Politique

De quoi Fillon est-il le nom ? (de quoi Macron est-il le nom?)

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Fillon 2017 : le système a trouvé son champion de droite pour foncer sur l’autoroute ouverte par sa « gauche »

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Il fallait bien inventer quelque chose comme les « primaires » pour arriver à ce miracle : faire passer Fillon pour un homme de changement ! Fillon, l’artisan de la privatisation de France-Télécom en 1996, appliquée par Jospin. Fillon, l’auteur de la loi de 2003 avançant la casse de la retraite solidaire. Fillon, le premier ministre de Sarkozy de 2007 à 2012 !

Dans le jeu des « primaires », l’ex hyper-président Sarkozy a personnifié et endossé seul le bilan de 2007-2012. Juppé, jouant « au centre », présenté comme un moindre mal pour la « gauche », est passé pour l’homme d’une certaine continuité avec la politique du gouvernement actuel. Voilà comment Fillon, en proposant une poursuite encore plus brutale de la politique en faveur du capital et en soignant ses postures conservatrices sur les questions de société, peut personnifier une rupture suffisante pour prendre le relai de Hollande.

Comme dans les autres pays, la démocratie bourgeoise est à bout de souffle en France. Le discrédit des politiciens au pouvoir, le rejet de leur politique n’ont jamais atteint de tels niveaux, ce dont témoignent notamment l’abstention et non-inscription sur les listes électorales. Pour autant, dans les conditions de la France, il apparaît que le système peut et doit continuer à miser sur l’alternance droite/gauche pour faire gérer les intérêts du capital.

Il faut rappeler que gauche et droite en 2000 se sont accordées pour limiter à une fois tous les 5 ans, sur le scrutin le plus personnifié et le plus pauvre en termes de débat démocratique, l’échéance de renouvellement de l’équipe dirigeante.

Aujourd’hui, le système n’a pas besoin du recours, au pouvoir ou à ses portes, à des populistes de type Donald Trump ou Beppe Grillo. En France, seul le FN pourrait jouer ce rôle mais il reste trop marqué par sa filiation fasciste pour gagner une majorité. Dans la primaire de la droite, le seul candidat, Poisson, qui prônait une passerelle avec l’extrême-droite a obtenu 1,3%. Il semble, au contraire, que la désignation de Fillon traduise la mobilisation de la bourgeoisie ultraréactionnaire sur une autre voie, celle de la droite traditionnelle. Le Pen et Philippot semblent, quant à eux, cantonnés par le système à travailler au détournement, au moyen d’une démagogie couplant social et racisme, de l’électorat issu de la classe ouvrière.

Symétriquement, le système n’a ni besoin, ni intérêt à recourir à une grande coalition « social-démocratie/droite » comme en Allemagne ou, d’une autre façon, avec l’abstention des députés du PSOE, en Espagne. Vu l’histoire, encore récente, de notre pays, les hésitations dans les syndicats de tradition révolutionnaire, le risque serait trop grand de laisser un espace politique pour une « vraie » gauche.

L’insistance de l’idéologie dominante à promouvoir le nouveau produit politique « Macron » fait aussi réfléchir. La création d’un troisième pôle politique, au centre, très libéral, « ni droite, ni gauche », a-t-elle plus de chances de réussir que lors de toutes les tentatives passées avortées ? Macron, se plaçant hors du PS, tout en étant un instigateur des pires réformes du quinquennat finissant, pourrait servir à une réhabilitation d’un « PS de gauche ». Le sacrifice – le suicide politique – programmé de l’ambulance François Hollande suit la même logique.

La primaire du PS, fin janvier, a de fortes chances (de forts risques) de servir à remettre en selle une « gauche » réformiste, susceptible de canaliser l’opposition sociale et syndicale à la politique de Fillon. Dans notre idée, il est inacceptable que des dirigeants du PCF se préparent, pour quelques places, à cautionner cette perspective.

Toute l’activité des communistes doit être, pendant la campagne des présidentielles, à défaut d’être dans la campagne (vu les choix d’abandon de Pierre Laurent ou d’André Chassaigne), de préparer les luttes à venir contre le pouvoir Fillon et ses nouvelles attaques radicales contre nos acquis sociaux et démocratiques. Avec tout ce que continue à représenter notre parti, le PCF.

L’élimination de Juppé par la bourgeoisie tient aussi à son mauvais souvenir des grèves de novembre/décembre 1995 et de la mise en échec du « plan Juppé – droit dans ses bottes ».

Le mouvement contre la loi El-Khomri en 2016 a montré le niveau de colère – de classe – dans la population et la détermination de centaines de milliers de travailleurs à entrer dans la lutte. Nous devons faire ce constat en toute conscience des calculs politiciens à « gauche » et de la pédagogie de la résignation qui ont guidé Valls et le gouvernement actuel dans leur provocation antisociale.

Fillon s’apprête à s’engouffrer dans les nouvelles brèches béantes ouvertes par la gauche contre les travailleurs, y compris le dispositif répressif accru. Des luttes très dures s’annoncent. Elles ne se gagneront pas avec les politiciens et les illusions de « gauche » qui ont laissé faire les mauvais coups de Hollande-Ayrault-Valls.

Fillon, surenchérissant sur Juppé, a commencé à donner ses axes de batailles : autant de luttes à préparer.

Dans la suite d’El-Khomri, il veut la flexibilité totale du temps de travail. Pour mieux organiser la défense, ne nous trompons pas de repère et soyons lucides sur la nature originellement nocive des lois Aubry.

S’appuyant sur l’accord PPCR obtenu par Lebranchu grâce aux syndicats de collaboration, Fillon veut achever le statut de la fonction publique et liquider 500.000 fonctionnaires en 5 ans. Une bataille majeure s’annonce.

Après le CICE, le transfert d’un montant inédit, organisé par Macron et Hollande, d’argent socialisé provenant du travail vers le profit capitaliste (40 milliards d’euros par an), Fillon veut saigner encore le peuple avec 16 milliards de ponction par une augmentation de TVA, notamment pour financer la suppression de l’ISF !! La bataille avortée de 2013 contre les augmentations de TVA peut et doit être reprise.

Fillon prépare l’opinion à une réduction sans précédent des prestations de l’assurance maladie et de l’hôpital public. Ne seraient plus remboursées socialement que les pathologies les plus lourdes, les plus coûteuses à soigner. Le reste serait vidé de la Sécu pour remplir les complémentaires et les praticiens privés.  Une autre bataille majeure et rassembleuse à anticiper.

A cheval sur les deux quinquennats – sans mouiller la majorité à venir – le pouvoir tente de faire passer le passage à la retenue à la source pour mieux détruire l’impôt progressif et poursuivre la fiscalisation du financement la Sécurité sociale (fusion CSG et impôt sur le revenu, exonérant progressivement les entreprises). Bien que technique, cette contre-réforme d’une extrême gravité peut et doit donner lieu à une campagne de masse.

Enfin, sous ses postures de « rupture », Fillon fait passer, pour le camp de la bourgeoisie, l’objectif du renforcement de l’intégration dans l’UE, du développement de la suprématie politique de l’UE et de la BCE sur la zone euro : s’il y a bien un sujet sur lequel les communistes ont la responsabilité de mener la bataille, c’est celui-là.

De quoi Fillon doit-il être le nom ? D’une mobilisation renforcée dans les luttes !

EDT pour Vive le PCF,29 novembre 2017 

Dossier – Une fiscalité de classe à combattre !

Dans les années 70, Georges Marchais proposait qu’au-delà d’un certain montant de revenus l’impôt prenne tout. Cela peut paraître dur mais les très riches peuvent effectivement payer. Même avec un taux d’imposition moyen à 75 % (ce qui implique, avec le système des tranches, une tranche maximum autour de 80, 90%), Mme Bettencourt disposerait encore de quoi bien vivre !

Le patrimoine connu de Mme Bettencourt est pratiquement égal à celui cumulé des 13 millions de français les plus pauvres. Pour avoir aujourd’hui le même patrimoine, un smicard aurait dû mettre de côté l’intégralité de son salaire depuis l’année 2 700 000 avant Jésus-Christ ! Avant la découverte du feu ! Prendre 2000 € à un ménage moyen, c’est le priver de dépenses utiles. Les prendre à une personne au RSA, c’est le priver de dépenses vitales. Prendre 90 % du revenu de Mme Bettencourt soit 480 millions, c’est lui laisser par an près de 55 millions. Pas vraiment la misère ! Quant à son patrimoine, il lui faudrait pour le consommer, en dépensant 4,5 millions par mois, si on confisquait tous ses revenus, vivre jusqu’en 2630 ! Pas de pot, elle a déjà 94 ans !

Alors oui pour les communistes, il faut taxer à un taux très élevés les revenus indécents des ultra-riches ! Il faut en finir avec la fiscalité de classe qui fait peser sur les travailleurs le poids des impôts !

Impôts locaux : injustes et très lourds pour les foyers modestes

Les impôts locaux (pour les particuliers, taxe d’habitation et taxe foncière) sont particulièrement lourds pour les moins aisés. Une veuve de 70 ans avec une pension de réversion de 800 €, propriétaire de sa maison dans une ville pauvre, peut facilement payer 2000 € d’impôts locaux.

Calculés sur une «valeur locative» fictive (loyers de 1970 réactualisés), ils ne tiennent pas compte des revenus. La valeur locative n’ayant pas été révisée depuis 1970, une maison de maître rénovée et luxueuse est évaluée plus bas qu’une maison modeste récente ou un HLM, même ancien, car lors de la première évaluation, la maison de maître avait les WC à coté des lapinières et juste un évier avec l’eau froide.

Ce sont des impôts de répartition, ce que ne paie pas la maison de maître est payé par les autres contribuables ! Plus une commune est pauvre (pas d’industrie, etc,,) plus le taux appliqué est fort. Paris est souvent moins cher que bon nombre de petites communes rurales. La réforme de la taxe professionnelle, gigantesque cadeau aux grandes entreprises et aux professions libérales les plus aisées, a contribué à reporter ces impôts sur les particuliers. La baisse des dotations de l’Etat (28 milliards, en parti pour financer des cadeaux aux patrons ) a encore fait augmenter l’addition pour le contribuable lambda.

La fin progressive de la demi-part pour les veufs et divorcés lancée par Sarkozy et maintenue par Hollande a fait perdre à de nombreux retraités modestes leurs exonérations. Les protestations, notamment du PCF, ont permis de les maintenir en 2015 et 2016 pour ceux qui en bénéficiaient en 2014 mais ceux qui ont eu 60 ou 75 ans en 2015 en sont exclus.

Pour les communistes, il faut réviser les valeurs locatives pour coller à la réalité de la valeur des biens et intégrer les revenus perçus au calcul. Comme pour l’impôt sur les revenus, les foyers aux revenus modestes et sans gros patrimoines doivent bénéficier d’abattements et d’exonérations. Enfin, un système de péréquation doit permettre de mettre fin à une situation ou plus une collectivité est pauvre, plus l’impôt local est élevé.

Les impôts indirects : injustes et anti-démocratiques

Un impôt dit indirect est un impôt payé par le consommateur lorsqu’il achète des biens ou des services. Sous la monarchie, ils focalisaient la colère du peuple et la révolution les avait supprimés pour les remplacer par des impôts directs. Très vite la bourgeoisie les a réintroduits. Aujourd’hui, la TVA est de loin le plus important d’entre eux, suivi par la TICPE sur les produits pétroliers.

Les impôts indirects sont antidémocratiques car « invisibles ». En achetant une Logan à 7790 €, l’acheteur paie 1298 € de TVA. un caddy de 200 € à Leclerc, c’est 18 € de TVA. Un appartement à 120000 €, c’est 20000 € de TVA. Les taxes sur le carburant représentent (TVA et TICPE) environ 60 % du prix payé.Chaque plein de 70 € c’est 42 € d’impôt ! Mais ces impôts ne se voient pas et le consommateur ne proteste pas. Hors, le consentement conscient à l’impôt est la base de la démocratie.

Les impôts indirects sont injustes car ils touchent uniquement le revenu consommé ! Un Smicard, une personne au RSA, un couple moyen avec enfants consomment intégralement leur revenu et paient de la TVA sur la totalité de leurs revenus.A l’extrême opposé, la population la plus riche ne consomme qu’une part infime de son revenu. Elle ne paie donc de la TVA que sur une petite part de ce qu’elle gagne. La TVA est donc un impôt dégressif : plus l’on gagne, plus le taux d’imposition est faible !

Les impôts indirects sont très injustes. Leur part augmente sans cesse tandis que la part de l’impôt sur le revenu baisse sans cesse. Ils représentent plus de 55 % des impôts d’Etat en France. L’impôt sur les revenus , plus juste en théorie, représente moins de 20 % des recettes de l’Etat et 13 % des impôts si l’on intègre les impôts locaux et la CSG. Détesté par les plus riches, sa part baisse régulièrement tandis que celle des impôts indirects augmente. En fiscalité, Hollande est bien plus « l’homme qui murmure à l’oreille des riches » que « l’ennemi de la finance » qu’il prétendait être. Il a poursuivi et aggravé les politiques fiscales de Sarkozy.

Il n’est pas de justice fiscale possible sans  remplacement  des impôts indirects par un impôts progressif dont le taux augmente avec le revenu. Il faut en finir progressivement avec les impôts indirects injustes et accroitre l’imposition des plus riches.

Impôt sur la fortune : pas si cher que ça !

Les personnes payant l’impôt sur la fortune ont l’habitude de se plaindre. Pourtant, l’impôt  payé représente 0, 3 % en moyenne de leur fortune imposable.

Celle-ci ne comprends pas leur patrimoine professionnel (action de sociétés qu’ils dirigent par exemple) et beaucoup de biens sont imposés après de gros abattements Le taux réel moyen doit tourner au pire à 0,2 %.

L’impôt est en outre plafonné en fonction du revenu imposable (80%). Hors beaucoup parmi les plus riches déclarent de très faibles revenus et échappent à tout ou partie de l’ISF. Par exemple, ce plafonnement fait économiser 51 millions à Mme Betttencourt.

 

Jeux olympiques à Paris : plutôt que le matraquage, le débat contradictoire et un référendum

La candidature de Paris pour l’organisation des Jeux olympiques d’été en 2024 suscite un gros enthousiasme parmi les grandes entreprises, les patrons et les politiciens. Vu les promesses de milliards d’euros de profit, engrangés sur des investissements publics juteux, on les comprend. Les autorités, François Hollande, Anne Hidalgo, le Comité olympique déclarent unilatéralement que tout le pays suit leur choix et tous les contribuables sont heureux. Préventivement, ils annoncent – y compris avec la caution d’une partie de la « gauche » – des dépenses publiques modérées et des retombées bénéfiques.

Sauf que les gouvernements grec (Athènes 2004), chinois (Pékin 2008), britannique (Londres 2012) ou brésilien  (Rio 2016) ont tous promis la même chose. Sans parler des jeux olympiques d’hiver… Et à chaque fois, les budgets initiaux ont explosé aux dépens des contribuables et des peuples, au profit des multinationales sinon des mafias. Les chiffres, officiels, sont parlants :

PCF refus jeux olympiques paris 2024

Pour l’instant, Paris 2024 doit coûter officiellement 6,5 milliards d’euros. Quel coefficient de sous-estimation doit-on appliquer ? La construction de la Philharmonie (équipement culturel utile celui-ci) a coûté aux collectivités et à l’Etat deux fois plus qu’annoncé (400 millions d’euros au lieu de 200) pour le plaisir notamment de Bouygues…

« Evénement populaire », les JO ? Les habitants de Rio ont été presque tous exclus, pour cause de prix, des 15 jours de spectacle, alors que c’est eux qui sont ponctionnés ! Les stades flambants neufs – et bourrés de malfaçons – étaient bien vides cet été. Les JO ont entraîné la Grèce dans la corruption totale et la crise que l’on sait. A Londres, les profits ne sont pas allés aux Londoniens !

« Glorification de la noblesse du sport et de la santé » les JO ? Le sport amateur y est depuis 30 ans juste toléré comme faire valoir du sport-business avec des idoles publicitaires, gavées de produits et de fric. Seul le chauvinisme, de plus en plus étroit et commercial, demeure du soi-disant idéal olympique du Baron de Coubertin. Dans la Grèce antique, les JO étaient une période de trêve dans les guerres entre les cités. Aujourd’hui, à l’âge néo-capitaliste, ils avivent les tensions, les hostilités, les haines, la mise en concurrence entre les peuples. Certains Etats (Qatar) vont jusqu’à acheter des champions étrangers en leur offrant des naturalisations factices.

Le sport populaire sort-il dopé des JO ? Une récente décision, particulièrement mesquine, de la municipalité de Paris, donne une bonne idée de sa notion de l’affectation de l’argent. La température des 37 piscines parisiennes va être abaissée d’un degré pour économiser … 200.000 euros par an. Sans doute pour combler une partie des milliards d’euros destinés aux JO !

La moindre des choses en tout cas – communistes, nous nous adressons dans ce sens aux donneurs de leçons de démocratie –serait d’organiser un référendum à Paris et en Ile-de-France. Cela obligerait les autorités à informer de façon moins dépendantes des puissances d’argent et à laisser la parole à des contradicteurs.

Dans un pays, que l’on dit relativement épargné par la crise, l’Allemagne, les habitants de Hambourg et de Munich, ayant obtenu la tenue de référendums, ont, tour à tour, dit NON aux projets de JO (d’été et d’hiver) voulus par les autorités régionales et le patronat. A Rome, la nouvelle maire – sur ce plan du moins – a respecté ses engagements électoraux et couper court au projet ruineux « Rome 2024 », au grand dam notamment des firmes de l’immobilier.

Anne Hidalgo et Valérie Pécresse ont au moins autant l’obligation de faire le choix de la démocratie. Ensemble, sachons le leur rappeler !

Travailleurs, retraités, jeunes attaqués et appauvris par les politiques antisociales, Réfugiés fuyant les bombes, les dictatures, la désolation, Nous avons les mêmes ennemis : les capitalistes profiteurs des guerres !

Communiqué de la section du PCF de Saint-Martin-d’Hères (Isère), repris pour Vive Le PCf.

Un millier de manifestants ont eu raison de la provocation du FN à Saint-Martin-d’Hères.

C’est pour nous une victoire de la solidarité de classe, contre le discours démagogique, xénophobe et de peur de l’extrême droite, que d’avoir initié un rassemblement place du CNR, ce qui a provoqué l’inquiétude du FN qui a finalement annulé sa provocation de manifestation sur des mots d’ordre nauséabonds, dans notre ville communiste depuis 1945.

En effet, ce vendredi 4 novembre 2016, un millier de personnes étaient rassemblées place du Conseil National de la Résistance à l’appel des communiste de SMH, de l’UD CGT de l’Isère, d’organisations politiques d’extrême gauche et des organisations de jeunesse et étudiantes.

Une manifestation partant du domaine universitaire a convergé vers notre rassemblement. Peu avant notre rassemblement, le FN a annulé sa manifestation devant la mairie de Saint-Martin-d’Hères. Nous considérons cela comme une victoire mais appelons aussi à rester vigilants face aux manœuvres politiciennes de haine du FN et au cynisme et à l’hypocrisie des politiciens du système, toujours prêts à détourner la colère des travailleurs vers leurs frères de classe alors que nous avons les mêmes ennemis : les capitalistes profiteurs de guerre !

La presse a minimisé honteusement notre rôle moteur dans cette mobilisation réalisée en moins de 3 jours. Nous, communistes, nous ne nous formalisons pas, nous avons l’habitude… Notre force réside en notre présence sur le terrain aux côtés des travailleurs.

Sur la place du CNR dans une bonne ambiance, plusieurs prises de parole ont eu lieu dont celle de Monsieur David Queiros, maire PCF de Saint-Martin-d’Hères qui, (en réponse aux provocations xénophobes du FN sur notre commune communiste depuis 1945), a souligné la réussite du rassemblement populaire et festif sur des positions de solidarité internationaliste. Chaque organisation appelante a pu s’exprimer : nous étions avec nos différences tous unis contre la provocation du FN sur SMH et contre son discours de haine, de peurs..

L’annulation de leur manifestation est une grande victoire de la solidarité de classe !

Nous avons la fierté d’avoir une ville où, depuis des décennies, des travailleurs réfugiés de tous les pays s’y sont installés et vivent ensemble, réfugiés du fascisme Italien, Espagnol, Portugais, réfugiés du colonialisme et des guerres impérialistes d’hier et d’aujourd’hui… Nous refusons de voir stigmatiser nos voisins, nos collègues, nos amis. Nous sommes tous des travailleurs et nos intérêts sont communs.

Ce n’est certainement pas quelques dizaines de réfugiés arrivés sur SMH, comme dans d’autres villes, qui nous mettent en difficulté. C’est la politique capitaliste, va-t-en guerre imposée aux travailleurs pour que quelques uns s’enrichissent !

La politique du capital, par sa déréglementation du travail issue des différents projets de loi gouvernementaux rejetés par les travailleurs , produit la casse des statuts des cheminots, des fonctionnaires mais également l’augmentation des emplois précaires, les licenciements… tout en offrant de nouveaux cadeaux au patronat (200 milliards d’aides données aux entreprises via plus de 4500 dispositifs) alors que les travailleurs sont au pain sec et à l’eau !

STOP AU VRAI SCANDALE ! LA POLITIQUE VA-T-EN GUERRE DU GOUVERNEMENT !

Elle coûte, chaque année, des milliards d’euros (1 avion rafale = 250 millions d’euros = 20 000 SMIC ANNUELS !), alors que cet argent serait mieux investi pour l’ensemble des travailleurs dans les écoles, les hôpitaux, les services publics, voilà le vrai scandale !

Le FN n’a pas le monopole de l’hypocrisie. L’extrême droite pousse jusqu’au bout celle des gouvernements successifs de la France, des autres pays d’Europe et de l’UE.

Qui est responsable des guerres qui ont semé la désolation, détruit les États en Irak, en Libye, en Syrie et ailleurs ? Qui sinon les Sarkozy, Hollande ou Fabius, Blair, Cameron ou Merkel, complices de l’impérialisme américain ? En concurrence avec la Turquie ou la Russie pour piller les richesses de ses pays.

La lutte contre le « terrorisme » n’est qu ’un prétexte. Les autorités françaises flattent et arment les dictatures du Golfe, comme le Qatar et l’Arabie Saoudite, celles qui alimentent les groupes terroristes.

Des réfugiés dans le monde, il y en a de plusieurs sortes :

- Il y a ces millionnaires, ces milliardaires de France, qui le plus souvent n’ont jamais travaillé et qui s’installe en Suisse, en Belgique ou à Monaco pour échapper à l’impôt républicain. Il y a ces affairistes qui placent leurs avoirs dans des paradis fiscaux, sous les tropiques, pour frauder le fisc et le financement de la Sécurité Sociale.

- Il y en a d’autres très différents : ceux qui fuient au péril de leur vie, sur des radeaux de fortunes, des pays écrasés par la guerre, la misère, la répression, les dictatures, notamment la Syrie, l’Afghanistan, la Somalie, l’Erythrée…

Il y a 40 millions de réfugiés de guerre dans le monde. Quelques centaines de milliers atterrissent en Europe.

L’hypocrisie est complète sur le sort des « migrants ». Tantôt les réfugiés sont refoulés, laissés à la mer. Tantôt ils sont tolérés, au compte-goutte, en Europe, selon les besoins en main d’œuvre, souvent qualifiée, toujours ultra-précaire vu leur situation de détresse, des économies, notamment allemande, suédoise ou britannique.

Communistes, face aux manœuvres politiciennes de haine du FN, au cynisme et à l’hypocrisie des politiciens du système, nous nous prononçons pour :

- L’arrêt de la participation de la France aux guerres à l’étranger, la cessation immédiate des livraisons d’armes au dictatures du Golfe et d’ailleurs, la sorite de la France de l’OTAN
- La levée immédiate de l’état d’urgence
- La réduction des dépenses militaires
- L’argent pour l’école, l’hôpital, pas pour la guerre !

Pour la justice sociale, contre les logiques de divisions et de haine, contre l’engrenage de la guerre impérialiste, qui nourrit le terrorisme là-bas et ici, pour la solidarité entre les travailleurs de toute origine, pour la paix, communistes, syndicalistes, nous réaffirmons notre engagement total pour les travailleurs et les populations.