PCF – CRISE – CONGRES

PCF, SNCF et CONGRES: Tribune pour le lancement d’une pétition nationale PCF (Monopole, Epic, statut, contre concurrence, SA et casse sociale)

TRIBUNE. A l’attention du Conseil National du PCF, des organisations et militants du Parti, 1er avril 2018

OBJET : Proposition de lancement d’une pétition nationale contre les ordonnances Macron/SNCF : Non à l’abrogation du monopole de la SNCF sur les trains de voyageurs, Non à la transformation de la SNCF en sociétés anonymes et la suppression du statut des personnels lié au service public (Texte en lien)

Nous proposons à la direction du PCF de lancer rapidement une pétition nationale, dans une optique de rassemblement très large, visant à préciser dans l’opinion et mettre en échec, face aux manipulations du pouvoir, les objectifs de son projet (loi, ordonnances) anti-SNCF.

Notre démarche se situe dans le cadre de la préparation du congrès. Pour nous, le congrès ne peut pas se préparer sur des débats à ambition théorique coupés de l’actualité de la lutte des classes.

La bataille SNCF actuelle pose de façon cruciale et urgente, la nécessité de la remise en cause des alliances politiques institutionnelles préalables et de l’illusion d’une « réorientation » de l’UE du capital. Ces orientations ont une large part dans le sinistre électoral de juin 2017 et la quasi-disparition du Parti, que les mois qui passent sous la présidence Macron ne peuvent pas faire oublier.

Pour autant, notre démarche ne vise pas à trancher ces désaccords de fond mais à proposer une initiative immédiate, que tous les communistes peuvent reprendre dans l’état actuel des débats, pour que l’intervention du Parti trouve toute son utilité pour le service public SNCF et la convergence des luttes.

CONSTATS, largement partagés dans le Parti:

Nous faisons le constat que l’attaque frontale du pouvoir contre les cheminots et leur statut, pour réduire à une bataille « corporatiste » la casse du service public au profit de la concurrence privée, est en train d’échouer.

Les cheminots ne sont pas perçus comme des « privilégiés ». Les ordonnances anti-SNCF sont mises en parallèle avec les ordonnances anti-droit du travail de l’automne, les offensives pour précariser les travailleurs, dénaturer l’assurance chômage. La volonté du gouvernement de régler le régime « spécial » des cheminots avant de s’attaquer, à nouveau, à l’ensemble des retraites se dévoile de plus en plus.

Deuxième constat : Le pays a fait son expérience des dégâts du processus de concurrence/privatisation, sous l’égide de l’UE, de tous les grands services publics depuis France Telecom jusqu’à la SNCF. Après la « réforme » ferroviaire de 2014/2016, le cadre est fixé, malgré le statut des cheminots, pour accélérer la casse de leurs conditions de travail, les suppressions d’emplois (d’abord statutaires, – 30.000 en 15 ans) en même temps que la réduction du service public dont les « petites lignes » (à charge des régions de s’en occuper), l’explosion des tarifs.

Troisième constat : Notre Parti tient encore une place particulière et unique dans l’histoire du service public SNCF. Nous n’avons pas besoin d’en rappeler les grandes dates.

Ce rôle de référence demeure même s’il s’est fortement érodé ces dernières décennies. La « gauche plurielle » et les ministres PCF dont JC. Gayssot, entre 1997 et 2002, ont opéré la première division de la SNCF en vue de la privatisation et cautionné, entre autres, les « ouvertures du capital » d’Air France ou de France Télécom. La social-démocratie, dans les régions, a, au long des années 90, 2000 et même ensuite, choisi de confier à des vice-présidents PCF les transports, pour leur faire cautionner, même en limitant les dégâts suivant les régions, la préparation de la mise en concurrence. En 2014, le porte-parole PCF à l’Assemblée (A. Chassaigne – ce n’est pas la personne du camarade qui est visée) s’est abstenu sur la dissolution de la société SNCF historique et a appelé prématurément à la fin de la grève, dans l’incompréhension des militants engagés dans la lutte.

Les conceptions de fond qui ont amené à cette suite de positions doivent vraiment, enfin, être revues en congrès. Mais dans l’immédiat, le Parti a un rôle urgent à jouer contre le projet SNCF-Macron. Contrairement à la discrétion de 2014, la direction du Parti a produit de nombreuses déclarations et plusieurs matériels de propagande. Mais les nombreuses orientations exposées ne fournissent pas les points d’intervention et de convergence pour mobiliser l’opinion et faire échec aux objectifs centraux des ordonnances.

C’est pourtant d’autant plus important que la propagande gouvernementale et la procédure choisie cherchent à diluer le débat dans le contenu et dans le temps. La manœuvre du recours aux ordonnances permet au gouvernement d’abattre ses cartes petit à petit, suivant la tournure du mouvement. Les ordonnances pourraient être dévoilées seulement fin mai pour une adoption définitive au cœur de l’été. Les restructurations annoncées par le PDG G. Pépy s’étalent sur le même calendrier. E. Philippe a ouvertement présenté le chantage aux cheminots sur des dispositions techniques et sociales qui les frapperaient. Il veut entraîner les organisations syndicales à négocier en retrait, entérinant les objectifs principaux des ordonnances. Les syndicats tentent de déjouer ce calendrier vicieux. Il n’en est que plus important pour nous, PCF, de préciser les enjeux majeurs. Voilà pourquoi nous proposons que le Parti prenne l’initiative d’une pétition nationale précise contre la mise en concurrence du rail et pour le maintien du monopole de la SNCF sur les trains de voyageurs, contre la transformation en Sociétés anonymes et la suppression du statut du personnel.

Nous tirons les leçons toujours actuelles d’une initiative incomplète sur un objet similaire : la « votation » pour La Poste de 2009. D’un côté, l’initiative avait permis de mobiliser très largement dans le pays et a obtenu des millions de signatures, au-delà des attentes. De l’autre côté, le caractère politicien de la démarche, rassemblant en préalable toute la « gauche » sur un « vote », a renvoyé la mobilisation vers l’illusion d’une issue électorale avec une alternance en 2012 (F. Hollande avait fait signer le conseil général de Corrèze !). Et cette « unité » a empêché de poser toutes les bonnes questions. La « votation » a porté uniquement sur la transformation de La Poste en SA mais a occulté la question essentielle de la transposition de la dernière directive européenne de mise en concurrence du courrier, puisque les socio-démocrates et Verts l’avaient approuvée. Cela a notamment nui gravement à la mobilisation contre la résignation aux dégâts de la concurrence dans l’entreprise elle-même.

Sur la SNCF cette année, le Parti ne peut pas rester bloqué au plus petit dénominateur commun de la « gauche » en recomposition. Le tract national appelant au 22 mars, comme plusieurs déclarations des dirigeants, font une priorité du rassemblement des « forces de gauche » dont EELV, « Génération », le groupe de B. Hamon, FI, les « socialistes opposés à Macron » etc. Cette priorité politicienne va à contre-sens de la lutte. Comme en 2009 pour La Poste, il ne pourra pas y avoir de position juste et efficace pour la SNCF aujourd’hui dans une perspective de recomposition électorale à « gauche » d’ici les européennes, les municipales ou 2022, en particulier sur la question capitale de l’application des directives et règlements européens alors que la plupart des politiciens, nationalement et dans les régions, accompagnent, depuis des années, la concurrence à l’européenne.

Il faut des revendications claires et précises à soumettre à pétition.

Sur le statut de l’entreprise, on doit pouvoir se prononcer pour le refus de la transformation des entités issues de la SNCF en sociétés anonymes et pour la réunification de l’entreprise sous forme d’un établissement public unique et intégré. L’expression « SNCF 100% public » dans les tracts PCF est insuffisante et ambigüe. Elle risque de rentrer dans le jeu du gouvernement qui promet des « Sociétés nationales », en fait des SA dont – au départ – toutes les actions seraient détenues par l’Etat ou des groupes publics. Des SA « publiques » sont vouées à la privatisation, comme les exemples de FT ou de GDF l’illustrent. L’établissement public est le statut qui fait rempart à la privatisation.

La question de la répartition de la dette est directement subordonnée au statut de l’entreprise. Nous sommes tous d’accord sur l’explication de l’origine de la dette - les investissements que l’on a fait peser sur la SNCF alors que les investissements routiers ne pèsent pas sur les transporteurs – , sur la dénonciation des intérêts versés à la finance privée, sur la riposte à la tentative grossière du gouvernement de rendre les cheminots coresponsables de la dette. Mais, nous devons faire attention au calcul du pouvoir qui cherchera à délester de la dette, vers la collectivité, les SA issues de la SNCF qu’il destine le plus rapidement à la privatisation.

Le rejet de la mise en concurrence organisée par l’UE du capital : c’est maintenant que ça se joue !La raison d’être première du projet de loi initialement prévu, puis des ordonnances, est de faire sauter les derniers verrous législatifs et techniques au début de la mise en concurrence et du passage au privé de réseaux de transports de voyageurs (régions). Le gouvernement suit le calendrier européen qui lui fixe le délai de la fin 2018. Il s’agit notamment de régler l’utilisation commune par les concurrents d’infrastructures et de services communs – de détricoter la SNCF unifiée – de régler la situation des personnels SNCF se retrouvant sur des lignes privatisées. Il s’agit aussi, très précisément, d’abroger l’article 2141, alinéa 1, du code des transports qui pose le monopole de la SNCF sur les trains de voyageurs. Dans ce contexte, alors que l’immense majorité des cheminots, même, dans les mots, les principaux syndicats réformistes, une majorité des usagers, échaudés par les précédents de la casse des autres services publics, s’y opposent, il serait incompréhensible que le PCF ne mette pas au centre le blocage immédiat du processus de concurrence/privatisation.

Les positions qui minimisent et reportent les dangers de la concurrence sont incompréhensibles, même inacceptables. Un tract de la direction du PCF estime que l’ouverture à la concurrence ne serait qu’un prétexte à la réforme et renvoie, dans l’avenir, à des « dérogations » que « permettraient les traités européens ». C’est marcher sur la tête ! L’UE est l’organe qui organise, coordonne la liquidation des services publics. Dans ce règlement européen, des dérogations ont été prévues pour les pays dont les réseaux ferrés publics sont si dégradés qu’aucun concurrent privé ne peut être rapidement constitué. Même en Grèce, A. Tsipras, toujours soutenu par le PGE, essaie de privatiser les quelques lignes modernes. En France comme en Allemagne, imposer la concurrence, ne signifie pas que la SNCF perde tout d’un coup ses activités mais qu’un service public et un cadre social dégradés soient imposés à tout le ferroviaire. Jouer sur les « dérogations européennes », c’est aussi renoncer définitivement, pour le rail, au retour au monopole public des trains de marchandises, ou ailleurs de l’électricité…

Chercher à dédouaner l’UE est une aberration alors qu’elle est le prétexte et l’instrument repris par les représentants politiques de gauche et de droite en France pour leur politique au service du capital français et international. Et c’est bien en France, comme dans chaque pays, que la riposte doit s’organiser contre elle, sur la base des acquis démocratiques et sociaux nationaux de la classe ouvrière. Concrètement, à propos de la SNCF aujourd’hui, cela veut dire mettre en échec la fin du monopole public SNCF du transport de voyageurs. L’existence de services et d’entreprises publics forts est une condition de coopérations internationales positives. C’est le contraire de la stratégie d’intégration de l’UE et des capitalistes européens qui mettent en concurrence les travailleurs des pays. Toujours dans le ferroviaire, cela vaut aussi pour Alstom. Nous ne comprenons pas que la direction du PCF ne porte pas la revendication, facilement rassembleuse, de nationalisation face à la prise de contrôle par Siemens voulue par Macron.

Pour nous, la direction du PCF doit rompre avec sa conversion à l’intégration européenne, au discours illusoire de la réorientation de l’UE du capital, en lien avec son intégration mortifère dans la « gauche » institutionnelle en recomposition. Sa soumission à l’idéologie de l’UE touche à l’absurde quand elle propose de créer un « fonds de financement européen des services publics alimenté par le Quantitative Easing de la BCE ». On va gentiment s’adresser à l’organe le plus antidémocratique, le plus éloigné des interventions démocratiques nationales, pour réorienter des artifices financiers créés pour alimenter la spéculation boursière et immobilière. Demander aux capitalistes de la BCE de faire du social avec leur « Quantitative Easing » ? Ce serait vraiment aberrant pour des dirigeants communistes…

Ajoutons que, face à l’UE du capital, sur des sujets comme les services publics et les droits sociaux, les nationalistes et l’extrême-droite sont incapables de détourner la colère des travailleurs, étant incapables de masquer leur haine de classe et leur rejet des syndicats ouvriers. Communistes, c’est le moment de les confondre !

Nous le répétons : l’actualité et la situation du Parti imposent de poser ces questions de fond. Les débats et les constats de désaccords vont continuer jusqu’au congrès et ensuite. Mais, au-delà de ces profonds différents, dans l’immédiat, nous pensons que notre proposition de pétition nationale peut convenir à tous les communistes, dans l’actualité et le feu de l’action, notamment avec l’étape de la journée nationale d’action interprofessionnelle prévue par la CGT le 19 avril.

Dans un esprit de construction, de reconstruction,

Salutations fraternelles,

 

EN LIEN : Monopole, établissement public, statut contre concurrence, sociétés anonymes et casse sociale : PETITION POUR L’AVENIR DU SERVICE PUBLIC NATIONALISE SNCF

 

PREMIERE LISTE DE SIGNATAIRES:

Emmanuel DANG TRAN (75, Paris 15, CN du PCF), Dominique NEGRI (38, Saint-Martin-d’Hères, secrétaire de section), Corinne BECOURT (02, Saint-Quentin, secrétaire de section), Eric MONNINI (54, Jarny, secrétaire de section), Armelle HERVE (78, Mantes-la-Jolie, secrétaire de section), Christiane ODETTI (81, Lavaur, secrétaire de section), Frédéric BERNABE (70, Vesoul), Cyril MORLOT (70, Vesoul, secrétaire fédéral du PCF Haute-Saône), Eric JALADE (81, Castres), Laurent RICHARD (38, Terres Froides, secrétaire de section), Michel PERRIN (87, Limoges-cheminots, ancien secrétaire fédéral du PCF Haute-Vienne), Michel GAGLIANO (42, Saint-Etienne, cheminot), Guy MANIN (38, Terres Froides), Marc JAMMET (78, Mantes-la-Jolie), Pascal GALANTINI (54, Jarny, cheminot), Saverio GUZZO (54, Jarny, cheminot), Gauthier DUCOS (02, Val d’Origny, secrétaire de section), Joran JAMELOT (75, Paris 15), Noël ZICCHINA (2A, Ajaccio), Pierre YAGHLEKDJIAN (75, Paris 15 RATP), Myriam KOROBAEFF (68, Mulhouse-Campagne), Yves RALLIERES (81, Bastides, secrétaire de section), Danielle RALLIERES (81, Bastides), Jeanne JIMENEZ (81, Castres), Aurélien JAN (02, Saint-Quentin), Ernest MONTEAGUDO (38, Pont-de-Claix), Antoine BIMBEAU (75, Paris 15), Diana KDOUH (38, Saint-Martin-d’Hères), Jean-Claude MAZZOLINI (92, Fontenay-aux-Roses), Jean-Jacques SUZANNE (94, Orly-Ville), Nasser DIFFALAH (70, Couthenans), Fabienne LIEVIN (70, Saint-Rémy), Patrick LIEVIN (70, Saint-Rémy), Guy NIEL (94, Gentilly), Franck CLET (38, Saint-Martin-d’Hères), Jérôme RUBES (38, Saint-Martin-d’Hères), Josette GAWSEWITCH (75, Paris 15), Anne-Marie KOLLI (33/75, Arcachon), Savino PICCARRETTA (38, Echirolles), François ROQUIN (38, Saint-Martin-d’Hères), Marie LECLERC (54, Jarny), Nicolas KIEFFER (42, Saint-Etienne), Joël COPIN (62, Rouvroy), Alain GIRARD (54, Jarny), Patrice MUZARD (70, Gray), Véronique JUNG (70, Gray), Matthieu PIOTROWSKI (54, Jarny), Matthieu RENAULT (75, Paris 15), Olivier TOURNAY (02, Saint-Quentin), Michèle GABERT (02, Gauchy, secrétaire de section), Pierre DARGHAM (75, Paris 15), Bernard GISCLARD (81, Vallée du Thoré), Nelly MONTET (81, Bastides), Albert BARRE (75, Paris 15), Morane BARRE (75, Paris 15), Francis GUEZOU (02, Saint-Quentin), Frédéric JOUBBE (02, Saint-Quentin), Mickaël LIBOUTON (75, Paris 15 RATP), Cemil KAYGIZIZ (75, Paris 15 RATP), Jean-Pierre POINSOT (70, Gray), André RUIZ (70, Ronchamp), Muguette PAQUIS (70, Ronchamp), Loïc CARINCOTTE (38, Saint-Martin-d’Hères), Mathilde RABUT (38, Terres Froides), Jean-Louis NEGRI (38, Saint-Martin-d’Hères), Eliane PERRIN (87, Limoges), Jacqueline DANG TRAN (35, Rennes), René BARDE (81 Lavaur), Marie-Rose LAFLEUR (81 Lavaur), Michel LAFLEUR (81 Lavaur), Jean-Pierre LATCHER (81, Lavaur), Jean-Marc PETIT (81 Lavaur), Claude RAVEL (38 Terres Froides), Angelo PRIZZI (38 Saint-Martin-d’Hères), Suzanne BARBAUX (02, Saint-Quentin), Ludovic BOULANGER (02, Saint-Quentin), Jean-Luc TOURNAY (02, Saint-Quentin), Serge CARRIER (02, Saint-Quentin), Serge CASIER (02, Saint-Quentin), Julien CASIER (02, Saint-Quentin), Johnny DENIMAL (02, Saint-Quentin), Jean-Marie DESMIDT (02, Saint-Quentin), Alice GORLIER (02, Saint-Quentin), Jean-Jacques GABERT (02, Gauchy), Amélie DARDE (02, Saint-Quentin), Franck MOUSSET (02, Saint-Quentin), Grégory PLE (02, Saint-Quentin), Didier TASSIN (02, Saint-Quentin),

SUITE DE LA LISTE: Paul RIO (58, Guérigny), Guy HAREL (37, Montlouis, cheminot), Rolande HAREL (37, Montlouis), Caroline WAVELET (75, Paris 15, cheminote), Henri PUYGRENIER (38, Saint-Martin-d’Hères), Robien MATTA (13, cheminot), Henri SABATTIER (07, Sud-Ardèche), Anne-Marie AGUDO (81, Bastides), Paul FOURCHARD (75, Paris 15), Thierry LA BARBERA (81, Lavaur), Malou MONNINI (54, Jarny), François THIRY (54, Jarny), Jean-Pierre CAMELLINI (54, Jarny), Louis CAMENZULLI (83, La Garde), Lionel HOFF (57, Basse-Orne), Jean-Claude DELVAL (78, Mantes-la-Jolie), Christine SAMPERE (83, Six-Fours), Russell YATES (77, Meaux), Gilbert DELMAS (31, Toulouse), Justine PROUST (75, Paris 15), Martine NATIVI (06, Cagnes-sur-Mer), Olivier APRUZZESE (13, Trets), Benjamin LANDAIS (84, Avignon), Jean-Claude PATE (50, Valognes, cheminot), David SPANIER (54, Jarny), Alain ANTOINE (54, Jarny), Alain CONSTANTINI (54, Jarny), Francis SACHER (54, Jarny), Patrice MOREAU (24, Singleyrac), Marie Llorente (78, Mantes-la-Jolie)

Pour cosigner cette tribune :

TRIBUNE PCF/SNCF/CONGRES: pour le lancement d'une pétition nationale PCF pour le monopole public SNCF

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Dernières Signatures

166Alain CASALEMarseilleavr 23, 2018
165Jacques VICTORNICEavr 18, 2018
164Albert SauvageCoulauresavr 18, 2018
163Guy LALANDECoulauresavr 18, 2018
162Gwenn'aël GourdenFontenay sous boisavr 12, 2018
161Bernard SARTONAUBAGNEavr 12, 2018
160Stéphane AURIOLSaint Hilaire les Andresis 45320avr 12, 2018
159Jean claude De ubedaToulon avr 12, 2018
158damlencourt olivierSAINT AMAND LES EAUXavr 12, 2018
157Léo Fleurence Strasbourg avr 12, 2018
156Sacha BurgySainte-Marie-Aux-Chênes (57255)avr 11, 2018
155Jean marc Lafoy Lussac les châteaux avr 11, 2018
154Michelle Bardot BardotStrasbourgavr 10, 2018
153Gilles GourlotParisavr 09, 2018
152Serge GARNERINTROYESavr 09, 2018
151gilbert remondvaulx-en-velin 69avr 08, 2018
150PATRICE MOREAUCUNEGESavr 08, 2018
149Amélie DARDESaint-Quentin 02avr 08, 2018
148roger pinetbriareavr 08, 2018
147CLAUDE DEFFONTAINEBANYULS SUR MERavr 08, 2018
146Huguette Le DanoisLisieuxavr 08, 2018
145claude lejeunechampigny sur marneavr 08, 2018
144ARNAUD PETITWOINCOURTavr 08, 2018
143Dominique SERRAMARSEILLEavr 08, 2018
142mohamed Naceur Chambéry avr 08, 2018
141Yves BoureilleRuomsavr 07, 2018
140Barbara KNOCKAERTSaiint-Quentin Aisneavr 07, 2018
139Georges VarenneSt-Quentin Aisneavr 07, 2018
138Francis SAHALLAVAUR-81avr 07, 2018
137Dominique NowakFayet 02avr 06, 2018
136Heinrick MartineauSaint-Quentin 02avr 06, 2018
135Claudine PotierSaint-Quentin 02avr 06, 2018
134Henry WelshMontréal QCavr 06, 2018
133Grégory Plé02100 - ST QUENTINavr 06, 2018
132Valerie TranchantSaint Martin d'heresavr 06, 2018
131Michel LaplaceLunas 34650avr 06, 2018
130Jean HochartSaint-Quentin 02100avr 06, 2018
129Nicolas BretteLe Lardin Saint Lazareavr 05, 2018
128Denise REBOURSAufreville_Brasseuilavr 05, 2018
127annie ardoinoLa Seyne sur Mer avr 05, 2018
126Martine NATIVICagnes-sur-Meravr 04, 2018
125Claude ChamekPARIS 13avr 04, 2018
124Gauthier DUCOSVal d'Origny 02avr 04, 2018
123Ekin TEKParisavr 04, 2018
122Gilbert DelmasToulouse (31)avr 04, 2018
121Russell YatesMeaux (77)avr 04, 2018
120Christine SampereSix-Fours (83)avr 04, 2018
119Jean-Claude DelvalMantes la Jolie (78)avr 04, 2018
118Lionel HoffBasse-Orne (57)avr 04, 2018
117Louis CamenzulliLa Garde (83)avr 04, 2018
116Jean-Pierre CamelliniJarny (54)avr 04, 2018
115François ThiryJarny (54)avr 04, 2018
114Malou MonniniJarny (54)avr 04, 2018
113Thierry La BarberaLavaur (81)avr 04, 2018
112Anne-Marie AgudoBastides (81)avr 04, 2018
111Henri SabatierSud-Ardècheavr 04, 2018
110Robien MattaCheminots 13avr 04, 2018
109Henri PuygrenierSt Martin d'Hères (38)avr 04, 2018
108Caroline WaveletParis 15avr 04, 2018
107Guy HarelMontlouis (37)avr 04, 2018
106Paul RioGuérigny (58)avr 04, 2018
105Romain DenimalSaint Quentin (02)avr 04, 2018
104Didier TassinSaint Quentin (02)avr 04, 2018
103Grégory PléSaint Quentin (02)avr 04, 2018
102Franck MoussetSaint Quentin (02)avr 04, 2018
101Amélie DardeSaint Quentin (02)avr 04, 2018
100Jean-Jacques GabertGauchy (02)avr 04, 2018
99Alice GorlierSaint Quentin (02)avr 04, 2018
98Jean-Marie DesmidtsSaint Quentin (02)avr 04, 2018
97Jhonny DenimalSaint Quentin (02)avr 04, 2018
96Julien CasierSaint Quentin (02)avr 04, 2018
95Serge CasierSaint Quentin (02)avr 04, 2018
94Serge CarrierSaint Quentin (02)avr 04, 2018
93Ludovic BoulangerSaint Quentin (02)avr 04, 2018
92Suzanne BarbauxSaint Quentin (02)avr 04, 2018
91Angelo PrizziSt Martin d'Hères (38)avr 04, 2018
90Claude RavelTerres Froides (38)avr 04, 2018
89Jean-Marc PetitLavaur (81)avr 04, 2018
88Jean-Pierre LatcherLavaur (81)avr 04, 2018
87Michel LafleurLavaur (81)avr 04, 2018
86Marie-Rose LafleurLavaur (81)avr 04, 2018
85René BardeLavaur (81)avr 04, 2018
84Jacqueline Dang-TranRennes (35)avr 04, 2018
83Eliane PerrinLimoges (87)avr 04, 2018
82Jean-Louis NégriSt Martin d'Hères (38)avr 04, 2018
81Mathilde RabutTerres froides (38)avr 04, 2018
80Loïc CarincotteSt Martin d'Hères (38)avr 04, 2018
79Muguette PaquisRonchamp (70)avr 04, 2018
78André RuizRonchamp (70)avr 04, 2018
77Jean-Pierre PoinsotGray (70)avr 04, 2018
76Cemil KaygizizParis 15avr 04, 2018
75Mickaël LiboutonParis 15avr 04, 2018
74Frédéric JoubeSaint Quentin (02)avr 04, 2018
73Francis GuézouSaint Quentin (02)avr 04, 2018
72Morane BarréParis 15avr 04, 2018
71Albert BarréParis 15avr 04, 2018
70Nelly MontetBastides (81)avr 04, 2018
69Bernard GisclardVallée du Thoré (81)avr 04, 2018
68Pierre DarghamParis 15avr 04, 2018
67Michèle GabertGauchy (02)avr 04, 2018
66Olivier TournaySaint Quentin (02)avr 04, 2018
65Matthieu RenaultParis 15avr 04, 2018
64Matthieu PiotrowskiJarny (54)avr 04, 2018
63Véronique JungGray (70)avr 04, 2018
62Patrice MuzardGray (70)avr 04, 2018
61Alain GirardJarny (54)avr 04, 2018
60Joël CopinRouvroy (62)avr 04, 2018
59Nicolas KiefferSaint Etienne (42)avr 04, 2018
58Marie LeclercJarny (54)avr 04, 2018
57François RoquinSt Martin d'Hères (38)avr 04, 2018
56Savino PiccarrettaEchirolles (38)avr 04, 2018
55Anne-Marie KolliArcachon (33)avr 04, 2018
54Josette GawséwitchParis 15avr 04, 2018
53Jérôme RubesSt Martin d'Hèresavr 04, 2018
52Franck CletSt Martin d'Hères (38)avr 04, 2018
51Guy NielGentilly (94)avr 04, 2018
50Patrick LiévinSaint Rémy (70)avr 04, 2018
49Fabienne LiévinSaint Rémy (70)avr 04, 2018
48Nasser DiffalahCouthenans (70)avr 04, 2018
47Jean-Jacques SuzanneOrly ville (94)avr 04, 2018
46Jean-Claude MazzoliniFontenay aux roses (92)avr 04, 2018
45Diana KdouhSt Martin d'Hères (38)avr 04, 2018
44Antoine BimbeauParis 15avr 04, 2018
43Ernest MonteagudoPont-de-Claix (38)avr 04, 2018
42Aurélien JanSaint Quentin (02)avr 04, 2018
41Jeanne JimenezCastres (81)avr 04, 2018
40Danielle RallièresBastides (81)avr 04, 2018
39Yves RallièresBastides (81)avr 04, 2018
38Myriam KorobaeffMulhouse (68)avr 04, 2018
37Pierre YaghlekdjianParis 15avr 04, 2018
36Noël ZicchinaAjaccioavr 04, 2018
35Joran JamelotParis 15avr 04, 2018
34Gauthier DucosSaint Quentin (02)avr 04, 2018
33Pascal GalantiniJarny (54)avr 04, 2018
32Marc JammetMantes la Jolie (78)avr 04, 2018
31Guy ManinTerres froides (38)avr 04, 2018
30Michel GaglianoSaint Etienne (42)avr 04, 2018
29Michel PerrinLimoges (87)avr 04, 2018
28Laurent RichardTerres froides (38)avr 04, 2018
27Eric JaladeCastres (81)avr 04, 2018
26Cyril MorlotVesoul (70)avr 04, 2018
25Frédéric BernabéVesoul (70)avr 04, 2018
24Christiane OdettiLavaur (81)avr 04, 2018
23Armelle HervéMantes la jolie (78)avr 04, 2018
22Saverio GuzzoJarny (54)avr 04, 2018
21Yves EchardParis 19avr 04, 2018
20philippe MASLONKAlimeil Brevannesavr 03, 2018
19Andres BelSaint Martin d'Hères (38)avr 03, 2018
18Sylvie TORRESVidaubanavr 03, 2018
17patrick PenelCercottesavr 03, 2018
16Jean marc MourmansVenansonavr 03, 2018
15Henri PUYGRENIER38 Saint-Martin-d'Hères avr 03, 2018
14Jean Luc TOURNAYPCF ST QUENTIN 02avr 03, 2018
13Paul FourchardParis 15avr 03, 2018
12Sophia PIKULASParisavr 03, 2018
11michel mahoLAMPAUL GUIMILIAUavr 03, 2018
10fanny BenavidesANTONYavr 03, 2018
9Arnaud PICARDCaluire-et-cuireavr 03, 2018
8Henri Bartholoméus4801 Stembert -Belgiqueavr 03, 2018
7PATRICE LE GALLOISMONTPELLIERavr 03, 2018
6jeanne jimenezCastres avr 03, 2018
5saverio guzzojarnyavr 03, 2018
4Eric MonniniJarny (54)avr 03, 2018
3Corinne BécourtSaint-Quentinavr 03, 2018
2Dominique NegriSaint-Martin-d'Hèresavr 03, 2018
1Emmanuel Dang TranParis 15avr 03, 2018

Emmanuel Dang Tran, membre du CN, dénonce le questionnaire de la direction nationale dans Politis

Contribution collective consécutive à l’Assemblée Générale de la Section du pays Grassois du 6 octobre 2017

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Nous retranscrivons ci-dessous les réflexions de nos camarades de la section du pays Grassois (Alpes-Maritimes) concernant le questionnaire lancé par la direction du PCF dans le cadre de la préparation du 38e congrès.

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Chers camarades,

C’est après avoir pris connaissance du « formulaire » adressé aux adhérents par la direction Nationale, et en avoir minutieusement débattu, que notre section a décidé, à l’unanimité, d’adresser une réponse collective à cette opération, dont nous considérons qu’elle s’apparente plus à du « démarchage marketing commandité» qu’à une préparation sérieuse de congrès, sur la base d’un texte préparatoire contenant un bilan critique de la direction sur sa propre action et sur celle du parti.

Dans une opération « consultative » de ce type, le répondant n’a bien-sûr que l’illusion du pouvoir : il est rendu complice d’un procédé qui le dépossède de sa souveraineté au seul profit du commanditaire. En effet, à l’évidence, le pouvoir est à celui qui :

          – choisit les questions posées en fonction de ses objectifs ;

          – sélectionne les réponses qui conviennent à ses buts particuliers plus ou moins conscients ;

          – fait l’exégèse des réponses en les interprétant selon ses préjugés ou ses intérêts spécifiques ;

          – néglige plus ou moins consciemment les questions et réponses qui dérangent.

Faut-il rappeler que déjà Robert HUE faisait appel à des procédés sondagiés sous les prétextes les plus fallacieux, et pour les pires résultats ?

Questions ambiguës appelant des réponses aux significations contradictoires ; termes flous ; propositions absentes ; choix permettant à la direction de ne faire qu’un bilan partiel et adapté « à la demande du marché politique intérieur» ; choix ne permettant pas de répondre à la question posée (à l’exemple, dès le début du questionnaire, il est impossible, parmi les choix proposés, de répondre par la négative à la question posée portant sur la cohérence de « notre projet » avec les enjeux…) ; ce sont donc les réponses attendues par une direction, aux abois et sans boussole, que l’on nous demande de valider. La possibilité de faire d’ « autres propositions » n’engendre que l’apparence d’une liberté de choix, finissant nécessairement noyée dans la masse des réponses, ou réinterprétée à souhait.

Plus grave encore pour notre parti, fondé dès 1920 par la volonté de renoncer aux illusions sociales démocrates et d’ouvrir une perspective de société Socialiste.

On apprend que notre direction, appâtée par quelques « produits de marketing électoral alléchants » nous a donnés en pâture à la multinationale « Yankee » du « marchandising électoral populiste » (au plus mauvais sens du terme), NationBuilder ! Nous voici membre d’une clientèle « de choix » aux côtés de Trump, Juppé, Fillon et Mélenchon… Et voici nos données*, et peut-être même les réponses au questionnaire, exploitées par un spécialiste du fichage et du profilage d’électeurs, etc.

C’est pourquoi nous ne pouvons participer à cette opération de tromperie. Prenant la mesure de ces éléments, en y ajoutant l’échec des stratégies portées par nos directions, les communistes du pays Grassois proposent des solutions constructives immédiates :

          – Préparation du congrès : mise en place d’une commission pluraliste intégrant toutes les sensibilités aujourd’hui présentes dans le parti permettant, par une critique constructive, de préparer dans les formes le prochain congrès ;

          – Direction : Ayant à l’esprit que dans les batailles perdues la responsabilité des Généraux est plus importante que celle des simples soldats, nous appelons toutes les directions, du national au local, à présenter le bilan de leurs stratégies, de leurs activités, de leurs résultats et en tirer les conséquences, tant personnelles que collectives. Au regard de la dernière période électorale, (catastrophique) nul ne peut s’épargner une analyse critique, notamment de la stratégie dite du « Front de Gauche » et des stratégies faisant du PCF « la pouponnière permanente de ses propres prédateurs ».

Concernant le congrès nous proposons d’ajouter au débat les questions suivantes :

          – Qu’est-ce qui distingue un parti révolutionnaire de classe d’un « parti politique comme les autres » ? d’un parti « réformiste » ? À laquelle de ces catégories de parti voulons-nous appartenir ?

          – Comment remettre le marxisme (doctrine vivante et en mouvement) au cœur de la formation, de la communication et des pratiques des militants ? Faut-il y substituer une autre doctrine ?

          – Quelle stratégie et quelles étapes pour substituer au mode de production capitaliste aujourd’hui dominant, un mode de production socialiste ou communiste ? Faut-il se limiter à aménager au mieux le capitalisme ?

          – En fonction des réponses apportées à ces questions, il conviendra, seulement alors, de définir les alliances de classe ou de partis nécessaires à notre stratégie. Sous quelles formes ? La nature d’un parti se défini au regard des intérêts de classe et des couches sociales qu’il défend en priorité et qu’il parvient à unifier en un tout cohérant et coopérant. Si l’on gomme cette réalité, alors, de force d’action unie, nous mutons en club de discussion, perdant à la fois son triple caractère de parti révolutionnaire, de classe(s) et marxiste.

Nous tenons également à faire partager quelques propositions d’organisation à même de renforcer l’efficacité générale de notre parti :

          – Directions nationale et fédérales (1): retour à un secrétariat, un bureau, et un comité central sur la base des aptitudes et de la valeur militante et non pas d’une représentation géographique, de copinage ou de coteries. Les quotas ne doivent plus pouvoir servir à éliminer en priorité des camarades de valeur pour des luttes de pouvoir ou de place comme cela arrive malheureusement.

          – Directions nationale et fédérales (2): aujourd’hui nous sommes une armée Mexicaine qui détourne parfois les meilleurs militants des tâches de terrain au profit de causeries improductives et d’une forme de « tourisme politique ». Nous préconisons une Direction resserrée et collégiale (à l’image de la pratique du PC Portugais) permettant de combiner réactivité et bienfaits de l’élaboration collective.

          – Pour assurer la démocratie et la cohésion du parti: consultations plus fréquentes des fédérations et des sections sur la base qualitatives de rapports et de comptes rendus et non de QCM.

          – Mettre les paroles en accord avec la pratique. Si à défaut des cellules, les sections sont les lieux de base de l’organisation militante, elles doivent retrouver les moyens matériels de travailler au plus près de la population. Donner plus de moyens aux sections en modifiant le mode de répartition des cotisations (aujourd’hui 2/3 des moyens sont éloignés des lieux de militantisme).

En conclusion, nous tenons à rappeler qu’il y a des partis qui ont nié leur passé de lutte, leur nature de classe, leur objectif d’une société socialiste et leur théorie révolutionnaire. Dans plusieurs cas, ces partis ont intégré le système et ont fini par disparaitre. Ce fut le cas du PC Italien sabordé par des dirigeants opportunistes. Conscient de cela nous appelons les communistes partageant notre analyse à s’unir pour relever notre Parti afin de le mettre en état de reprendre l’offensive Révolutionnaire.

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*Nous lisons dans la presse spécialisée : «le précieux fichier interne Cociel alimentera la plateforme NationBuilder. A terme, le PCF envisage de gérer l’ensemble de sa base militante et de son maillage territorial grâce au logiciel américain ». Source : https://www.lalettrea.fr/action-publique/2017/01/19/le-pcf-adopte-nationbuilder-le-logiciel-de-melenchon-et-fillon,108197797-ARL

Conseil national du PCF d’après élections : La direction nationale veut utiliser le désastre électoral pour accélérer la liquidation du Parti ! Pierre Laurent confirme le choix de la défaite.

EDT pour vivelepcf, 3 juillet 2017

Le rapport de Pierre Laurent constitue une véritable provocation pour le PCF et les communistes. Il explique comment le recul électoral historique est le moyen d’accélérer la stratégie qui l’a provoqué. Après Hue et Buffet, Laurent maintient le cap : le choix de la défaite correspondant aux choix de la liquidation du parti révolutionnaire, avec la seule sauvegarde de leur appareil comme préoccupation. Camarades, ne nous laissons pas anesthésier ou décourager par la pédagogie de la résignation, de l’indifférence, par les discours lénifiants, les manœuvres politiciennes minables. Reconquérons notre parti ! Reconstruisons le parti de classe. 

Lien vers la pétition : « Pierre Laurent doit démissionner »

Le séisme qu’a représenté, pour les militants, le désastre électoral des législatives n’a guère ébranlé la place du Colonel Fabien et le Conseil national, réuni les 23 et 24 juin. Cela ne tient sans doute pas tant à l’architecture en béton de Niemeyer qu’au verrouillage dans la désignation des membres du CN au congrès de 2016.

Réduite d’une demi-journée par rapport à la convocation, la réunion du CN a duré 10 heures. Faute de temps, la parole n’a pas été donnée à plusieurs intervenants inscrits. Toutefois, une demi-heure a pu être consacrée aux élections sénatoriales de septembre. Pierre Laurent a pris plus de deux heures et demie pour faire passer son analyse et la suite de son programme.

Avec un enjeu autrement plus grave, on serait cru à une conférence de presse de Raymond Domenech expliquant que l’équipe de France « monte en puissance », échec après échec, humiliation après humiliation, à la Coupe du monde en Afrique du Sud. Sauf que Pierre Laurent est à la fois l’entraîneur et le président du club.

Le projet de résolution, présenté par Pierre Laurent, a été ratifié, après des amendements validant sa démarche, à une très large majorité. Il ne faut y voir que le reflet de la composition du CN.

A une défaite électorale et une disqualification politique historiques, la direction du Parti décide de réagir de façon minimale. Elle propose d’avancer la date du prochain congrès de 9 ou 12 mois, c’est-à-dire en juin ou novembre 2018 au lieu de juin 2019. Juste, on appellera ça un congrès « extraordinaire ». Mais dont l’ordre du jour – la continuité – et les modalités – le verrouillage – se précisent déjà.

A la situation d’urgence, au désaveu brutal, à la disparition de la moitié de ce qui restait encore du vote communiste, à la submersion sous la radicalité mouvementiste petite-bourgeoise de FI, la direction nationale n’entend donc donner aucun signal immédiat de remise en cause. Elle entérine la nouvelle situation, encore dégradée, et sa continuité. Pour Pierre Laurent l’essentiel est visiblement de temporiser, d’attendre que le choc et la colère se soient atténués dans le Parti, au fil des postures d’opposition, même symboliques, au régime Macron.

TEMPORISER – MINIMISER

Personne au CN n’a qualifié les résultats de positifs. Encore heureux ! Plusieurs intervenants ont illustré le revers historique en partant de situations locales. Plusieurs ont insisté sur le malaise et l’amertume des militants qui se sont retrouvés piégés, impuissants dans le cadre de choix nationaux intenables.

Mais pour le secrétaire national et la résolution, le recul électoral est largement contrebalancé par l’élection de 11 députés, membres du PCF, 4 de plus qu’en 2012. « Elle fait de nous une des forces qui a résisté à la tornade » (Pierre Laurent).

Se confirme  ce qui ressortait des réunions précédentes du CN : maintenir un groupe était la priorité absolue, justifiant toutes les compromissions, notamment face à Mélenchon. 7 des 11 élus étaient soutenus ou directement candidats FI, jusqu’à, pour certains, effacer complètement leur appartenance au PCF. Tous ont été élus à la faveur de l’effondrement du PS. Rapport et résolution vont jusqu’à insister sur une autre « victoire » électorale : l’accession de Marie-Pierre Vieu au Parlement européen, conséquence collatérale de l’élection de Mélenchon à l’Assemblée, dont elle était suivante de liste. C’est révélateur d’un mode de raisonnement politicien.

Aussi, malgré le désaveu électoral, l’institution et l’appareil PCF sont préservés avec une autonomie apparente (groupe à l’Assemblée) et une cohésion minimale. Cela leur permet d’envisager les prochaines élections locales. Cela leur laisse une légitimité pour continuer à intégrer ce que continue à représenter le PCF dans la recomposition de la gauche réformiste. En vue de ce qu’étaient leurs objectifs réels, Pierre Laurent et son équipe se sentent globalement satisfaits et se sentent, du moins, exemptés de toute remise en cause.

TEMPORISER, MINIMISER, SE DEFAUSSER

Pierre Laurent et son exécutif se sont évertués à se défausser pendant tout le CN.

D’abord, en minimisant leur propre responsabilité qu’ils tentent de noyer dans une responsabilité collective de tout le parti et dans la fatalité de la situation politique.

Occulté, le choix unilatéral, sans et contre les communistes, en janvier 2016, de Pierre Laurent, de rentrer dans le processus des primaires initiés notamment par Cohn-Bendit. Oubliés, les tapis déployés pour séduire Cécile Duflot, Christiane Taubira ou Arnaud Montebourg. Tout cela a pourtant bien contribué à dévaloriser l’intérêt du vote PCF. Effacées, les déclarations dans les médias de Pierre Laurent le matin du CN et la veille de la Conférence nationale, annonçant son ralliement sans condition à la candidature de Mélenchon en novembre 2016. Quelques voix dans le CN le lui ont rappelé. Pas un mot sur les négociations biaisées avec FI et le choix, de Pierre Laurent, d’accepter l’humiliation publique du Parti (Les SMS de Mélenchon sans réponse digne : « vous êtes la mort et le néant » !) pour quelques accords locaux aux législatives.

Camarades candidats PCF qui avez été envoyés au « casse-pipe » politique, pour préserver un peu du financement public du Parti, les revers électoraux ne résultent ni de vos campagnes électorales, ni d’évolutions politiques qui vous dépassent, mais bien de ces choix politiques d’effacement de l’identité et des positions communistes ! Pierre Laurent nous propose de nous épargner la confrontation interne, certes ingrate, la remise en cause de ses axes de directions : elle est indispensable pour défendre et reconstruire le Parti communiste.

La place de la critique et de l’autocritique, sur le fond, au CN a logiquement été réduite au minimum et détournée. Tout un aquarium a été noyé à Fabien!

 La thèse imposée par Pierre Laurent et son exécutif est que les candidats PCF ont payé la division de la gauche, plus que les autres, parce qu’ils portaient – justement plus que les autres  – la nécessité du « rassemblement ». On serait allé peut-être trop loin, trop sincèrement, dans la volonté de « rassemblement », alors que « tout a été bouleversé autour de nous » (PL). Voilà tout pour les choix des 15 derniers mois !

« Mais si c’était à refaire, on ne le referait pas comme ça ! » Promis, juré ! On ne le refera pas pour les élections de 2022 que l’on doit déjà commencer à préparer, autrement. Et patin-couffin. Une première diversion.

Des critiques ont émané du CN sur l’absence de candidature à la présidentielle. Mais, de bonne ou mauvaise foi, ces membres du CN oublient que le choix porté, par André Chassaigne par exemple ou les « économistes » en novembre 2016, n’était pas celui d’une candidature communiste, mais celui de l’annonce d’une candidature provisoire, rétractable, suivant le résultat de la primaire du PS de janvier 2017… En violation des statuts du Parti, le choix d’une candidature communiste ferme, sur des positions communistes de rupture, a été écarté du bulletin de vote par la direction. Il ne faudrait pas refaire l’histoire pour mieux la recommencer : il n’y a aucun avenir à un PCF, coquille vide, parti empaillé qui n’aurait plus que l’apparence d’un parti communiste…

Au CN, en revanche, des critiques, il en a plu comme à Gravelotte sur le méchant Mélenchon. De bonne ou de mauvaise foi, des intervenants au CN sont allés au-delà du récit habituel de leurs déboires, dans les départements, face aux prétentions et aux manœuvres des disciples de Mélenchon. Beaucoup ont dénoncé le « socio-démocrate », le « politicien », le « populiste » etc. oubliant les si nombreuses compromissions électorales des élus PCF avec le PS, dont l’ex sénateur socialiste a fait des choux gras.

Difficile de ne pas rire, nous qui, depuis 2008, dénonçons, arguments et faits à l’appui, les orientations du politicien maastrichien Mélenchon, sous les reproches et les dénégations outragés de la majorité du CN. Mélenchon, égal à lui-même, a reproduit en petit, avec le Front de gauche, ce que son maître Mitterrand avait opéré avec l’Union de la gauche. A la différence que cette fois, ce n’est pas une erreur et une défaite stratégique du PCF, mais la conséquence logique d’un choix. C’est Buffet, Laurent, Wurtz, qui sont allés le chercher, en marge du congrès de 2008, laissant les communistes à l’écart, pour aggraver la mutation-transformation du PCF, après l’échec des collectifs anti-libéraux. Il faut rappeler aussi, comment en 2011, la vraie-fausse candidature interne de Chassaigne (présidentielles) a servi à imposer Mélenchon pour la présidentielle de 2012 en canalisant les récalcitrants. Il aura fallu presque 10 ans de déboires, de vexations, d’humiliation, pour que quelques critiques ressortent au CN, et encore principalement en interne. Comme elle vient de le montrer aux législatives, les choix de la direction la conduisent à continuer à accepter l’hégémonie de FI, même si c’est sous une autre forme, dans le cadre de l’intégration du PCF dans une plus vaste recomposition de la « gauche ».

TEMPORISER, MINIMISER, SE DEFAUSSER, CONTINUER

Par voie médiatique, à plusieurs reprises, Pierre Laurent a agité la perspective d’un changement de nom du PCF. Les secrétaires nationaux du PCF l’avancent depuis 20 ans avec toujours la même issue. Le débat fait diversion. Les communistes, qui veulent le rester, nous en tête, s’opposent naturellement au changement de nom. Des éléments de la direction, puis la direction tout entière, au bout du long processus, émaillé de tribunes contradictoires focalisées sur ce seul point (ex : refondateurs versus « identitaires »), se prononcent pour le maintien du nom. Pendant ce temps, les choix d’effacement de l’identité, des positions et de l’organisation communistes sont maintenus. Et dans les faits, ils relèguent le nom PCF, dans le « front de gauche » hier, dans « plus fort la gauche », la « gauche debout » ou une autre formule demain comme l’ont expérimenté des candidats aux législatives (dont des élus), anticipant sur les nouveaux contours de la gauche recomposée.

Férus de communication « moderne », jusqu’à faire payer au Parti les services du prestataire américain de marketing politique « Nation Builder », Pierre Laurent et sa direction s’efforcent d’associer le sigle PCF à l’échec et au passé. Quand on coupe les pattes d’une grenouille, elle ne saute plus quand on l’effraie. C’est qu’elle devient sourde explique le savant Cosinus. De même Pierre Laurent affirme, dans son rapport : « Les enquêtes qualitatives sur l’électorat Front de gauche montrent que, si celui-ci crédite le PCF des conquêtes sociales du XXème siècle et l’intègre dans le patrimoine historique et politique de la France, reconnaît l’action positive des collectivités gérées par les communistes, il ne le considère pas comme une force apte à comprendre les problèmes du XXIème siècle ». Puisque c’est le sondage qu’il a commandé qui le dit ! A moins que cela ne concerne que Pierre Laurent, fils de Paul Laurent !

La résolution du CN est doublement une provocation. D’une part, parce qu’elle dilue toute réaction et renvoie à un congrès éloigné, finalement très ordinaire. D’autre part, parce qu’elle annonce déjà que l’ordre du jour sera la continuation et l’aggravation de la stratégie en œuvre d’effacement du parti. Après ses désaveux électoraux, Robert Hue (rallié à Macron) prétendait « On est au milieu du gué ». Après son échec de 2007, le pire avant celui de Pierre Laurent, Marie-George Buffet envisageait la fin du PCF avant de verrouiller le Parti pour l’engager dans le « Front de gauche ». Proche collaborateur de ses prédécesseurs, Pierre Laurent veut maintenant un congrès qui finisse de « réinventer » le PCF.

Dès à présent, la direction essaie de ficeler l’ordre du jour du futur congrès. Pierre Laurent entend utiliser le désastre électoral qu’il a contribué à causer, en toute connaissance de cause, pour prolonger et achever la liquidation du Parti (avec préservation de l’appareil). Pierre Laurent invite ainsi à revoir « le rythme, l’ampleur et l’ambition des transformations du PCF », bien sûr dans une recomposition à « gauche » avec les organisations sociales-démocrates dans « une perspective majoritaire de changement progressiste » – jusqu’au 99% de la population, toutes classes confondues. Selon Pierre Laurent : « Tout doit être repensé » ; il faudra « procéder à des changements profonds », à une « reconstruction d’une gauche de transformation », « réinventer radicalement l’activité de toute l’organisation PCF » ; « lancer un processus de profonde transformation du Parti ».

La direction a tenu à ce que la résolution du CN comporte une première vaste liste de sujets soumis à l’ordre du jour qui, quel que soit leur intérêt, préfigurent autant de discussions « cause toujours » dans un débat éclaté. Les communistes doivent avoir le moins de prise possible, de possibilité d’expression collective, sur les sujets cruciaux qui fâchent : pas de bilan global de la stratégie de transformation, pas de remise en cause de la conversion à l’UE du capital « réorientable », alors que l’on sera à un an des élections européennes etc.

« D’extraordinaire », le prochain congrès ne pourrait bien n’avoir qu’un verrouillage plus serré encore par la direction sortante et la violation des statuts du Parti.

Les congrès précédents ont été savamment orientés et bâclés. Les résolutions de la direction, fleuve, illisibles – « rallumons les étoiles », « la France en commun » – ont été conçues pour embrouiller toutes les questions, éviter les contradictions essentielles. Les textes « alternatifs » sont envoyés tardivement, dans une liasse illisible, quelques jours avant un vote où les pressions légitimistes et le contrôle des appareils pèsent à fond. Ensuite, la pratique de cooptation des délégations et des nouvelles directions par la direction sortante a atteint un niveau de bouclage inédit, équivalent à sa faiblesse politique sur le fond.

Pierre Laurent et l’équipe dirigeante s’apprêtent à utiliser l’insatisfaction des camarades, devant leurs propres pratiques antidémocratiques, pour les aggraver. Le vote, même faussé, sur les textes alternatifs (dont un vrai texte alternatif, sans complaisance, dont la direction ne peut empêcher le dépôt : en 2016 « Reconstruisons le parti de classe, priorité au rassemblement dans les luttes »), ne leur est plus supportable. Trop risqué pour une direction en telle faillite politique !

Extrait du rapport de Pierre Laurent : « Si je parle de congrès extraordinaire, je n’imagine pas une préparation avec les textes habituels. Ma proposition est différente : j’imagine des chantiers de transformation concrets travaillés dans les 12 à 18 mois à venir, dont les thèmes devraient être décidés avec les communistes dans une première phase de consultation, et qui aboutiraient à des préconisations de transformation effectivement expérimentées dans la préparation, validées et prolongées lors du congrès extraordinaire ». Plus loin, il est – une fois de plus après Robert Hue – question de solliciter les « communistes de cœur ». Le congrès « jetterait les bases des fondations nouvelles de l’organisation communiste repensée », suivant une « préparation inédite ».

Pour mieux faire croire au semblant de démocratie, la direction consultera les adhérents sur … la date du congrès, juin ou novembre. Ensuite, de « ruches » en « ateliers », de « forums » en « chantiers », en passant par les « wiki-débats » (sic) sur internet, les directions se donneront les moyens de parler à la place des communistes, suivant les bonnes méthodes des DRH patronaux, en esquivant tout vote sur les questions sensibles et cruciales.

Un dirigeant a parlé, en toute démagogie, d’un « congrès à 120.000 voix » : un beau déni de réalité quand on sait qu’il n’y guère plus – officiellement – de 30.000 camarades qui participent de près ou de loin aux congrès et que les candidats PCF n’ont obtenu que 600.000 voix.

Camarades, sous les phrases lénifiantes et anesthésiantes de Pierre Laurent, c’est un coup de force qui se dessine. La stratégie suicidaire suivie aux législatives ne relève pas de l’erreur mais d’un véritable choix, celui de la pédagogie de la dévalorisation du PCF, du choix de la défaite. Il s’agit maintenant pour le successeur de Hue et Buffet de finir de transformer le PCF en appendice du réformisme, en un appareil intégré au consensus de la démocratie bourgeoise, vendant, pan par pan, l’héritage historique glorieux du Parti révolutionnaire dont il arrive – encore – à rester dépositaire.

Un membre du CN, classé parmi les « refondateurs » qui joueront l’aile droite dans l’équilibre du congrès, a décrit très justement le processus en cours, que, lui, assume : « le dépassement démocratique et maîtrisé du PCF ».

Camarades, l’exigence de la démission de Pierre Laurent coulait de source après le désastre électoral et au vu de ses responsabilités personnelles accablantes. Après le CN et son rapport, elle prend une autre dimension : marquer le plus publiquement notre refus de la poursuite de la liquidation du Parti révolutionnaire pour commencer à la mettre en échec. Pierre Laurent a déjà une place réservée pour 6 ans encore comme Sénateur de Paris, grâce aux accords électoraux de 2014 avec le PS d’Hidalgo.

Face aux tentatives d’embrouillage et d’anesthésie du Parti, indissociablement des luttes, développons la riposte idéologique et l’actualisation théorique pour engager la reconstruction du PCF, parti de classe, marxiste, héritier des traditions révolutionnaires françaises fécondées par la Révolution d’octobre et le léninisme.

Avec les camarades qui ont initié le texte alternatif du 37ème congrès, « Reconstruisons le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes », nous engageons dès à présent la préparation du prochain congrès et utiliserons tous les moyens pour forcer le débat sur les questions de rupture, entre autres, en termes d’alliances, de « rassemblement », sur l’UE, ou sur le socialisme, sur l’organisation du parti de classe et de masse, indépendant des superstructures bourgeoises.

Dans l’avant-garde de la lutte des classes, dans des franges plus larges de la classe ouvrière et du monde du travail, pour combattre l’exploitation, faire grandir l’exigence du changement de société, contre l’impérialisme, l’oppression et pour la paix, une attente s’exprime, dans notre pays, d’autre chose que de postures réformistes radicales, gauchistes institutionnelles, autre chose que le mélange  Mélenchon/Hamon/Hidalgo.

 Redonnons sa raison d’être au PCF !