la coopération avec les pays moins développés.

 

JE SIGNE LA PETITION « Pour la baisse des crédits militaires de la France »

 

Je signe

 

Pétition pour la baisse des crédits militaires de la France (sept. à déc. 2018)

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