PCF – CRISE – CONGRES

Emmanuel Dang Tran, membre du CN, dénonce le questionnaire de la direction nationale dans Politis

Contribution collective consécutive à l’Assemblée Générale de la Section du pays Grassois du 6 octobre 2017

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Nous retranscrivons ci-dessous les réflexions de nos camarades de la section du pays Grassois (Alpes-Maritimes) concernant le questionnaire lancé par la direction du PCF dans le cadre de la préparation du 38e congrès.

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Chers camarades,

C’est après avoir pris connaissance du « formulaire » adressé aux adhérents par la direction Nationale, et en avoir minutieusement débattu, que notre section a décidé, à l’unanimité, d’adresser une réponse collective à cette opération, dont nous considérons qu’elle s’apparente plus à du « démarchage marketing commandité» qu’à une préparation sérieuse de congrès, sur la base d’un texte préparatoire contenant un bilan critique de la direction sur sa propre action et sur celle du parti.

Dans une opération « consultative » de ce type, le répondant n’a bien-sûr que l’illusion du pouvoir : il est rendu complice d’un procédé qui le dépossède de sa souveraineté au seul profit du commanditaire. En effet, à l’évidence, le pouvoir est à celui qui :

          – choisit les questions posées en fonction de ses objectifs ;

          – sélectionne les réponses qui conviennent à ses buts particuliers plus ou moins conscients ;

          – fait l’exégèse des réponses en les interprétant selon ses préjugés ou ses intérêts spécifiques ;

          – néglige plus ou moins consciemment les questions et réponses qui dérangent.

Faut-il rappeler que déjà Robert HUE faisait appel à des procédés sondagiés sous les prétextes les plus fallacieux, et pour les pires résultats ?

Questions ambiguës appelant des réponses aux significations contradictoires ; termes flous ; propositions absentes ; choix permettant à la direction de ne faire qu’un bilan partiel et adapté « à la demande du marché politique intérieur» ; choix ne permettant pas de répondre à la question posée (à l’exemple, dès le début du questionnaire, il est impossible, parmi les choix proposés, de répondre par la négative à la question posée portant sur la cohérence de « notre projet » avec les enjeux…) ; ce sont donc les réponses attendues par une direction, aux abois et sans boussole, que l’on nous demande de valider. La possibilité de faire d’ « autres propositions » n’engendre que l’apparence d’une liberté de choix, finissant nécessairement noyée dans la masse des réponses, ou réinterprétée à souhait.

Plus grave encore pour notre parti, fondé dès 1920 par la volonté de renoncer aux illusions sociales démocrates et d’ouvrir une perspective de société Socialiste.

On apprend que notre direction, appâtée par quelques « produits de marketing électoral alléchants » nous a donnés en pâture à la multinationale « Yankee » du « marchandising électoral populiste » (au plus mauvais sens du terme), NationBuilder ! Nous voici membre d’une clientèle « de choix » aux côtés de Trump, Juppé, Fillon et Mélenchon… Et voici nos données*, et peut-être même les réponses au questionnaire, exploitées par un spécialiste du fichage et du profilage d’électeurs, etc.

C’est pourquoi nous ne pouvons participer à cette opération de tromperie. Prenant la mesure de ces éléments, en y ajoutant l’échec des stratégies portées par nos directions, les communistes du pays Grassois proposent des solutions constructives immédiates :

          – Préparation du congrès : mise en place d’une commission pluraliste intégrant toutes les sensibilités aujourd’hui présentes dans le parti permettant, par une critique constructive, de préparer dans les formes le prochain congrès ;

          – Direction : Ayant à l’esprit que dans les batailles perdues la responsabilité des Généraux est plus importante que celle des simples soldats, nous appelons toutes les directions, du national au local, à présenter le bilan de leurs stratégies, de leurs activités, de leurs résultats et en tirer les conséquences, tant personnelles que collectives. Au regard de la dernière période électorale, (catastrophique) nul ne peut s’épargner une analyse critique, notamment de la stratégie dite du « Front de Gauche » et des stratégies faisant du PCF « la pouponnière permanente de ses propres prédateurs ».

Concernant le congrès nous proposons d’ajouter au débat les questions suivantes :

          – Qu’est-ce qui distingue un parti révolutionnaire de classe d’un « parti politique comme les autres » ? d’un parti « réformiste » ? À laquelle de ces catégories de parti voulons-nous appartenir ?

          – Comment remettre le marxisme (doctrine vivante et en mouvement) au cœur de la formation, de la communication et des pratiques des militants ? Faut-il y substituer une autre doctrine ?

          – Quelle stratégie et quelles étapes pour substituer au mode de production capitaliste aujourd’hui dominant, un mode de production socialiste ou communiste ? Faut-il se limiter à aménager au mieux le capitalisme ?

          – En fonction des réponses apportées à ces questions, il conviendra, seulement alors, de définir les alliances de classe ou de partis nécessaires à notre stratégie. Sous quelles formes ? La nature d’un parti se défini au regard des intérêts de classe et des couches sociales qu’il défend en priorité et qu’il parvient à unifier en un tout cohérant et coopérant. Si l’on gomme cette réalité, alors, de force d’action unie, nous mutons en club de discussion, perdant à la fois son triple caractère de parti révolutionnaire, de classe(s) et marxiste.

Nous tenons également à faire partager quelques propositions d’organisation à même de renforcer l’efficacité générale de notre parti :

          – Directions nationale et fédérales (1): retour à un secrétariat, un bureau, et un comité central sur la base des aptitudes et de la valeur militante et non pas d’une représentation géographique, de copinage ou de coteries. Les quotas ne doivent plus pouvoir servir à éliminer en priorité des camarades de valeur pour des luttes de pouvoir ou de place comme cela arrive malheureusement.

          – Directions nationale et fédérales (2): aujourd’hui nous sommes une armée Mexicaine qui détourne parfois les meilleurs militants des tâches de terrain au profit de causeries improductives et d’une forme de « tourisme politique ». Nous préconisons une Direction resserrée et collégiale (à l’image de la pratique du PC Portugais) permettant de combiner réactivité et bienfaits de l’élaboration collective.

          – Pour assurer la démocratie et la cohésion du parti: consultations plus fréquentes des fédérations et des sections sur la base qualitatives de rapports et de comptes rendus et non de QCM.

          – Mettre les paroles en accord avec la pratique. Si à défaut des cellules, les sections sont les lieux de base de l’organisation militante, elles doivent retrouver les moyens matériels de travailler au plus près de la population. Donner plus de moyens aux sections en modifiant le mode de répartition des cotisations (aujourd’hui 2/3 des moyens sont éloignés des lieux de militantisme).

En conclusion, nous tenons à rappeler qu’il y a des partis qui ont nié leur passé de lutte, leur nature de classe, leur objectif d’une société socialiste et leur théorie révolutionnaire. Dans plusieurs cas, ces partis ont intégré le système et ont fini par disparaitre. Ce fut le cas du PC Italien sabordé par des dirigeants opportunistes. Conscient de cela nous appelons les communistes partageant notre analyse à s’unir pour relever notre Parti afin de le mettre en état de reprendre l’offensive Révolutionnaire.

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*Nous lisons dans la presse spécialisée : «le précieux fichier interne Cociel alimentera la plateforme NationBuilder. A terme, le PCF envisage de gérer l’ensemble de sa base militante et de son maillage territorial grâce au logiciel américain ». Source : https://www.lalettrea.fr/action-publique/2017/01/19/le-pcf-adopte-nationbuilder-le-logiciel-de-melenchon-et-fillon,108197797-ARL

Conseil national du PCF d’après élections : La direction nationale veut utiliser le désastre électoral pour accélérer la liquidation du Parti ! Pierre Laurent confirme le choix de la défaite.

EDT pour vivelepcf, 3 juillet 2017

Le rapport de Pierre Laurent constitue une véritable provocation pour le PCF et les communistes. Il explique comment le recul électoral historique est le moyen d’accélérer la stratégie qui l’a provoqué. Après Hue et Buffet, Laurent maintient le cap : le choix de la défaite correspondant aux choix de la liquidation du parti révolutionnaire, avec la seule sauvegarde de leur appareil comme préoccupation. Camarades, ne nous laissons pas anesthésier ou décourager par la pédagogie de la résignation, de l’indifférence, par les discours lénifiants, les manœuvres politiciennes minables. Reconquérons notre parti ! Reconstruisons le parti de classe. 

Lien vers la pétition : « Pierre Laurent doit démissionner »

Le séisme qu’a représenté, pour les militants, le désastre électoral des législatives n’a guère ébranlé la place du Colonel Fabien et le Conseil national, réuni les 23 et 24 juin. Cela ne tient sans doute pas tant à l’architecture en béton de Niemeyer qu’au verrouillage dans la désignation des membres du CN au congrès de 2016.

Réduite d’une demi-journée par rapport à la convocation, la réunion du CN a duré 10 heures. Faute de temps, la parole n’a pas été donnée à plusieurs intervenants inscrits. Toutefois, une demi-heure a pu être consacrée aux élections sénatoriales de septembre. Pierre Laurent a pris plus de deux heures et demie pour faire passer son analyse et la suite de son programme.

Avec un enjeu autrement plus grave, on serait cru à une conférence de presse de Raymond Domenech expliquant que l’équipe de France « monte en puissance », échec après échec, humiliation après humiliation, à la Coupe du monde en Afrique du Sud. Sauf que Pierre Laurent est à la fois l’entraîneur et le président du club.

Le projet de résolution, présenté par Pierre Laurent, a été ratifié, après des amendements validant sa démarche, à une très large majorité. Il ne faut y voir que le reflet de la composition du CN.

A une défaite électorale et une disqualification politique historiques, la direction du Parti décide de réagir de façon minimale. Elle propose d’avancer la date du prochain congrès de 9 ou 12 mois, c’est-à-dire en juin ou novembre 2018 au lieu de juin 2019. Juste, on appellera ça un congrès « extraordinaire ». Mais dont l’ordre du jour – la continuité – et les modalités – le verrouillage – se précisent déjà.

A la situation d’urgence, au désaveu brutal, à la disparition de la moitié de ce qui restait encore du vote communiste, à la submersion sous la radicalité mouvementiste petite-bourgeoise de FI, la direction nationale n’entend donc donner aucun signal immédiat de remise en cause. Elle entérine la nouvelle situation, encore dégradée, et sa continuité. Pour Pierre Laurent l’essentiel est visiblement de temporiser, d’attendre que le choc et la colère se soient atténués dans le Parti, au fil des postures d’opposition, même symboliques, au régime Macron.

TEMPORISER – MINIMISER

Personne au CN n’a qualifié les résultats de positifs. Encore heureux ! Plusieurs intervenants ont illustré le revers historique en partant de situations locales. Plusieurs ont insisté sur le malaise et l’amertume des militants qui se sont retrouvés piégés, impuissants dans le cadre de choix nationaux intenables.

Mais pour le secrétaire national et la résolution, le recul électoral est largement contrebalancé par l’élection de 11 députés, membres du PCF, 4 de plus qu’en 2012. « Elle fait de nous une des forces qui a résisté à la tornade » (Pierre Laurent).

Se confirme  ce qui ressortait des réunions précédentes du CN : maintenir un groupe était la priorité absolue, justifiant toutes les compromissions, notamment face à Mélenchon. 7 des 11 élus étaient soutenus ou directement candidats FI, jusqu’à, pour certains, effacer complètement leur appartenance au PCF. Tous ont été élus à la faveur de l’effondrement du PS. Rapport et résolution vont jusqu’à insister sur une autre « victoire » électorale : l’accession de Marie-Pierre Vieu au Parlement européen, conséquence collatérale de l’élection de Mélenchon à l’Assemblée, dont elle était suivante de liste. C’est révélateur d’un mode de raisonnement politicien.

Aussi, malgré le désaveu électoral, l’institution et l’appareil PCF sont préservés avec une autonomie apparente (groupe à l’Assemblée) et une cohésion minimale. Cela leur permet d’envisager les prochaines élections locales. Cela leur laisse une légitimité pour continuer à intégrer ce que continue à représenter le PCF dans la recomposition de la gauche réformiste. En vue de ce qu’étaient leurs objectifs réels, Pierre Laurent et son équipe se sentent globalement satisfaits et se sentent, du moins, exemptés de toute remise en cause.

TEMPORISER, MINIMISER, SE DEFAUSSER

Pierre Laurent et son exécutif se sont évertués à se défausser pendant tout le CN.

D’abord, en minimisant leur propre responsabilité qu’ils tentent de noyer dans une responsabilité collective de tout le parti et dans la fatalité de la situation politique.

Occulté, le choix unilatéral, sans et contre les communistes, en janvier 2016, de Pierre Laurent, de rentrer dans le processus des primaires initiés notamment par Cohn-Bendit. Oubliés, les tapis déployés pour séduire Cécile Duflot, Christiane Taubira ou Arnaud Montebourg. Tout cela a pourtant bien contribué à dévaloriser l’intérêt du vote PCF. Effacées, les déclarations dans les médias de Pierre Laurent le matin du CN et la veille de la Conférence nationale, annonçant son ralliement sans condition à la candidature de Mélenchon en novembre 2016. Quelques voix dans le CN le lui ont rappelé. Pas un mot sur les négociations biaisées avec FI et le choix, de Pierre Laurent, d’accepter l’humiliation publique du Parti (Les SMS de Mélenchon sans réponse digne : « vous êtes la mort et le néant » !) pour quelques accords locaux aux législatives.

Camarades candidats PCF qui avez été envoyés au « casse-pipe » politique, pour préserver un peu du financement public du Parti, les revers électoraux ne résultent ni de vos campagnes électorales, ni d’évolutions politiques qui vous dépassent, mais bien de ces choix politiques d’effacement de l’identité et des positions communistes ! Pierre Laurent nous propose de nous épargner la confrontation interne, certes ingrate, la remise en cause de ses axes de directions : elle est indispensable pour défendre et reconstruire le Parti communiste.

La place de la critique et de l’autocritique, sur le fond, au CN a logiquement été réduite au minimum et détournée. Tout un aquarium a été noyé à Fabien!

 La thèse imposée par Pierre Laurent et son exécutif est que les candidats PCF ont payé la division de la gauche, plus que les autres, parce qu’ils portaient – justement plus que les autres  – la nécessité du « rassemblement ». On serait allé peut-être trop loin, trop sincèrement, dans la volonté de « rassemblement », alors que « tout a été bouleversé autour de nous » (PL). Voilà tout pour les choix des 15 derniers mois !

« Mais si c’était à refaire, on ne le referait pas comme ça ! » Promis, juré ! On ne le refera pas pour les élections de 2022 que l’on doit déjà commencer à préparer, autrement. Et patin-couffin. Une première diversion.

Des critiques ont émané du CN sur l’absence de candidature à la présidentielle. Mais, de bonne ou mauvaise foi, ces membres du CN oublient que le choix porté, par André Chassaigne par exemple ou les « économistes » en novembre 2016, n’était pas celui d’une candidature communiste, mais celui de l’annonce d’une candidature provisoire, rétractable, suivant le résultat de la primaire du PS de janvier 2017… En violation des statuts du Parti, le choix d’une candidature communiste ferme, sur des positions communistes de rupture, a été écarté du bulletin de vote par la direction. Il ne faudrait pas refaire l’histoire pour mieux la recommencer : il n’y a aucun avenir à un PCF, coquille vide, parti empaillé qui n’aurait plus que l’apparence d’un parti communiste…

Au CN, en revanche, des critiques, il en a plu comme à Gravelotte sur le méchant Mélenchon. De bonne ou de mauvaise foi, des intervenants au CN sont allés au-delà du récit habituel de leurs déboires, dans les départements, face aux prétentions et aux manœuvres des disciples de Mélenchon. Beaucoup ont dénoncé le « socio-démocrate », le « politicien », le « populiste » etc. oubliant les si nombreuses compromissions électorales des élus PCF avec le PS, dont l’ex sénateur socialiste a fait des choux gras.

Difficile de ne pas rire, nous qui, depuis 2008, dénonçons, arguments et faits à l’appui, les orientations du politicien maastrichien Mélenchon, sous les reproches et les dénégations outragés de la majorité du CN. Mélenchon, égal à lui-même, a reproduit en petit, avec le Front de gauche, ce que son maître Mitterrand avait opéré avec l’Union de la gauche. A la différence que cette fois, ce n’est pas une erreur et une défaite stratégique du PCF, mais la conséquence logique d’un choix. C’est Buffet, Laurent, Wurtz, qui sont allés le chercher, en marge du congrès de 2008, laissant les communistes à l’écart, pour aggraver la mutation-transformation du PCF, après l’échec des collectifs anti-libéraux. Il faut rappeler aussi, comment en 2011, la vraie-fausse candidature interne de Chassaigne (présidentielles) a servi à imposer Mélenchon pour la présidentielle de 2012 en canalisant les récalcitrants. Il aura fallu presque 10 ans de déboires, de vexations, d’humiliation, pour que quelques critiques ressortent au CN, et encore principalement en interne. Comme elle vient de le montrer aux législatives, les choix de la direction la conduisent à continuer à accepter l’hégémonie de FI, même si c’est sous une autre forme, dans le cadre de l’intégration du PCF dans une plus vaste recomposition de la « gauche ».

TEMPORISER, MINIMISER, SE DEFAUSSER, CONTINUER

Par voie médiatique, à plusieurs reprises, Pierre Laurent a agité la perspective d’un changement de nom du PCF. Les secrétaires nationaux du PCF l’avancent depuis 20 ans avec toujours la même issue. Le débat fait diversion. Les communistes, qui veulent le rester, nous en tête, s’opposent naturellement au changement de nom. Des éléments de la direction, puis la direction tout entière, au bout du long processus, émaillé de tribunes contradictoires focalisées sur ce seul point (ex : refondateurs versus « identitaires »), se prononcent pour le maintien du nom. Pendant ce temps, les choix d’effacement de l’identité, des positions et de l’organisation communistes sont maintenus. Et dans les faits, ils relèguent le nom PCF, dans le « front de gauche » hier, dans « plus fort la gauche », la « gauche debout » ou une autre formule demain comme l’ont expérimenté des candidats aux législatives (dont des élus), anticipant sur les nouveaux contours de la gauche recomposée.

Férus de communication « moderne », jusqu’à faire payer au Parti les services du prestataire américain de marketing politique « Nation Builder », Pierre Laurent et sa direction s’efforcent d’associer le sigle PCF à l’échec et au passé. Quand on coupe les pattes d’une grenouille, elle ne saute plus quand on l’effraie. C’est qu’elle devient sourde explique le savant Cosinus. De même Pierre Laurent affirme, dans son rapport : « Les enquêtes qualitatives sur l’électorat Front de gauche montrent que, si celui-ci crédite le PCF des conquêtes sociales du XXème siècle et l’intègre dans le patrimoine historique et politique de la France, reconnaît l’action positive des collectivités gérées par les communistes, il ne le considère pas comme une force apte à comprendre les problèmes du XXIème siècle ». Puisque c’est le sondage qu’il a commandé qui le dit ! A moins que cela ne concerne que Pierre Laurent, fils de Paul Laurent !

La résolution du CN est doublement une provocation. D’une part, parce qu’elle dilue toute réaction et renvoie à un congrès éloigné, finalement très ordinaire. D’autre part, parce qu’elle annonce déjà que l’ordre du jour sera la continuation et l’aggravation de la stratégie en œuvre d’effacement du parti. Après ses désaveux électoraux, Robert Hue (rallié à Macron) prétendait « On est au milieu du gué ». Après son échec de 2007, le pire avant celui de Pierre Laurent, Marie-George Buffet envisageait la fin du PCF avant de verrouiller le Parti pour l’engager dans le « Front de gauche ». Proche collaborateur de ses prédécesseurs, Pierre Laurent veut maintenant un congrès qui finisse de « réinventer » le PCF.

Dès à présent, la direction essaie de ficeler l’ordre du jour du futur congrès. Pierre Laurent entend utiliser le désastre électoral qu’il a contribué à causer, en toute connaissance de cause, pour prolonger et achever la liquidation du Parti (avec préservation de l’appareil). Pierre Laurent invite ainsi à revoir « le rythme, l’ampleur et l’ambition des transformations du PCF », bien sûr dans une recomposition à « gauche » avec les organisations sociales-démocrates dans « une perspective majoritaire de changement progressiste » – jusqu’au 99% de la population, toutes classes confondues. Selon Pierre Laurent : « Tout doit être repensé » ; il faudra « procéder à des changements profonds », à une « reconstruction d’une gauche de transformation », « réinventer radicalement l’activité de toute l’organisation PCF » ; « lancer un processus de profonde transformation du Parti ».

La direction a tenu à ce que la résolution du CN comporte une première vaste liste de sujets soumis à l’ordre du jour qui, quel que soit leur intérêt, préfigurent autant de discussions « cause toujours » dans un débat éclaté. Les communistes doivent avoir le moins de prise possible, de possibilité d’expression collective, sur les sujets cruciaux qui fâchent : pas de bilan global de la stratégie de transformation, pas de remise en cause de la conversion à l’UE du capital « réorientable », alors que l’on sera à un an des élections européennes etc.

« D’extraordinaire », le prochain congrès ne pourrait bien n’avoir qu’un verrouillage plus serré encore par la direction sortante et la violation des statuts du Parti.

Les congrès précédents ont été savamment orientés et bâclés. Les résolutions de la direction, fleuve, illisibles – « rallumons les étoiles », « la France en commun » – ont été conçues pour embrouiller toutes les questions, éviter les contradictions essentielles. Les textes « alternatifs » sont envoyés tardivement, dans une liasse illisible, quelques jours avant un vote où les pressions légitimistes et le contrôle des appareils pèsent à fond. Ensuite, la pratique de cooptation des délégations et des nouvelles directions par la direction sortante a atteint un niveau de bouclage inédit, équivalent à sa faiblesse politique sur le fond.

Pierre Laurent et l’équipe dirigeante s’apprêtent à utiliser l’insatisfaction des camarades, devant leurs propres pratiques antidémocratiques, pour les aggraver. Le vote, même faussé, sur les textes alternatifs (dont un vrai texte alternatif, sans complaisance, dont la direction ne peut empêcher le dépôt : en 2016 « Reconstruisons le parti de classe, priorité au rassemblement dans les luttes »), ne leur est plus supportable. Trop risqué pour une direction en telle faillite politique !

Extrait du rapport de Pierre Laurent : « Si je parle de congrès extraordinaire, je n’imagine pas une préparation avec les textes habituels. Ma proposition est différente : j’imagine des chantiers de transformation concrets travaillés dans les 12 à 18 mois à venir, dont les thèmes devraient être décidés avec les communistes dans une première phase de consultation, et qui aboutiraient à des préconisations de transformation effectivement expérimentées dans la préparation, validées et prolongées lors du congrès extraordinaire ». Plus loin, il est – une fois de plus après Robert Hue – question de solliciter les « communistes de cœur ». Le congrès « jetterait les bases des fondations nouvelles de l’organisation communiste repensée », suivant une « préparation inédite ».

Pour mieux faire croire au semblant de démocratie, la direction consultera les adhérents sur … la date du congrès, juin ou novembre. Ensuite, de « ruches » en « ateliers », de « forums » en « chantiers », en passant par les « wiki-débats » (sic) sur internet, les directions se donneront les moyens de parler à la place des communistes, suivant les bonnes méthodes des DRH patronaux, en esquivant tout vote sur les questions sensibles et cruciales.

Un dirigeant a parlé, en toute démagogie, d’un « congrès à 120.000 voix » : un beau déni de réalité quand on sait qu’il n’y guère plus – officiellement – de 30.000 camarades qui participent de près ou de loin aux congrès et que les candidats PCF n’ont obtenu que 600.000 voix.

Camarades, sous les phrases lénifiantes et anesthésiantes de Pierre Laurent, c’est un coup de force qui se dessine. La stratégie suicidaire suivie aux législatives ne relève pas de l’erreur mais d’un véritable choix, celui de la pédagogie de la dévalorisation du PCF, du choix de la défaite. Il s’agit maintenant pour le successeur de Hue et Buffet de finir de transformer le PCF en appendice du réformisme, en un appareil intégré au consensus de la démocratie bourgeoise, vendant, pan par pan, l’héritage historique glorieux du Parti révolutionnaire dont il arrive – encore – à rester dépositaire.

Un membre du CN, classé parmi les « refondateurs » qui joueront l’aile droite dans l’équilibre du congrès, a décrit très justement le processus en cours, que, lui, assume : « le dépassement démocratique et maîtrisé du PCF ».

Camarades, l’exigence de la démission de Pierre Laurent coulait de source après le désastre électoral et au vu de ses responsabilités personnelles accablantes. Après le CN et son rapport, elle prend une autre dimension : marquer le plus publiquement notre refus de la poursuite de la liquidation du Parti révolutionnaire pour commencer à la mettre en échec. Pierre Laurent a déjà une place réservée pour 6 ans encore comme Sénateur de Paris, grâce aux accords électoraux de 2014 avec le PS d’Hidalgo.

Face aux tentatives d’embrouillage et d’anesthésie du Parti, indissociablement des luttes, développons la riposte idéologique et l’actualisation théorique pour engager la reconstruction du PCF, parti de classe, marxiste, héritier des traditions révolutionnaires françaises fécondées par la Révolution d’octobre et le léninisme.

Avec les camarades qui ont initié le texte alternatif du 37ème congrès, « Reconstruisons le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes », nous engageons dès à présent la préparation du prochain congrès et utiliserons tous les moyens pour forcer le débat sur les questions de rupture, entre autres, en termes d’alliances, de « rassemblement », sur l’UE, ou sur le socialisme, sur l’organisation du parti de classe et de masse, indépendant des superstructures bourgeoises.

Dans l’avant-garde de la lutte des classes, dans des franges plus larges de la classe ouvrière et du monde du travail, pour combattre l’exploitation, faire grandir l’exigence du changement de société, contre l’impérialisme, l’oppression et pour la paix, une attente s’exprime, dans notre pays, d’autre chose que de postures réformistes radicales, gauchistes institutionnelles, autre chose que le mélange  Mélenchon/Hamon/Hidalgo.

 Redonnons sa raison d’être au PCF !

PCF 2017: Pierre Laurent doit démissionner. Mais ça ne suffira pas. Engageons la reconstruction du parti de classe !

Lien pour signer en ligne

PCF 2017 : la quasi-disparition électorale suit l’abandon de la raison d’être révolutionnaire du Parti.

Pierre Laurent doit démissionner. Mais ça ne suffira pas. Engageons la reconstruction du parti de classe !

Nous refusons la poursuite du processus de liquidation du PCF, dont le résultat catastrophique aux élections législatives, après l’effacement complet aux présidentielles, est le reflet. Nous demandons la démission de Pierre Laurent et du Comité exécutif national. Ils doivent assumer leurs responsabilités. C’est le préalable à l’organisation du nécessaire congrès extraordinaire, dans des conditions réellement démocratiques. Ce texte porte  un appel interne dans ce sens.

Dans la perspective de ce congrès, responsables d’organisations locales du PCF, militants, nous décidons de constituer le groupement national « Reconstruire le PCF », considérant la nécessité de dépasser les expressions ponctuelles. Notre base politique est la motion du 37ème congrès « Reconstruisons le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ». Vous trouverez ci-dessous notre analyse de la situation du PCF, au lendemain des élections nationales.

 

ELECTIONS 2017 : UN RESULTAT DESASTREUX POUR LE PCF. PAS DE DENI POSSIBLE !    

Au 1er tour des élections législatives, les candidats rattachés au PCF ont obtenu 613.000 voix, soit 2,72% des suffrages exprimés et 1,29% des électeurs inscrits. Ce nombre comprend les voix des candidats également soutenus par FI, le PS ou EELV dès le 1er tour.

En 2012, les candidats PCF, pourtant moins nombreux, avaient totalisé 1.359.000 voix, soit 5,24% (sur les 6,91% du « Front de gauche »).

En voix, le résultat de 2017 est le plus mauvais de toute l’histoire du PCF à une élection nationale. En 15 ans, le PCF subit un 3ème décrochage après les 3,37% de Hue en 2002, le 1,91% de Buffet en 2007 (707.000 voix) : en 2017, effacement total aux présidentielles et descente historique aux législatives.

Dans une grande partie du pays, notre parti est désormais complètement marginalisé électoralement, malgré les efforts des militants, souvent déroutés par la stratégie nationale, pour limiter les dégâts. Seules les positions d’élus ont atténué le recul sur la base des notabilités locales.

La catastrophe électorale est incontestable.

Nous sommes sidérés par le décalage entre le choc vécu par les militants (et de nombreux sympathisants) et les communiqués de la direction nationale se félicitant de l’élection de 11 députés, adhérents au PCF et de la constitution d’un groupe technique avec 4 députés « divers » d’outre-mer. Ceci peut tout juste représenter une mince consolation, même si ces élus locaux perdent en moyenne aussi 40% du vote communiste de 2012. Mais un élu, Stéphane Peu, était candidat de FI (ayant signé la « charte » de fidélité à Mélenchon). Une autre, Marie-George Buffet, est une ralliée de la première heure à Mélenchon. 5 autres élus avaient vu leur candidature également retenue par FI au 1er tour : maigre résultat d’un an de tractations de sommet.

Pour la direction du PCF, depuis un an – en témoignent les réunions du Conseil national -, l’objectif prioritaire, coûte que coûte, était de conserver des postes de députés permettant d’assurer l’avenir de l’appareil et de préparer les prochaines élections locales. Un parti avec des élus, même sans influence politique plutôt qu’un Parti communiste influent avec quelques élus ! Priorité à la présence dans les institutions, à tout prix, plutôt qu’aux luttes : la « Mutation » initiée sous Robert Hue arrive à son terme. La voie est ouverte vers la transformation en Parti radical de gauche bis, avec un plus grand patrimoine historique à brader !

Pour un parti révolutionnaire, dans le cadre de la démocratie bourgeoise, un mauvais résultat électoral peut être dû à la répression, ou au succès d’une offensive idéologique de l’adversaire de classe. Au législatives de 1993, nous avions bien résisté, avec 9,3%, malgré la chute du Mur, la fin de l’URSS et alors que le PS s’effondrait déjà. En 2017, le PCF s’effondre en même temps que le PS. Sous les coups « d’En Marche », de la « France Insoumise »,  de l’indifférence ? La direction du PCF ne peut pas se dérober à ses lourdes responsabilités, le déni de réalité.

LE RESULTAT DE 18 MOIS DE LAMENTABLE RECHERCHE DE COMBINAISONS POLITICIENNES

Depuis le début 2016, les préoccupations et l’expression publique de la direction se concentrent sur les schémas politiciens de recomposition politique de la gauche, en vue prioritairement d’accords électoraux. Tout à tour ont été courtisés Hulot, invité la veille du 37ème congrès, Duflot à la table d’honneur du congrès, Taubira et Montebourg à la Fête de l’Huma, les frondeurs etc. Début 2016, Pierre Laurent s’est déjà engagé lamentablement, sans aucune consultation même du Conseil national, dans les primaires proposées par Cohn-Bendit !

La préparation de la présidentielle a été scandaleuse vis-à-vis des communistes. Le congrès bâclé de juin 2016, les résolutions du CN de l’automne n’ont servi qu’à temporiser, à distraire les camarades avec une candidature virtuelle, rétractable. Les yeux braqués sur les sondages, la direction a changé de cheval fin novembre, ravalé les critiques enfin émises sur le populisme de Mélenchon (que nous avions faites, quant à nous, depuis le début du Front de gauche).

Seul, à nouveau, par voie de presse, le matin du Conseil national, la veille de la Conférence nationale du 3 décembre 2016, Pierre Laurent s’engage et engage le Parti dans l’alignement sur Mélenchon.

Dans les mois suivants, très pénibles pour les camarades, la direction a voulu se faire entremetteur entre Mélenchon et le PS, puis Hamon. Quand l’idéologie dominante a renversé les sondages en février et coulé Hamon, la direction du PCF s’est montrée le soutien le plus zélé et soumis à Mélenchon, malgré le mépris, l’anticommunisme et même les injures du personnage. La préoccupation obsessionnelle, vitale, c’était les tractations pour les législatives dans la vingtaine de circonscriptions où nos positions électives, héritées de l’histoire, laissaient espérer l’élection d’un député.

Sur les contenus, pendant les campagnes, la direction a choisi d’avoir une expression autonome minimale, confidentielle. La brochure « La France en commun », par son intitulé même, se rangeait derrière « l’Avenir en commun » de Mélenchon. Elle n’était visiblement destinée qu’à donner le change aux communistes et aux plus proches sympathisants.

Dans de telles conditions, Mélenchon et la FI, en bons disciples de Mitterrand, ont pu sans mal arracher encore quelques unes des plumes restantes à la volaille communiste.

Les orientations de la direction dans les quelques semaines de campagne pour les législatives, tournées vers la situation des quelques « bonnes » circonscription, ont été désastreuses nationalement. La médiocrité du matériel de base proposé aux centaines de candidats envoyés au casse-pipe le reflète.

Un débat dans le parti, sur le 2nd tour de la présidentielle, était nécessaire et important pour discuter des options – toutes recevables – pour réduire, maintenant et à l’avenir, le danger de l’extrême-droite. Mais il est inacceptable que Pierre Laurent ait court-circuité ce débat, une nouvelle fois depuis les studios de la télévision, le soir du 1er tour. Après la victoire éclatante de Macron, mettre en avant que le PCF a été le plus prompt et efficace (contrairement à Mélenchon) à faire voter pour le banquier-président était absurde. Valoriser l’action des députés PCF sortants a eu un impact très limité nationalement. Le travail de fourmi de leurs collaborateurs et leur représentation dans leur circonscription ne pouvaient pas être perçus largement. En revanche, le soutien au Parlement à l’Union sacrée, à l’état d’urgence, après les attentats de 2015, à la politique d’austérité de Tsipras, l’étonnante passivité devant la réforme ferroviaire ont laissé des traces. Valoriser l’action des élus locaux avait également peu de sens nationalement. Les élus sont souvent parvenus à atténuer, chez eux, le recul aux législatives. Mais nationalement, les collusions avec le PS, dans les grandes collectivités (pensons aux images désastreuses des régionales de 2016 aux côtés du PS Bartolone) ont pesé négativement.

Mais surtout, l’axe consistant à revendiquer le bon résultat de Mélenchon à la présidentielle, jusqu’à utiliser son image comme identifiant, contre sa volonté, a été totalement contre-productif, sauf, peut-être dans quelques circonscriptions. Cela a évidemment fait voter FI !

Le sommet a été atteint dans les négociations, parallèles, avec Mélenchon sur les candidatures communes. Jamais, un accord national n’a été sérieusement envisagé. En position de force, FI a choisi, suivant ses intérêts, les quelques candidats PCF à parrainer dans la liste des circonscriptions quémandées par la direction du PCF. Constamment, FI a tourné les communistes en bourriques publiquement.  Pierre Laurent a accepté d’aller le plus loin : jusqu’à faire le choix de l’humiliation du Parti pour sauver quelques places. Les SMS insultants et assassins de Mélenchon, « vous êtes la mort et le néant », infligés à un secrétaire national sans réaction, ont porté un coup terrible au PCF et aux communistes.

Devant un bilan aussi indéfendable, des décisions personnelles aussi désastreuses depuis 18 mois, devant la défiance envers les adhérents placés devant une série de faits accomplis, devant le choix de l’humiliation du Parti, nous estimons que PIERRE LAURENT ET LE COMITE EXECUTIF NATIONAL DOIVENT ASSUMER : DEMISSIONNER.

C’EST LE SEUL ACTE SUSCEPTIBLE DE MONTRER AUX TRAVAILLEURS ET PAYS QUE LE PARTI A PRIS CONSCIENCE DU DESAVEU POPULAIRE.

C’EST EGALEMENT LE PREALABLE POUR UN CONGRES EXTRAORDINAIRE QUI METTE ENFIN, FRANCHEMENT, DEMOCRATIQUEMENT LES CARTES SUR LA TABLE.

La débâcle électorale des législatives n’est pas un incident de parcours mais s’inscrit dans une série continue depuis 2002. De même, l’effacement total aux présidentielles n’est pas le résultat d’une décision ponctuelle, d’une erreur, de la direction à l’automne 2016. L’état d’effacement du PCF et des positions communistes a atteint un tel niveau qu’il condamnait toute candidature à quelque chose comme le 1% que lui promettaient les sondages. Cela aurait encore davantage compromis la sauvegarde de quelques circonscriptions aux législatives.

Ensemble, puis successivement, depuis 25 ans, Hue (passé chez Macron mais encore sénateur, élu par le Front de gauche), Buffet (qui affiche sa proximité avec Mélenchon) et Laurent ont piloté la stratégie d’effacement de l’identité communiste. « Mutation », « Parti ouvert cherche esprit libre », « Bouge l’Europe », « Collectifs antilibéraux », « Front de gauche », « Primaires de toute la gauche » : les formules se suivent. Peut-être bientôt « Plus fort la gauche » comme le suggère la profession de foi d’un élu député, dont toute référence à « PCF » ou « communiste » a disparu ?

Depuis 2002, les effondrements électoraux successifs sont fondamentalement le résultat de la contradiction entre l’identité historique forte que possède le PCF et la ligne politique de reniement de sa raison d’être.

Dans l’inconscient collectif de notre pays, de sa classe ouvrière, le PCF, a une identité forte, comme branche française de la seule forme d’organisation politique qui s’est opposée de façon conséquente au capitalisme et qui a mis en échec sa domination dans le monde. Cette histoire forte, incomparable, est lourde à porter face à l’anticommunisme, à la domination idéologique désormais quasi-totale du capitalisme, à de nécessaires critiques et autocritiques. Pour ceux qui veulent vraiment rester communistes, c’est une lutte indispensable à l’heure de l’aggravation de la crise globale du capitalisme.

Depuis 25 ans, la direction du PCF n’a insufflé que repentance historique, reniement, abandon des fondamentaux théoriques marxistes et léninistes, notamment de l’organisation du parti de classe et de masse (dont la cellule, l’action à l’entreprise, instrument véritable de démocratie et de rassemblement des travailleurs).

En revanche, la critique superficielle de l’Union de la gauche n’a pas empêché l’aggravation de l’intégration de l’appareil du Parti dans les institutions, dans la démocratie bourgeoise, avec de plus en plus d’alliances électorales avec la social-démocratie sans principes et sans rapport de force. La participation, en cogestion, nationalement (1997-2002) et localement aux exécutifs de « gauche » (PS-EELV) qui relayent plus ou moins la politique de casse sociale du patronat, s’est amplifiée.

Il n’y a pas à s’étonner que la FI et Mélenchon ont capté bien davantage l’électorat restreint (ne perdons pas de vue l’abstention) en attente d’une gauche revendicative, malgré leurs origines socialistes. Alors que les candidats PCF, malgré eux, ont été entraînés dans la sanction des partis « traditionnels ».

Les propositions économiques officielles du PCF ont été globalement occultées de la campagne électorale sous quelques grandes phrases générales, voisines de celles de FI. Peu lisibles, réformistes, illusoires, ces propositions ne correspondent pas à ce qu’on attend d’un PCF révolutionnaire, fidèle à ses positions historiques : « réorientation de la Banque centrale européenne », « réorientation des aides aux entreprises », « modulation de leurs cotisations sociales » etc.

Quand le bateau n’en finit plus de couler, que le capitaine s’obstine à ne pas changer de cap, l’heure est plus que jamais à la mutinerie ! Une révision politique complète, avec des débats théoriques approfondis, avec la participation la plus large des communistes, y compris de ceux qu’on a écartés ou qui se sont écartés ces dernières années, est indispensable.

Logiquement, l’organisation d’un congrès extraordinaire s’impose. Mais il est inconcevable de laisser Pierre Laurent et son Comité exécutif national le bâcler et le verrouiller administrativement comme les précédents « Rallumons les étoiles » et « France en commun ». Ils sont disqualifiés par la série de décisions qu’ils ont prises, seuls, au mépris des communistes et des statuts et qui ont conduit au gouffre. Au passage, nous demandons – point non secondaire – une transparence financière et un moratoire sur les projets de ventes du patrimoine des fédérations, alors que les financements publics vont chuter.

A plusieurs reprises dans les médias, Pierre Laurent a laissé entendre, une nouvelle fois, la mise à l’ordre du jour du l’abandon du nom du Parti. Peut-être seulement, à nouveau pour vider encore un plus la coquille de son contenu, maintenant que les prochaines sanctions électorales nationales sont dans 5 ans. Toujours plus loin dans la liquidation : c’est inacceptable.

La démission de Pierre Laurent et du Comité exécutif national est le préalable indispensable à l’organisation démocratique, à partir des sections, du congrès extraordinaire – un congrès existentiel – qu’impose la situation dramatique du Parti communiste français.

Tous les points de vue sont recevables. Mais ils doivent tous pouvoir être discutés à égalité.

Pour notre part, nous refusons tout autant le gauchisme institutionnel que le réformisme radical qui intègrent le PCF dans la recomposition de la social-démocratie.

Nous pensons logique que les partisans, dans le PCF, de la démarche de Mélenchon rejoignent la « France insoumise ». Plusieurs hauts-dirigeants du Parti viennent d’ailleurs de le faire. Nous n’avons cessé, depuis 2008 et la constitution du « Front de gauche », de dénoncer les conceptions de Mélenchon. Elles se sont accusées : culte de la personnalité, politique politicienne, électoralisme, opportunisme, anticommunisme, positions profondément réformistes, sous une posture radicale – modèle dirigiste de capitalisme, « keynésien », « rooseveltien », aux accents nationalistes -, fausse opposition à l’UE pour canaliser, à la Tsipras le rejet de classe de l’UE du capital etc. Nous n’avons cessé d’alerter sur le danger que son populisme de « gauche », sa perspective d’amendement de la démocratie bourgeoise et de changement de régime n’alimente le populisme de droite.

Nous ne sommes pas davantage favorables à la poursuite, combinable avec l’option précédente, d’un fonctionnement du PCF, vidé de sa raison d’être, réduit à un humanisme vague et à quelques symboles, à un appareil, force d’appoint de ce qui ré-émergera du PS, des clubs Aubry, Hamon, Montebourg ou Hidalgo.

Au nom de l’unité et du rassemblement, on a multiplié ces compromissions stériles. On a sapé la condition essentielle du rassemblement des travailleurs et de l’unité des organisations progressistes: la place du PCF dans le rapport de force.

Il y a urgence absolue à stopper le processus de liquidation du PCF. Le travail de reconstruction, de renforcement du Parti, d’adhésion, notamment parmi la classe ouvrière, est indissociable de l’action communiste dans les luttes, comme parti de classe. Nous voulons y contribuer au service de toutes les organisations du parti, avec ou sans la direction actuelle, même contre. Les mois qui viennent annoncent de dures attaques qui exigent des positions communistes de riposte.

Face au projet de Macron de casser un peu plus le code du travail, dès cet été, après l’échec de 2016, déjouons les manœuvres d’isolement des militants, notamment syndicaux, les plus revendicatifs. Evitons les postures radicales, essayons de toucher le plus grand nombre de salariés.

Face au projet de démantèlement de l’assurance chômage, sachons remettre en avant la définition fondamentale, marxiste, du chômage, dans le capitalisme.

La défense de la Sécurité sociale passe par la défense intransigeante du financement solidaire, gagné en 1945, par la cotisation sociale.

Le 20 septembre 2017 sera le 25ème anniversaire du référendum sur le Traité de Maastricht. C’est l’occasion de reprendre notre argumentation d’alors, confirmée par les faits, notre dénonciation de la nature de l’EU supranationale du capital. Les luttes sociales en France, dans une conception internationaliste,  passent par la rupture avec l’UE du capital, le refus de l’application de ses directives, le rejet de son instrument économique de domination, l’euro.

Dans le PCF, pour notre avenir, échangeons avec les partis communistes des autres pays, notamment ceux qui ont refusé d’être intégrés dans la réformiste « gauche européenne ».

Alors que tous les principaux candidats à la présidentielle demandaient le maintien ou l’augmentation des dépenses militaires,  alors que « l’Europe de la défense » se développe, que l’on prépare l’opinion à de nouvelles interventions militaires françaises à l’extérieur, faisons grandir l’exigence de la baisse des crédits militaires, d’un désarmement unilatéral, du retour de tous les soldats déployés à l’étranger en France, de la sortie de l’OTAN, du refus de toute politique européenne intégrée de défense, comme des interventions impérialistes nationales. Plus aucune ambiguïté là-dessus du côté communiste !

La lutte des classes, du côté des travailleurs, les luttes précises exigent d’être clair sur le capitalisme. Nous ne sommes pas confrontés à la finance, au capitalisme financier, à une dérive du capitalisme, mais au capitalisme tout court, qui connaît une nouvelle phase dans la crise globale qui lui est inhérente.

En système capitaliste, pour la défense des productions répondant aux besoins, le rapport de force peut se construire pour une limitation de la loi du marché (concurrence), pour en s’appuyant sur les acquis de la Libération, des nationalisations démocratiques (municipalisations) de certains secteurs. Cela pose le débat, sous d’autres termes, de ce que nous pensons devoir rester, redevenir, notre projet de société : le socialisme.

Nous allons célébrer le 100ème anniversaire de la Révolution d’Octobre. Nous voulons en faire un moment important d’échange et de réflexion sur « qu’est-ce qu’être révolutionnaire de notre temps, en France ».

C’est parce que nous voulons être des militants révolutionnaires, que nous nous battrons pour faire vivre le Parti communiste français.

 

NB : Informations

Ce présent texte d’appel et d’analyse est proposé à la signature des communistes. La liste des signataires (ci-dessous) sera complétée au fur et à mesure.

Il a été rédigé par les initiateurs de la résolution du 37ème congrès « PCF : reconstruire le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ».

Dans la perspective d’un congrès extraordinaire en 2018, ces responsables de fédération, de section, ces militants communistes annoncent  la constitution d’un groupement national, dénommé « Reconstruire le PCF ». Une liste de porte-parole nationaux et de contacts départementaux sera communiquée.

 

JE SIGNE :

PETITION: "Pierre Laurent doit démissionner. Mais ça ne suffira pas. Engageons la reconstruction du parti de classe !"

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340giuseppe avarellosaint avoldoct 19, 2017
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319Ghislaine FontaineSaint-Quentinaoût 03, 2017
318Bernard FontaineSaint-Quentinaoût 03, 2017
317Claudine PotierSaint-Quentinaoût 03, 2017
316Jean Jacques AllartMont d'Origny 02août 02, 2017
315Sylvianne GresslerSaint Quentin 02août 02, 2017
314Francine LatoucheSaint-Quentinaoût 02, 2017
313Mauricette TournaySaint Quentinaoût 02, 2017
312Laurie Carpentier-SallesSaint-Quentinjuil 31, 2017
311Jean Michel DegueldaireRouvroyjuil 31, 2017
310Arnaud VarrierGauchyjuil 31, 2017
309Laurent MOREAUXLa MOLEjuil 28, 2017
308Alain CLAIRE06 ROQUEBILLIEREjuil 27, 2017
307Nathalie BECARTSt-Quentin 02juil 26, 2017
306Pascal BonnardLehaucourtjuil 26, 2017
305Cemil KaygisizParisjuil 23, 2017
304alain tournaytoulonjuil 22, 2017
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302Jean marc MourmansVenansonjuil 21, 2017
301Joseph JourdaEstagel juil 21, 2017
300Valérie Polle02430 Gauchyjuil 21, 2017
299Amélie DardeSaint-Quentinjuil 21, 2017
298Dimitri RelouzatQuimperjuil 20, 2017
297Alexandre LesurSaint-Quentinjuil 20, 2017
296Mouloud SaidiSaint-Quentin 02juil 20, 2017
295Sébastien BeghinSaint-Quentin PCFjuil 20, 2017
294Anthony JanPCF Hombliéres Aisnejuil 18, 2017
293VALERIAN HAUDEGONDPCF Saint-Quentinjuil 18, 2017
292Maryse LaplaceSaint-Quentin PCFjuil 18, 2017
291laurent guillet juil 18, 2017
290Gauthier LahoreChampigny 94juil 16, 2017
289Dominique NowakFayet Aisnejuil 16, 2017
288Cécile BailaiMont -Rougejuil 15, 2017
287Marcelle MarchandisePCF Saint-Quentin Aisnejuil 15, 2017
286Darde AmélieSaint-Quentinjuil 15, 2017
285Riza DoganStrasbourgjuil 14, 2017
284Jean Claude Paté Quettehoujuil 14, 2017
283Serge GenouilleLehaucourt 02juil 14, 2017
282Serge CASIERSt-Quentin 02juil 14, 2017
281Josette TournayMéounes- PCF Varjuil 14, 2017
280alain PIGOTGONESSEjuil 12, 2017
279Anicée TimelliGauchyjuil 12, 2017
278Jean Marc LECOEUCHEGrenay 62juil 12, 2017
277Grégory PLESaint-Quentin 02juil 12, 2017
276Sylvain CardotRibemont 02juil 12, 2017
275Genouille PatriciaLehaucourt Aisnejuil 12, 2017
274Marie GilletParie 12juil 12, 2017
273Louise WIERUPSaint-Ouenjuil 12, 2017
272NATACHA ROSSILLONOGENT /SEINEjuil 11, 2017
271Boulanger LudovicSaint-Quentin 02juil 11, 2017
270Julien PléLehaucourtjuil 11, 2017
269Aurélie MongeotParis 18émejuil 11, 2017
268Dimitri SeveracOrigny Ste Benoite 02juil 11, 2017
267Romain PiteletParis 13juil 11, 2017
266Benjamin LandaisAvignonjuil 08, 2017
265Maroussia ForguesParisjuil 08, 2017
264Augustin Palliere Paris juil 08, 2017
263veronique le clec'hst médard en jallesjuil 07, 2017
262ANNICK COTTENSAINT OUENjuil 07, 2017
261Sarah JumelCéretjuil 07, 2017
260Flore Netter Lyon juil 06, 2017
259Daniel ChateilRoyanjuil 06, 2017
258Anne-Marie AGUDOCD du Tarnjuil 05, 2017
257Danielle RALLIERES81 - Les Bastidesjuil 05, 2017
256Marie LlorenteMoantes-la-Joliejuil 05, 2017
255Jean-Jacques SUZANNEOrlyjuil 05, 2017
254Monique CHATAINcarqueirannejuil 04, 2017
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252Jean Claude LavisseSix foursjuil 04, 2017
251Aurelien Alphon-Layrejuil 03, 2017
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249Alain Van GindertaelNiort 79juil 03, 2017
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230jean marc lariveport de boucjuin 30, 2017
229Jean-Marc PETITsection de Lavaur 81juin 30, 2017
228Martial DespeghelPCF Saint-Quentin 02juin 30, 2017
227joel castexmezensjuin 30, 2017
226Michel PERRINLimogesjuin 30, 2017
225Jeoffroy MoreauxMarseillejuin 30, 2017
224François LechevalierSud-Touraine (37)juin 30, 2017
223Jacques VOVARDARGENTEUILjuin 30, 2017
222Didier PHILIPPELAGRAVEjuin 30, 2017
221jean-pierre latcherlavaur 81500juin 30, 2017
220Béatrice GAGLIANO63880 LE BRUGERONjuin 29, 2017
219Adrien SauvagetParisjuin 29, 2017
218Virginie STÉVENINParisjuin 29, 2017
217Henri SabattierGrospierres juin 29, 2017
216pierre-jean SerrieresVillevocance(07)juin 29, 2017
215Christian MacquartLes arcs-varjuin 29, 2017
214marianne ROBERTvesouljuin 28, 2017
213Lola Ferrier13juin 28, 2017
212Justin Estique juin 28, 2017
211louis cabrassix fours les plagesjuin 28, 2017
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207Marcel JazéVesouljuin 28, 2017
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205georges drouardluzejuin 28, 2017
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203Simon RousselSoualjuin 28, 2017
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199bernard doixst saturnin 18juin 28, 2017
198DOMINIQUE DROUETTHIONVILLEjuin 28, 2017
197Nelly Montetsection des Bastides Tarnjuin 28, 2017
196Bernard Gisclardsection Vallée du Thoréjuin 28, 2017
195Philippe MinetteVieville en hayejuin 28, 2017
194Jean-Jacques BaltelLa Queue En Briejuin 28, 2017
193michel luxereautrappesjuin 28, 2017
192GUY HARELMONTLOUIS SUR LOIREjuin 27, 2017
191Jean-Claude NEVEUMontlieu la Gardejuin 27, 2017
190Marie-Alice Minassian Marseillejuin 27, 2017
189Jean claude De ubedaToulonjuin 27, 2017
188Edgar FertArgentanjuin 27, 2017
187Patrick LebrocMelunjuin 27, 2017
186Malo RembaudPérigueuxjuin 27, 2017
185Christian SOURRIMarseillejuin 27, 2017
184Joël Yanjuin 27, 2017
183Terry BRICECREMIEUjuin 27, 2017
182Patrice Le GalloisMontpellierjuin 27, 2017
181François StuckParisjuin 27, 2017
180Christopher JanuelPCF - Saint-Etienne (42) - Métallurgistejuin 27, 2017
179franck CLETSt Martin d'Hèresjuin 27, 2017
178Pierre CAUMONT65390 ANDRESTjuin 27, 2017
177Françoise QuesnotParis juin 27, 2017
176Yolaine MaigrotParisjuin 27, 2017
175Paul RoualdesTHEGRAjuin 27, 2017
174Valerie TranchantSaint Martin d'heresjuin 27, 2017
173Yvan GremetzVronjuin 27, 2017
172Michel CialdellaFontainejuin 27, 2017
171Thierry La Barbera Lavaurjuin 27, 2017
170roland germainPlancher-Basjuin 27, 2017
169Valentin GarcinCussetjuin 26, 2017
168patrick vassasparisjuin 26, 2017
167Vassili KrassakisGANNATjuin 26, 2017
166Serge CARRIERPCF st quentin 02juin 26, 2017
165Morane BARRE75015juin 26, 2017
164Albert BARRE75015juin 26, 2017
163michel SABATIERVERFEIL 31juin 26, 2017
162Annie PRIZZISAINT MARTIN D'HERESjuin 26, 2017
161Angelo PRIZZISAINT MARTIN D'HERESjuin 26, 2017
160Roger JorqueraSAINT MARTIN D'HERESjuin 26, 2017
159Olivier DAVOISEMontreuiljuin 26, 2017
158Claude LATGERCastresjuin 26, 2017
157guy NIELGENTILLYjuin 26, 2017
156Yohann Pudelko CD du val de marneValentonjuin 26, 2017
155Jacques GuévelMisy-sur-Yonnejuin 26, 2017
154Michelle Guiraudvallée du Thoré Tarnjuin 26, 2017
153Gauthier DucosSaint quentinjuin 26, 2017
152Olivier TOURNAYSaint-Quentinjuin 26, 2017
151david BucciPont de claixjuin 26, 2017
150Marc KhenougMiramasjuin 26, 2017
149Christian PLEST-QUENTINjuin 26, 2017
148Claude RavelLe Grand-Lempsjuin 25, 2017
147Jeremy ZucchelliArlesjuin 25, 2017
146victor galantejuin 25, 2017
145Claude DelplanqueLanouaille 24270juin 25, 2017
144Maryvonne BelleminSt Martin d'Hèresjuin 25, 2017
143Alice GORLIERSaint-Quentinjuin 25, 2017
142Didier Tassin saint quentin juin 25, 2017
141Josette GawsewitchParisjuin 25, 2017
140Joelle RedoisArgenteuiljuin 25, 2017
139Jean michel gagniereromansjuin 25, 2017
138Eric GAGLIANOSARANjuin 25, 2017
137Françoise MALETjuin 25, 2017
136Fabien KarlParisjuin 25, 2017
135Albert SauvageCoulaures(24)juin 25, 2017
134joëlle josephmaubeugejuin 25, 2017
133Michelle BardotStrasbourgjuin 25, 2017
132Victor SeylerSaint Martin d'Hèresjuin 25, 2017
131Giuseppe LEONESt Martin-d'Hèresjuin 25, 2017
130garay patriceparis 13juin 25, 2017
129Nicolas BrettePCF Terrasson ( 24 )juin 25, 2017
128Arnaud BLOTFontenay aux Roses 92260juin 25, 2017
127Roger BICHONBeaumont 63110juin 25, 2017
126Pierre KriegerStrasbourgjuin 25, 2017
125Cathie SibelleSaint Martin d'Hèresjuin 25, 2017
124Jean Paul DunoyerBONNE 74380juin 25, 2017
123Jérôme PersehayeSaint Prouantjuin 25, 2017
122Myriam PicSaint-Etienne 42juin 24, 2017
121Jean Claude MazzoliniFontenay aux Roses juin 24, 2017
120Alain de RaucourtST MARTIN D HERESjuin 24, 2017
119Jean Luc TournayPCF ST QUENTIN 02juin 24, 2017
118Noël ZICCHINAPCF Corsejuin 24, 2017
117Rodrigue Lopezjuin 24, 2017
116ahmad razaghiparisjuin 24, 2017
115Luis OLEARAIN74970 MARIGNIERjuin 24, 2017
114Alain GirardJarny 54juin 24, 2017
113JEAN YAGHLEKDJIANDruyesjuin 24, 2017
112Jean Luc BelpaumeAmiensjuin 24, 2017
111Yann CHERRUAULTParis 14juin 24, 2017
110Yves RallieresPuycelsijuin 24, 2017
109olivier DAMLENCOURTSAINT AMAND LES EAUXjuin 24, 2017
108Éric SouavinMantes la joliejuin 24, 2017
107Christine BeyriesParisjuin 24, 2017
106Laurence ChantrelleMalakoff (92)juin 24, 2017
105Jean ChantrelleMalakoff (92)juin 24, 2017
104Camille MarquesParis 14juin 24, 2017
103Bernard GilleronLillejuin 24, 2017
102Nicole SoletParis 15juin 24, 2017
101Julien RockStrasbourgjuin 24, 2017
100Jean Jacques GabertGauchy 02juin 24, 2017
99Michele GabertGauchy 02juin 24, 2017
98Sixte RudolfStrasbourgjuin 24, 2017
97marco avenelparisjuin 24, 2017
96Etienne CosteParisjuin 24, 2017
95Esteban RojasStrasbourgjuin 24, 2017
94jeanne jimenezLABOULBENEjuin 24, 2017
93Jules BordesJC marseille juin 24, 2017
92Andrea BENEDETTIStrasbourgjuin 24, 2017
91Claudie LecuyerParis 15juin 24, 2017
90Lola RomieuxStrasbourgjuin 24, 2017
89Jean-Pierre FemmininoNîmesjuin 24, 2017
88Antonio Caprerafontainejuin 24, 2017
87Jacques TourtauxReimsjuin 24, 2017
86Julie LecocqSaultjuin 24, 2017
85Paul FourchardParisjuin 24, 2017
84Jérôme RUBESSaint-Martin-d'Hèresjuin 24, 2017
83Marie-Josée GINESTETChampigny-Sur-Marnejuin 24, 2017
82Patrick DuboisFontcouvertejuin 24, 2017
81Anne Marie KOLLIPARISjuin 24, 2017
80Isabelle 44000Nantesjuin 24, 2017
79Justine ProustMontrouge(92)juin 24, 2017
78Andres BelSaint Martin d'Heresjuin 24, 2017
77Lucie TihyChanteloup les vignesjuin 24, 2017
76Guy SOUTEIRATROUSSILLONjuin 24, 2017
75Patrice MoreauCUNEGESjuin 24, 2017
74Jeannine BurnetPcf annemassejuin 24, 2017
73Marc JAMMETMantes-la-Jolie (78)juin 24, 2017
72Ekin TEKParisjuin 24, 2017
71gilbert folletWaziersjuin 24, 2017
70Romain RiboldiSaint Quentinjuin 24, 2017
69Marc PHILIPPELagreslejuin 24, 2017
68Franck MoussetSaint Quentinjuin 24, 2017
67Alain SINGERFOUILLOY 80800juin 24, 2017
66Stephane RolloSaint Egrève (38)juin 24, 2017
65Daniel RichardSaint cergues 74juin 24, 2017
64Caroline WaveletChartresjuin 24, 2017
63Paul Bonnaire Echirolles juin 24, 2017
62Michel LegendreCHATELLERAULTjuin 24, 2017
61Aurélien PerrotTrappes juin 24, 2017
60Clément Echene Paris juin 24, 2017
59Danie PoirrierNimesjuin 24, 2017
58Francis GUEZOUBERNESjuin 24, 2017
57Robin Eloyjuin 24, 2017
56ELIANE ROUTIERnoisy le secjuin 24, 2017
55matthieu renaultparisjuin 24, 2017
54Daniel MARCHIPONTLa Londe les Mauresjuin 24, 2017
53Julien VILLAINClichyjuin 24, 2017
52Joel Copin Rouvroyjuin 24, 2017
51Alexandre BlanchetChalon-sur-Saonejuin 24, 2017
50philippe MASLONKALIMEILjuin 24, 2017
49Mathieu PIOTRKOWSKI Nancy 54juin 24, 2017
48Francois Roquin Saint-Martin-d'Heresjuin 24, 2017
47Jean-Michel GalloMarseillejuin 24, 2017
46roger pinetbriarejuin 24, 2017
45Noël ColletAnnecyjuin 24, 2017
44CLAUDE CHAMEKPARIS juin 24, 2017
43Jhonny DenimalSaint Quentinjuin 24, 2017
42christine cormontlaonjuin 24, 2017
41Fabrice Lucasfoucherollesjuin 24, 2017
40Henri PuygrenierSaint Martin D'Hères 38juin 24, 2017
39Julien CasierSaint-Quentinjuin 24, 2017
38Eilwen Perenonsection Saint-martin-d'hèresjuin 24, 2017
37Ghislaine COTTREAUCOUDEKERQUE BRANCHEjuin 24, 2017
36Carincotte LoïcSaint Martin d'Hèresjuin 24, 2017
35Jean Philippe CatteauSection Saint Quentin 02juin 24, 2017
34Frédéric JoubeSaint Quentin juin 24, 2017
33Heinrick MartineauSaint-Quentin-FD Aisnejuin 24, 2017
32Robin MattaPort-de-Bouc - CD des Bouches-du-Rhône - cheminotjuin 24, 2017
31Savino PiccarretaEchirollesjuin 24, 2017
30Marie LeclercEtain (Meuse)juin 24, 2017
29Pierre YaghlekdjianPCF Paris 15 - RATPjuin 24, 2017
28Paul RioGuérigny - fd de la Nièvrejuin 24, 2017
27Monique ChatainSection de Carqueiranne - Varjuin 24, 2017
26Jacqueline Dang TranSection de Rennesjuin 24, 2017
25Jérémie OzogPCF - Grasse (06)juin 24, 2017
24Matthieu Bolle-ReddatPCF Paris 15 - Cheminot Versaillesjuin 24, 2017
23Jacky BourbonCoutras (Gironde)juin 24, 2017
22Nicolas KiefferPCF - Saint-Etienne (42)juin 24, 2017
21Joran JamelotParis 15 - Conseil départemental Parisjuin 24, 2017
20Mathilde RabutSection PCF Terres Froides (Isère)juin 24, 2017
19Laurent RichardSecr. Section PCF Terres Froides (CD de l'Isère)juin 24, 2017
18Annie ArdoinoSix-Fours - Varjuin 24, 2017
17Fabienne LiévinPCF Haute-Saône - CD - Saint-Rémyjuin 24, 2017
16Patrick LiévinPCF Haute-Saône - CD - Saint-Rémyjuin 24, 2017
15Michel GaglianoSaint-Etienne - cheminotsjuin 24, 2017
14Antoine BimbeauPCF Paris 15èmejuin 24, 2017
13Louis CamenzuliSection La Garde (83) - Bureau départemental du PCF Varjuin 24, 2017
12Aurélien JanSection PCF de Saint-Quentinjuin 24, 2017
11Pierre DarghamParis 15èmejuin 24, 2017
10Diana KdouhSaint-Martin-d'Hères, CD du PCF de l'Isèrejuin 24, 2017
9Joëlle Copin62 - Rouvroyjuin 24, 2017
8Myriam KorobaeffPCF Haut-Rhinjuin 24, 2017
7Nizar BaraketSection PCF de Fontaine (38)juin 24, 2017
6Ernest MonteagudoSection PCF de Pont-de-Claix (38)juin 24, 2017
5Christiane OdettiLavaur - CD du Tarn - secrétaire de sectionjuin 24, 2017
4Cyril MorlotVesoul - secréaire fédéral PCF Haute-Saônejuin 24, 2017
3Corinne BécourtSaint-Quentin - secrétaire de sectionjuin 24, 2017
2Dominique NegriSaint-Martin-d'Hères - secrétaire de sectionjuin 24, 2017
1Emmanuel Dang TranParis 15 juin 24, 2017