PCF – 37ème congrès

Choix du PCF pour les échéances électorales de 2017, « Consultation » du 26 novembre 2016: la section du PCF Paris 15 dénonce un simulacre de démocratie et une manœuvre politicienne méprisante des communistes.

L’assemblée de la section du PCF Paris 15ème (ci-après « nous »), à la suite du bureau de section du 8 novembre, a discuté des décisions de la direction du PCF, exposées au Conseil national du 4 novembre puis ratifiées par la « conférence nationale » (CN élargi aux représentants désignés par les directions départementales) le 5. Elle a adopté l’analyse suivante de la situation du PCF et pris la décision de la diffuser largement.

Choix du PCF pour les échéances électorales de 2017, « Consultation » du 26 novembre 2016: la section du PCF Paris 15 dénonce un simulacre de démocratie et une manœuvre politicienne méprisante des communistes.

Analyse et déclaration, 19 novembre 2016 

Nous dénonçons un simulacre de démocratie et une manœuvre politicienne destinée à faire patienter les adhérents du PCF puis à leur faire accepter les combinaisons unilatérales de la direction. Nous considérerons cette consultation comme nulle et non avenue.  

Les deux – faux – choix soumis au vote ne tranchent rien. Ils sont, tous les deux, subordonnés à la « recherche d’une candidature commune » de la gauche de la social-démocratie. Manifestement, l’appareil du Parti spécule sur les mouvements des clans du PS d’ici sa « primaire » de janvier et sur l’évolution des sondages pour voir comment se raccrocher, notamment aux législatives et en vue d’élections ultérieures.

Nous soulignons que la procédure démocratique prévue par les statuts du PCF n’a toujours pas été enclenchée et que la direction n’a pas annoncé si, et quand, elle le ferait.

Pour nous, et c’est le plus grave fondamentalement, ces pratiques politiciennes sont le résultat et la manifestation de l’aggravation du reniement des positions révolutionnaires, marxistes et léninistes, de notre parti, de la destruction voulue du parti de classe, du ralliement au réformisme, à la « réorientation » du capitalisme, de ses structures, de son Union européenne etc. Le soutien répété par Pierre Laurent au dirigeant opportuniste antipopulaire Tsipras, au dernier congrès de Syriza, en octobre dernier, l’illustre tragiquement.

Nous posons de plus en plus fort la question du maintien de Pierre Laurent à son poste à la tête du PCF. Son ralliement dans les médias, même de façade, à Mélenchon, à la veille de la conférence nationale, a choqué légitimement de nombreux communistes, dont nous-mêmes. Nous n’avions pas déjà accepté ses choix personnels, lourds de signification, sans consultation du CN, d’approuver, au parlement français, en juillet 2015 le plan de super-austérité de Tsipras, ou bien, au lendemain des attentats de novembre 2015, de se ranger dans « l’Union sacrée » derrière Hollande. Sur le même sujet qu’aujourd’hui, il récidive après son choix unilatéral, en janvier 2016, d’engager le PCF dans les appels pour des primaires à gauche (Cohn-Bendit etc.), choix qui a pollué le 37ème congrès du Parti.

Il semblerait qu’il y ait contradiction entre ce choix d’hier et le soutien à Mélenchon aujourd’hui. Pas si sûr, à écouter les comptes-rendus du CN du 4 novembre ! L’annonce de Pierre Laurent est guidée par la préoccupation de mieux préparer tous les cas de figures issus des primaires du PS. Si Montebourg (ou Hamon) l’emporte, Pierre Laurent sera plus en mesure de faire pression, au nom de l’unité, pour un ralliement de partisans de Mélenchon à la candidature du PS. Et si ce n’est pas le cas, Pierre Laurent aura quand même placé des billes sur Mélenchon. Dans le même temps, il aura contenu les divisions politiciennes entre les clans de la direction, apparus au grand jour au congrès.

Ces calculs politiciens, exposés au CN, dégoûtent à juste titre les camarades. Ils sont mortifères pour le Parti.

Nous rejetons la « consultation » des 24, 25 et 26 novembre (nous enregistrerons les votes éventuels des camarades cependant) parce qu’elle ne pose pas de choix définitif, ni dans l’option 1, ni dans l’option 2.

L’option 1, celle du soutien pour l’instant à Mélenchon, reste subordonnée aux « efforts pour une candidature commune ».

Indépendamment de cela, comme avant 2012, nous refusons toute assimilation du PCF aux postures populistes, aux déclarations chauvines, au mitterrandisme, à l’anticommunisme de Mélenchon. Sa posture est la caricature de la personnification de la politique que nous rejetons. Sa personne, sans véritable parti, ne représente rien dans la société en termes de classe sociale. Il est amusant de voir qu’une partie des thuriféraires de JLM d’avant 2012 se rallient maintenant à nos dénonciations d’hier.

Pour autant, nous comprenons, mais nous ne partageons pas, le choix de certains camarades « JLM par défaut ».

Nous dénonçons les calculs électoralistes opportunistes de certains dirigeants du PCF qui misent sur JLM pour leur circonscription ou leur règlement de compte au sein des clans de la direction du PCF.

Nous appelons les camarades qui voient en Mélenchon « une gauche alternative à l’austérité » à analyser la continuité de ses positions. Un homme qui se voit Président ne peut avoir été le porte-parole du PS au Sénat en faveur de Maastricht en « faisant erreur » sur ce que l’UE ferait de ce traité…

Nous comprenons, mais ne partageons pas, le raisonnement de certains de nos camarades qui jugent que, puisque toute possibilité de candidat PCF sur des positions communistes a été rendue impossible, la candidature de Mélenchon, même malgré lui-même, pourra être un facteur de rassemblement à gauche contre le système et un point d’appui pour la suite. Au contraire, nous pensons que son populisme est dangereux, prépare le terrain à la droite, sinon à l’extrême-droite, et que ce choix risque de compromettre le relèvement nécessaire du PCF.

L’option 2, celle d’une « candidature issue des rangs des communistes » est essentiellement virtuelle, éjectable. La formulation ne trompe pas. Il s’agit de ne pas complètement disparaître en ce début de campagne. Elle prévoit clairement le retrait de cette candidature.

Nous rejetons cette supercherie et ses conséquences.

Nous comprenons mais ne partageons pas les positions de certains camarades qui espèrent, par ce moyen, même en connaissance de cause, défendre une certaine identité communiste et ne désespèrent pas de pousser cette candidature factice à devenir réelle et à aller jusqu’au bout.

Nous pensons que cette fiction est dangereuse. Il ne peut pas y avoir de candidature du PCF utile et crédible – comme candidature communiste – sur la base des compromissions avec le PS, sur la base des théories économistes fumeuses et réformistes de réorientation de la Banque centrale européenne ou des aides au profit capitaliste. 2002, 2007 nous l’ont montré : des candidatures issues du PCF sur des positions et des pratiques contraires à ce qu’on attend du PCF conduisent à la liquidation pure et simple.

Au CN des 24 et 25 septembre puis à la télévision, André Chassaigne a fait don de sa personne pour être éventuellement le candidat provisoire. En 2011, sa personnalité bonhomme et encore méconnue avait servi déjà à faire passer, au sein du parti, la candidature Mélenchon dans l’illusion du « Front de gauche ». Le député Chassaigne incarne le consensus extrême à « gauche », soutenant Tsipras, s’abstenant en 2014 sur la dissolution de la SNCF, rentrant totalement dans « l’Union sacrée » après les attentats de 2015, allant aussi jusqu’à imaginer siéger dans un même groupe parlementaire que son ami Jean Lassalle, député Modem (qui a appelé à voter Sarkozy en 2012). Nous ne voyons aucune utilité à ce qu’une candidature Chassaigne aille jusqu’au bout !

Dans la suite du 37ème congrès, délibérément précipité et bâclé, le risque existe en 2017 de voir le PCF devenir encore un peu plus un deuxième « parti radical de gauche » satellisé à la social-démocratie, dans le cadre d’une recomposition politique à gauche aux contours encore imprécis. Il resterait un identifiant historique, bien plus fort que celui du PRG, utilisable pour cautionner, notamment dans les syndicats de tradition révolutionnaire, une gauche réformiste faisant entendre un semblant d’opposition à la droite revenue au pouvoir, pour redonner aussi de la légitimité à l’UE. Le PCF serait réduit à un appareil, à des élus, des personnalités, des positionnements symboliques. L’exemple de ce que nous ne voulons pas nous est donné par la caution à Paris, contre l’octroi de places en vue, à la municipalité social-libérale d’Hidalgo.

Devant ce danger, nous appelons, dès à présent, à rejeter tout accord national ou départemental en vue de candidature unique de la gauche aux élections législatives, d’une répartition des places, même sous le prétexte de faire barrage au FN.

A la « conférence nationale », notre camarade de l’Isère, Dominique Negri, a demandé qu’une troisième option soit ajoutée au bulletin et soumise au vote.  Elle seule aurait donné un sens au vote. La direction l’a évacuée.

« Option 3 : considérant que la priorité est à donner au rassemblement dans les luttes sur des perspectives de ruptures anticapitalistes, refusant l’impasse trompeuse des recompositions politiciennes « à gauche » de la social-démocratie, rejetant les pédagogies de la résignation à l’austérité et à l’UE du capital version Tsipras/PGE, décidés à montrer que le PCF existe dans la continuité de son histoire dans la lutte des classes en France, les communistes jugent nécessaire, en 2017, de présenter une candidature communiste, sur un programme communiste, dans le cadre d’une reconstruction du PCF comme Parti de classe. »       

Devant le refus peureux de la direction de soumettre cette véritable alternative au vote des communistes, nous appelons les communistes à se détourner du vote bidon des 24, 25 et 26 novembre pour lui laisser aussi peu de légitimité que possible.

A notre niveau, nous userons de tous les moyens, devant les dangers pour l’avenir du Parti, en vue d’obtenir le respect des statuts et de la démocratie dans le Parti.

Dans les entreprises et les quartiers du 15ème, pendant la campagne électorale et non dans la campagne, nous continuerons à soutenir et alimenter les luttes alors que la « gauche » au pouvoir a préparé comme jamais le terrain aux pires contre-réformes de la droite, a fait le lit du détournement de la colère populaire à l’extrême-droite, a aggravé une politique de répression et de guerre.

Nous invitons largement au meeting que nous organisons le 11 décembre avec Dominique Negri et Emmanuel Dang Tran (10h45, 61 rue Violet, Paris 15e) qui sera suivi d’un banquet fraternel.

Alimenter l’espoir, ce n’est pas entretenir des illusions. L’heure appelle à renforcer, reconstruire le PCF comme parti de classe, à donner la priorité au rassemblement dans les luttes.

37ème congrès du PCF. Proposition de base commune « Reconstruisons le parti de classe ! Priorité au rassemblement dans les luttes » – Présentation du texte

Le texte alternatif a été validé le 9 avril 2016. Le vote sur les 5 propositions de « base commune de discussion pour le 37e congrès du PCF » aura lieu des 2 au 5 mai. Nous mettons notre texte et sa démarche en débat très au-delà de cette date.

TEXTE INTEGRAL – « Reconstruisons le parti de classe ! Priorité au rassemblement dans les luttes » – EN PDF. Suivre le lien.

 

Pour soutenir ce texte et sa démarche, avec les 400 premiers signataires : suivre ce lien vers le formulaire

Présentation du texte

Ce texte se propose comme un outil d’action et de combat. A l’occasion du 37ème congrès du PCF, nous voulons permettre au plus grand nombre de communistes d’exprimer, en direction des adhérents du Parti mais aussi des travailleurs qui y sont attentifs, leur choix de rupture avec la ligne de liquidation réformiste de l’organisation et des positions communistes.

En préalable, notre texte exprime le rejet de la participation, annoncée unilatéralement par la direction, à la caricature politicienne des « primaires de la gauche » (et du lobbying « Mélenchon 2017 » qui suit exactement la même logique). Nous refusons la focalisation sur la présidentielle. Nous refusons de nouvelles illusions électorales et l’insertion du PCF dans la recomposition politique, à « gauche », d’un bloc réformiste de substitution. L’effacement du PCF et de nos positions dans la lutte des classes a coûté suffisamment cher dans la derrière période.

Hollande/Ayrault/Valls ont opéré, notamment avec le « pacte de responsabilité » le plus gros transfert d’argent, du salaire socialisé vers le profit capitaliste. Leur politique prépare encore pire, y compris par la répression des libertés fondamentales, pour le quinquennat suivant et la nouvelle phase, prévisible, de la crise du capitalisme. Englué dans ses compromissions électorales avec le PS, dans la formule politicienne du Front de gauche, le PCF a perdu encore plus de crédibilité et d’influence depuis 2012. Approbation de « l’union sacrée » et de l’état d’urgence après les attentats, alignement sur Tsipras, sa politique ultra-austéritaire contre le peuple grec et sa pédagogie de la résignation, défense obsessionnelle de l’intégration « européenne » : la ligne de la direction du PCF s’est détournée de la colère populaire et des attentes de l’avant-garde de ceux qui luttent, notamment dans les syndicats de tradition révolutionnaire.

Nous refusons que ce congrès précipité enfonce encore plus le Parti dans ce contre-sens, notamment avec les primaires. Nous mettons en discussion une tout autre ligne, des propositions de rupture, notamment avec l’UE. Les grandes batailles qui s’annoncent appellent des positions fortes : pour la sécurité sociale, une défense intransigeante de son financement solidaire, adapté aux besoins, par la cotisation sociale ; pour les services publics, en s’appuyant sur la lutte des cheminots contre la « réforme ferroviaire », le rejet des directives européennes, la défense et la reconquête des monopoles publics gagnés à la Libération ; pour la production, l’agriculture paysanne mise en péril, l’industrie, une  constestation du marché capitaliste et la revendication de nationalisations démocratiques.

L’intensification de la crise générale du capitalisme mondialisé conduit à une véritable montée des périls dans le monde, à des guerres dans des régions entières, à des drames comme celui des « migrants ». Plutôt qu’approuver certaines « frappes » au nom de la « lutte contre le terrorisme », le Parti doit reprendre ses campagnes anti-impérialistes, renouer avec la solidarité internationaliste, exiger, plus que jamais, la sortie de l’OTAN et de la défense européenne, agir pour la paix et le désarmement. 

Face à la crise du modèle de l’alternance, à la crise générale de la démocratie bourgeoise, le système n’hésite pas à promouvoir dangereusement des partis d’extrême-droite. Notre refus de la banalisation du FN doit aller de pair avec une dénonciation de classe de sa démagogie sociale. Par ailleurs, l’émergence, avec le soutien de l’idéologie dominante, de regroupements politiques soi-disant nouveaux, « modernes », avec un marketing « radical » en surface, mais des positions bien réformistes en profondeur, ne doit pas nous écarter de la priorité au renforcement du parti de classe sur des positions rigoureusement anticapitalistes. 

Avec ce texte, nous voulons montrer que, partout en France, des organisations locales du PCF font vivre le Parti sur des bases de lutte, recherchent l’union dans cette voie, dans la réponse aux aspirations et à la colère du monde du travail, qu’elles ont entamé la réappropriation du PCF par ceux qui ont le plus besoin du parti révolutionnaire historique de la classe ouvrière en France, qu’elles travaillent à sa reconstruction.

Nous appelons, à l’occasion de son centenaire, à l’organisation d’une vaste commémoration, pour mettre en débat général, dans le parti et au-delà, de façon critique mais en assumant cette histoire dont l’existence du PCF est indissociable, l’héritage, l’actualité, la fécondité de la Révolution d’Octobre. Ensemble, nous allons détromper ceux qui prédisent que le PCF ne fêtera pas en 2020 son centième anniversaire.

SOMMAIRE : liens vers les principales parties du texte

I – Reconstruire un parti de classe : une nécessité historique. Préalables : le refus des primaires et le bilan de la politique menée ces dernières années par la direction du PCF
II – Crise du capitalisme: lever quelques illusions réformistes. Rupture avec l’Union Européenne et l’euro
III – Propositions de luttes immédiates
IV – Retrouver notre engagement total contre l’impérialisme et pour la paix
V –Évaluer la crise de la démocratie bourgeoise en France et dans le monde (dont: Lutter contre le FN, démasquer les illusions « réformistes radicales »)
VI – Reconstruire le parti de classe, redevenir le parti de la classe ouvrière
VII – Redonner son nom à notre projet de société : le socialisme
Conclusion – Préparer le centenaire de 1917 et 1920

 

 

INDEX THEMATIQUE – cliquez sur les liens :

AgricultureAlliance électorale avec EELV ?Alliance électorale avec le PS ?AntifascismeCelluleChineChômeurs (armée de réserve des)Classe ouvrièreCongrès de ToursCoût du capital ?Crise du capitalismeCubaDésarmement atomiqueEcoleEcologie - Entreprise (parti à l’)Etat d’urgenceEtats-Unis/Bernie SandersEuroFaucille et marteauFormation des communistes/écoles du Parti Front national (face au)Front populaireGrande-Bretagne/Jeremy CorbynGuerre impérialisteHôpital publicIndustrieLoi El KhomriLogement –  « Migrants »/réfugiésNationalisations –  OTAN (sortie de)Palestine/IsraëlPGEPodemosLa PostePrimairesProgramme du CNRRecomposition politique« Réforme » ferroviaire -Révolution d’OctobreRussieSantéSécurité socialeServices publicsSocial-démocratie (crise de la )SocialismeSyriza/TsiprasTafta –  Union européenne -

 

OUVERTURE D’UNE TRIBUNE DE DISCUSSION :

Envoyez vos amendements et contributions à cahierscommunistes@orange.fr .

Après modération, ils seront triés et mis en ligne sur cette page : « 37è congrès du PCF – Texte alternatif – PAGE DE DISCUSSION: Tribunes/Amendements/compléments/Réflexions »

 

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343Louis CAMENZULIVaravr 10, 2016
342Jean-Pierre CAMILLINIMeurthe-et-Moselleavr 10, 2016
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332Serge CASIERAisneavr 10, 2016
331Anne-Marie CASTEXTarnavr 10, 2016
330Ghislaine CASTEXTarnavr 10, 2016
329Joël CASTEXTarnavr 10, 2016
328Lucile CASTEXTarnavr 10, 2016
327Bernadette CATHALATarnavr 10, 2016
326Michel CATHALATarnavr 10, 2016
325Frédérique CATTAERTAlpes-Maritimesavr 10, 2016
324Patrice CATTAERTAlpes-Maritimesavr 10, 2016
323Michel CELLELoireavr 10, 2016
322Jean CHANTRELLEHauts-de-Seineavr 10, 2016
321Laurence CHANTRELLEHauts-de-Seineavr 10, 2016
320Jean-Jacques CHARROINLoireavr 10, 2016
319Monique CHATAINVaravr 10, 2016
318Daniel CHATEILParisavr 10, 2016
317Robert CHAUVETVal-d'Oiseavr 10, 2016
316Yann CHERRUAULTParisavr 10, 2016
315Justin CLEMENTTarnavr 10, 2016
314Franck CLETIsèreavr 10, 2016
313Alain CONSTANTINIMeurthe-et-Moselleavr 10, 2016
312Régine CORADINParisavr 10, 2016
311Gwennaëlle CORNAIRELoireavr 10, 2016
310Ana CORONAIsèreavr 10, 2016
309Yves COTTIERLoireavr 10, 2016
308Nathalie COUPEZAisneavr 10, 2016
307Thérèse CREVOISIERHaute-Saôneavr 10, 2016
306Julien DALPAYRATAisneavr 10, 2016
305Gilbert DALVARDHaute-Saôneavr 10, 2016
304Emmanuel DANG TRANParisavr 10, 2016
303Jacqueline DANG TRANIlle-et-Vilaineavr 10, 2016
302Pierre DARGHAMParisavr 10, 2016
301Gilbert DAUPHINLoireavr 10, 2016
300Roland DAVIDHaute-Saôneavr 10, 2016
299Mireille DE MATTEISMeurthe-et-Moselleavr 10, 2016
298Angèle DE ROSSOAlpes-Maritimesavr 10, 2016
297Florian DEBRETLoire-Atlantiqueavr 10, 2016
296Damien DEL CEROBouches-du-Rhôneavr 10, 2016
295Jean-Baptiste DELGENNESMoselleavr 10, 2016
294Gilbert DELMASHaute-Garonneavr 10, 2016
293Denis DELORMETarnavr 10, 2016
292Johnny DENIMALAisneavr 10, 2016
291Yves DENUXIsèreavr 10, 2016
290Charles DEPORTESIsèreavr 10, 2016
289Joëlle DEPORTESIsèreavr 10, 2016
288Henri DERRIENParisavr 10, 2016
287Michel DESIRATTarnavr 10, 2016
286Laurent DESMOULINParisavr 10, 2016
285Martial DESPEGHELAisneavr 10, 2016
284Nasser DIFFALAHHaute-Saôneavr 10, 2016
283Bernard DOIXParisavr 10, 2016
282Georges DROUARDHaute-Saôneavr 10, 2016
281Dominique DROUETMoselleavr 10, 2016
280Gauthier DUCOSAisneavr 10, 2016
279Emmanuel DUHOUXMeurthe-et-Moselleavr 10, 2016
278Marie-Antoinette DUMASLoireavr 10, 2016
277Daniel DUONGBouches-du-Rhôneavr 10, 2016
276Nicole DUONGBouches-du-Rhôneavr 10, 2016
275Anny DURINHaute-Saôneavr 10, 2016
274Paul EUZIEREAlpes-Maritimesavr 10, 2016
273Claude FAINZANGParisavr 10, 2016
272Fabien FAINZANGParisavr 10, 2016
271Jacques FAUREGirondeavr 10, 2016
270Thomas FEVRELoireavr 10, 2016
269Nicolas FINETMeurthe-et-Moselleavr 10, 2016
268Bernard FONTAINEAisneavr 10, 2016
267Brigitte FONTAINEHaute-Saôneavr 10, 2016
266Ghislaine FONTAINEAisneavr 10, 2016
265Maroussia FORGUESParisavr 10, 2016
264Simone FORGUESParisavr 10, 2016
263Paul FOURCHARDParisavr 10, 2016
262Marcellin FOURNIERTarnavr 10, 2016
261Serge FRICOUTDordogneavr 10, 2016
260Jean-Jacques GABERTAisneavr 10, 2016
259Michèle GABERTAisneavr 10, 2016
258Michel GAGLIANOLoireavr 10, 2016
257Pascal GALANTINIMeurthe-et-Moselleavr 10, 2016
256Elsa GALAUPVal-de-Marneavr 10, 2016
255Yannis GARCIABouches-du-Rhôneavr 10, 2016
254Nadine GARDIENTarnavr 10, 2016
253Tania GARRIDOHaute-Saôneavr 10, 2016
252Pierre GASSANNEParisavr 10, 2016
251Josette GAWSEWITCHParisavr 10, 2016
250Annie GENOHLERBouches-du-Rhôneavr 10, 2016
249Jacques GENOHLERBouches-du-Rhôneavr 10, 2016
248Roland GERMAINHaute-Saôneavr 10, 2016
247Francis GIACOMOHaute-Saôneavr 10, 2016
246Alexandre GILBouches-du-Rhôneavr 10, 2016
245Marie GILLETParisavr 10, 2016
244Alain GIRARDMeuseavr 10, 2016
243Bernard GISCLARDTarnavr 10, 2016
242Alice GORLIERAisneavr 10, 2016
241Nana GOSSELETTarnavr 10, 2016
240Raymond GOSSELETTarnavr 10, 2016
239Christian GRAUXVal-de-Marneavr 10, 2016
238Fabienne GUERRINHaute-Saôneavr 10, 2016
237Hubert GUERRINHaute-Saôneavr 10, 2016
236Martine GUERZEDERVal-de-Marneavr 10, 2016
235Francis GUEZOUAisneavr 10, 2016
234Laurent GUILLETIsèreavr 10, 2016
233Michelle GUIRAUDTarnavr 10, 2016
232Chantal GUZMANAlpes-Maritimesavr 10, 2016
231Saverio GUZZOMeurthe-et-Moselleavr 10, 2016
230Georges HALLERMAYERMoselleavr 10, 2016
229Guy HARELIndre-et-Loireavr 10, 2016
228Rolande HARELIndre-et-Loireavr 10, 2016
227Nicolas HAUDEGONDAisneavr 10, 2016
226Valérian HAUDEGONDAisneavr 10, 2016
225Thierry HAUPASParisavr 10, 2016
224Janine HAVETHaute-Garonneavr 10, 2016
223Marie-Lou HEMMERYIsèreavr 10, 2016
222Odile HEMMERYIsèreavr 10, 2016
221Hassan HENNI MANSOURAllieravr 10, 2016
220Christian HERGOTTHaute-Saôneavr 10, 2016
219Alfred HERREROSeine-Saint-Denisavr 10, 2016
218Jean HOCHARDAisneavr 10, 2016
217Michel HOTESavoieavr 10, 2016
216Marcel HUREAUXHaute-Saôneavr 10, 2016
215Pierre ILLEYvelinesavr 10, 2016
214Josiane IZARDHaute-Garonneavr 10, 2016
213Marc IZARDHaute-Garonneavr 10, 2016
212Jessica JADEBouches-du-Rhôneavr 10, 2016
211Alice JALABERTHaute-Garonneavr 10, 2016
210Gilbert JALABERTHaute-Garonneavr 10, 2016
209Joran JAMELOTParisavr 10, 2016
208Aurélien JANAisneavr 10, 2016
207Marcel JAZEHaute-Saôneavr 10, 2016
206Antoinette JEANHaute-Garonneavr 10, 2016
205Christian JOINEAUSeine-Saint-Denisavr 10, 2016
204Liliane JOSSEAisneavr 10, 2016
203Pierre-Yves JOUSSERANDLoireavr 10, 2016
202Véronique JUDETAisneavr 10, 2016
201Véronique JUNGHaute-Saôneavr 10, 2016
200Cemil KAYGIZIZParisavr 10, 2016
199Afif KDOUHIsèreavr 10, 2016
198Diana KDOUHIsèreavr 10, 2016
197Elodie KDOUHIsèreavr 10, 2016
196Evelyne KDOUHIsèreavr 10, 2016
195Nicolas KIEFFERLoireavr 10, 2016
194Barbara KNOCKAERTAisneavr 10, 2016
193Anne-Marie KOLLIParisavr 10, 2016
192Monique KOROBAEFFHaut-Rhinavr 10, 2016
191Pierre KRIEGERBas-Rhinavr 10, 2016
190Amy LACAUDDordogneavr 10, 2016
189Karen LACAUDDordogneavr 10, 2016
188Marie-Rose LAFLEURTarnavr 10, 2016
187Michel LAFLEURTarnavr 10, 2016
186Marie-Christine LAGHROURIsèreavr 10, 2016
185Benjamin LANDAISVaucluseavr 10, 2016
184Florence LANDOISIsèreavr 10, 2016
183Simon LAPLACEAisneavr 10, 2016
182Jean-François LAROSIERENordavr 10, 2016
181Jean-Pierre LATCHERTarnavr 10, 2016
180Angèle LATGERTarnavr 10, 2016
179Claude LATGERTarnavr 10, 2016
178Francine LATOUCHEAisneavr 10, 2016
177Michel LATREILLEParisavr 10, 2016
176Sophie LAURENTHaute-Saôneavr 10, 2016
175Roger LAVERGNETarnavr 10, 2016
174Gaston LECHERBOURGHauts-de-Seineavr 10, 2016
173Yves LE GLOAHECIsèreavr 10, 2016
172Marie LECLERCMeuseavr 10, 2016
171Sylvain LEDERMANParisavr 10, 2016
170Martine LEFEVRE-MAILLETArdècheavr 10, 2016
169Adrien LEGALLOISHauts-de-Seineavr 10, 2016
168Alain LEYDIERLoireavr 10, 2016
167Bernadette LEYDIERLoireavr 10, 2016
166Michaël LIBOUTONParisavr 10, 2016
165Fabienne LIEVINHaute-Saôneavr 10, 2016
164Patrick LIEVINHaute-Saôneavr 10, 2016
163Michel LIGLETHaute-Saôneavr 10, 2016
162Antoine LUBRINAAllieravr 10, 2016
161Aurélia LUCIANIBouches-du-Rhôneavr 10, 2016
160Yolaine MAIGROTParisavr 10, 2016
159Cécile MANEYROLAlpes-Maritimesavr 10, 2016
158Christiane MARCELLESIVaravr 10, 2016
157Jean-Baptiste MARCELLESIVaravr 10, 2016
156Fabien MARIONBouches-du-Rhôneavr 10, 2016
155Camille MARQUESParisavr 10, 2016
154Philippe MASLONKAVal-de-Marneavr 10, 2016
153Michel MASSONArdècheavr 10, 2016
152Raphaël MATHIEUBouches-du-Rhôneavr 10, 2016
151Pascale MATHIOTLoireavr 10, 2016
150Robin MATTABouches-du-Rhôneavr 10, 2016
149Denise MAURELTarnavr 10, 2016
148Monique MEYNADIERTarnavr 10, 2016
147Jean-Claude MAZZOLINIHauts-de-Seineavr 10, 2016
146Patrick MENTECIlle-et-Vilaineavr 10, 2016
145Ange MERCADOAlpes-Maritimesavr 10, 2016
144Marie MERINOHaute-Garonneavr 10, 2016
143Yvan MERINOHaute-Garonneavr 10, 2016
142Alain MITTONBouches-du-Rhôneavr 10, 2016
141Eric MONNINIMeurthe-et-Moselleavr 10, 2016
140Marie-Louise MONNINIMeurthe-et-Moselleavr 10, 2016
139Victor MONNINIMeurthe-et-Moselleavr 10, 2016
138Patrice MOREAUDordogneavr 10, 2016
137Cyril MORLOTHaute-Saôneavr 10, 2016
136Claudine MORLOTHaute-Saôneavr 10, 2016
135René MORLOTHaute-Saôneavr 10, 2016
134Franck MOUSSETAisneavr 10, 2016
133Jean-François MOZINAlpes-Maritimesavr 10, 2016
132Mickaël MUSQMeurthe-et-Moselleavr 10, 2016
131Nadine MUZARDHaute-Saôneavr 10, 2016
130Patrice MUZARDHaute-Saôneavr 10, 2016
129Julien NAMBO-POATYVal-de-Marneavr 10, 2016
128Marie-Thérèse NARDARIHaute-Garonneavr 10, 2016
127Yves NARDARIHaute-Garonneavr 10, 2016
126Laurie NARDUZZOLoireavr 10, 2016
125Roger NEBOUYLoireavr 10, 2016
124Dominique NEGRIIsèreavr 10, 2016
123Jean-Louis NEGRIIsèreavr 10, 2016
122Chantal NICOLASHaute-Saôneavr 10, 2016
121Guy NIELVal-de-Marneavr 10, 2016
120Olivier NIELVal-de-Marneavr 10, 2016
119Christiane ODETTITarnavr 10, 2016
118François OLIVIERLoireavr 10, 2016
117Lylian ORTIZDoubsavr 10, 2016
116Jérémy OZOGAlpes-Maritimesavr 10, 2016
115Muguette PAQUISHaute-Saôneavr 10, 2016
114Jean-Claude PATEMancheavr 10, 2016
113Junon PEINTREParisavr 10, 2016
112Eilwan PERENONIsèreavr 10, 2016
111Michel PEREZTarnavr 10, 2016
110Michel PERRINHaute-Vienneavr 10, 2016
109Jean-Marc PETITTarnavr 10, 2016
108Chantal PEYRANNEHaute-Garonneavr 10, 2016
107Savino PICCARRETAIsèreavr 10, 2016
106Florence PINNordavr 10, 2016
105Mathieu PIOTRKOWSKIMeurthe-et-Moselleavr 10, 2016
104Christian PLEAisneavr 10, 2016
103Jean-Pierre POINSOTHaute-Saôneavr 10, 2016
102Kathy PRINCEMeurthe-et-Moselleavr 10, 2016
101Angelo PRIZZIIsèreavr 10, 2016
100Thomas PRIZZIIsèreavr 10, 2016
99Justine PROUSTBouches-du-Rhôneavr 10, 2016
98Nelly PUGNALEIsèreavr 10, 2016
97Henri PUYGRENIERIsèreavr 10, 2016
96Antonio QUEIROSIsèreavr 10, 2016
95Loïc QUETTIERHaute-Garonneavr 10, 2016
94Benjamin RABBIABouches-du-Rhôneavr 10, 2016
93Mathilde RABUTIsèreavr 10, 2016
92Rudy RAGGIBouches-du-Rhôneavr 10, 2016
91Laura RAGUGINIMeurthe-et-Moselleavr 10, 2016
90Danielle RALLIERESTarnavr 10, 2016
89Yves RALLIERESTarnavr 10, 2016
88Claude RAVELIsèreavr 10, 2016
87Joëlle REDOISParisavr 10, 2016
86Matthieu RENAULTParisavr 10, 2016
85Hamid REZAIIsèreavr 10, 2016
84Josette RIANDIERE LA ROCHEVal-de-Marneavr 10, 2016
83Romain RIBOLDIAisneavr 10, 2016
82Josette RICHARDHaute-Saôneavr 10, 2016
81Simone RICHARDParisavr 10, 2016
80André RIFFAUTHaute-Vienneavr 10, 2016
79Paul RIONièvreavr 10, 2016
78Marianne ROBERTHaute-Saôneavr 10, 2016
77Jean-Baptiste ROCHAMeurthe-et-Moselleavr 10, 2016
76Anaïs RODRIGUEZHaute-Garonneavr 10, 2016
75Emmanuel RODRIGUEZHaute-Garonneavr 10, 2016
74François ROQUINIsèreavr 10, 2016
73Christian ROSALIEHaute-Garonneavr 10, 2016
72Stéphane ROUSSETTarnavr 10, 2016
71Christiane RUBESIsèreavr 10, 2016
70Jérôme RUBESIsèreavr 10, 2016
69Niels RUELBouches-du-Rhôneavr 10, 2016
68André RUIZHaute-Saôneavr 10, 2016
67Evelyne SABATIERHaute-Garonneavr 10, 2016
66Michel SABATIERHaute-Garonneavr 10, 2016
65Nicolas SABATIERHaute-Garonneavr 10, 2016
64Henri SABATTIERArdècheavr 10, 2016
63Francis SAHALTarnavr 10, 2016
62Benjamin SAIDIAisneavr 10, 2016
61Mouloud SAIDIAisneavr 10, 2016
60Jean SANCHEZHaute-Garonneavr 10, 2016
59Renaud SAPEYLoireavr 10, 2016
58Adrien SAUVAGETParisavr 10, 2016
57Jean-Paul SEBIREMancheavr 10, 2016
56Agnès SECHERIsèreavr 10, 2016
55Stéphanie SEGOUFFINHaute-Garonneavr 10, 2016
54Ygor SEGOUFFINHaute-Garonneavr 10, 2016
53Cathie SIBELLEIsèreavr 10, 2016
52Laurence SIBELLEIsèreavr 10, 2016
51Claude SICARTAlpes-Maritimesavr 10, 2016
50Marie-Christine SINTEFFMoselleavr 10, 2016
49Cyril SITKOHaute-Garonneavr 10, 2016
48Evelyne SITKOHaute-Garonneavr 10, 2016
47Nicole SOLETParisavr 10, 2016
46Bernard SOLITAIRELoireavr 10, 2016
45David SPANIERMeurthe-et-Moselleavr 10, 2016
44Pierrick SPIZAKMeurthe-et-Moselleavr 10, 2016
43François STUCKParisavr 10, 2016
42Jean-Jacques SUZANNEVal-de-Marneavr 10, 2016
41Christian TABAGLIOMeurthe-et-Moselleavr 10, 2016
40Jacqueline TABAGLIOMeurthe-et-Moselleavr 10, 2016
39Jean-Claude TALLOTSeine-Saint-Denisavr 10, 2016
38Léa TALRICHBouches-du-Rhôneavr 10, 2016
37Louis TARDYLoireavr 10, 2016
36Brigitte TASSERITAisneavr 10, 2016
35Didier TASSINAisneavr 10, 2016
34Ruth TASSINAisneavr 10, 2016
33Mireille THIOLLETAveyronavr 10, 2016
32Dominique TIMELLIAisneavr 10, 2016
31Alain TOURNAYVaravr 10, 2016
30Aurélia TOURNAYVaravr 10, 2016
29Daniel TOURNAYArdècheavr 10, 2016
28Jean-Luc TOURNAYAisneavr 10, 2016
27Josette TOURNAYAisneavr 10, 2016
26Lisette TOURNAYArdècheavr 10, 2016
25Mauricette TOURNAYAisneavr 10, 2016
24Olivier TOURNAYAisneavr 10, 2016
23Jean-Christophe TOUSSAINTAllieravr 10, 2016
22Hélène TRAMONAisneavr 10, 2016
21Valérie TRANCHANTIsèreavr 10, 2016
20Marie-Noëlle VANHOLEBEKEAisneavr 10, 2016
19Michel TRITREHaute-Saôneavr 10, 2016
18Georges VARENNEAisneavr 10, 2016
17Yves VIEHaute-Garonneavr 10, 2016
16Julien VIGIERAlpes-Maritimesavr 10, 2016
15Dominique VIGNELoireavr 10, 2016
14Julien VILLAINHauts-de-Seineavr 10, 2016
13Marie-Jeanne VILLETTEHaute-Saôneavr 10, 2016
12Annie VOARINOAlpes-Maritimesavr 10, 2016
11Damien VOARINOAlpes-Maritimesavr 10, 2016
10René VOARINOAlpes-Maritimesavr 10, 2016
9Jacques VOVARDVal-d'Oiseavr 10, 2016
8Ysaline WAGNERBouches-du-Rhôneavr 10, 2016
7Caroline WAVELETParisavr 10, 2016
6Louise WIERUPParisavr 10, 2016
5Marc YAGHLEKDJIANYonneavr 10, 2016
4Pierre YAGHLEKDJIANParisavr 10, 2016
3Noël ZICCHINACorse-du-Sudavr 10, 2016
2Calypso ZOLLABouches-du-Rhôneavr 10, 2016
1Eric ZUMINOTarnavr 10, 2016

37e Congrès – Texte Alternatif – I. Préalables: refus des « primaires » et bilan de la politique du PCF depuis 2012

37ème congrès du PCF – Texte alternatif  » PCF: Reconstruisons le parti de classe! Priorité au rassemblement dans les luttes ».

Lien vers la page de présentation du texteLien vers le texte intégral en PCF

I – Reconstruire un parti de classe est une nécessité historique.Cela passe par le refus des primaires et par le bilan de la politique menée ces dernières années par la direction du PCF


Rompre avec le réformisme mortifère, renouer avec des positions communistes

Ce texte se propose comme un outil d’action et de combat. A l’occasion du 37ème congrès du PCF, nous voulons permettre au plus grand nombre de communistes d’exprimer, en direction des adhérents du Parti mais aussi des travailleurs qui y sont attentifs, leur choix de rupture avec la ligne de liquidation réformiste de l’organisation et des positions communistes que poursuit l’équipe dirigeante depuis plus de 20 ans. La caricature des « primaires de la gauche », après l’approbation de l’état d’urgence, en est le dernier avatar.

Nous voulons  surtout montrer que, partout en France, des organisations locales du PCF font vivre et renforcent le Parti sur des bases de lutte de classe, recherchent l’union dans cette voie, dans la réponse aux aspirations et à la colère du monde du travail, qu’elles ont entamé la réappropriation du PCF par ceux qui ont le plus besoin du parti révolutionnaire historique de la classe ouvrière en France, qu’elles travaillent à sa reconstruction.

Un texte de base commune et un congrès mal engagés

La préparation de ce congrès est une caricature. Le Conseil national avait initialement décidé d’un calendrier intelligent : il a été abandonné. Une convention nationale sur le projet devait se tenir au printemps 2016, le congrès à l’automne, réglant en temps et en heure, la question de l’élection présidentielle. Mais voilà que la haute direction a choisi de bousculer la donne, de précipiter l’organisation du congrès et de la plomber avec la présidentielle et le processus des primaires. La « base commune » de la direction est un texte hors du temps, abscons, évacuant à la fois tout bilan critique des trois dernières années de direction du PCF que les points saillants de la situation actuelle. Comme au 36ème congrès, les camarades vont disposer d’à peine une semaine pour prendre connaissance d’un pavé, long comme un roman de Tolstoï, regroupant ce texte, les éventuels textes alternatifs, les textes d’accompagnement de la direction. Ce constat et l’expérience nous amènent,  initiateurs de ce texte alternatif, à cibler quelques points de plus grande actualité et à renvoyer à des écrits antérieurs (dont les textes alternatifs des 4 derniers congrès) certaines analyses de fond.

Sortir de l’impasse des primaires

En préalable du congrès, nous demandons le retrait du PCF du processus des primaires pour les présidentielles 2017.

Nous rappelons que la décision structurante d’y intégrer le Parti a été prise unilatéralement par Pierre Laurent et quelques dirigeants, sans aval du Conseil national, encore moins de consultation des communistes. Dès lors que le PCF rentre dans les primaires, une stratégie et un contenu politiques lui sont imposés par ce cadre ainsi que son insertion dans une recomposition politique dite de « gauche », en fait la constitution d’une deuxième social-démocratie de substitution. Le congrès du PCF dans ces conditions n’est plus que décoratif et destiné à anesthésier les communistes. Nous ne l’acceptons pas. Nous avons trois raisons de récuser totalement les « primaires » à l’américaine.

Premièrement, c’est la caricature absolue, antidémocratique, de tout ce que nous dénonçons dans la présidentialisation du régime, la personnification, les grenouillages politiciens et opportunistes.

Deuxièmement, communistes, nous ne pouvons pas accepter la focalisation de la vie politique sur la présidentielle. Nous avons dénoncé le piège du quinquennat (même si la direction du PCF a appelé à l’abstention au référendum de 2000) qui fait coïncider les présidentielles et les législatives et subordonne ces dernières aux premières. Ne rentrons pas dedans maintenant, encore moins après les expériences et les désillusions de 2007 et de 2012 !

Pour nous, quitte à aller à contre-courant, ce n’est pas la présidentielle qui doit structurer notre perspective politique, mais au contraire, notre ligne politique qui doit conditionner notre participation à la présidentielle. Nous demandons que le 37ème congrès renvoie l’essentiel du débat et la décision sur la candidature éventuelle à une convention nationale du PCF à la fin de l’année.

De son côté, JL. Mélenchon rejette officiellement les primaires, mais c’est pour s’inscrire dans une même logique présidentielle tout à fait parallèle. Il ramasse des soutiens de personnalités diverses plus ou moins intéressées par cette locomotive, dont certains du PS ou du PCF, sur son objectif « JLM2017 ».  Il pousse à l’outrance sa dérive personnelle, populiste, bonapartiste, teintée de chauvinisme, dénigrant la forme parti et niant la lutte des classes (la révolution par les urnes par le vote pour lui-même). Les travailleurs n’ont rien à faire de ces hommes ou femmes providentiels, même de plus présentables. L’expérience JLM 2012 parle d’elle-même. Le bon score électoral – presque 4 millions de voix – n’a contribué aucunement à préparer la résistance, encore moins organisée, à la poursuite de la politique du capital par Hollande. Au contraire, dès le soir du 1er tour, Mélenchon révélait son rôle de force d’appoint de sa maison-mère social-démocrate en se désistant sans condition sur Hollande. Le Front de gauche s’est confirmé être ce que nous dénoncions dès le départ : un attelage politicien entre les ambitions de Mélenchon et la recherche par la direction du PCF d’une nouvelle formule pour poursuivre le processus de mutation réformiste en échec après l’épisode des « collectifs antilibéraux » de 2006/2007.  Depuis 2012, le FdG n’est que crises, conflits politiciens incessants, avec maints coups bas, surtout pour des places aux élections, discrimination et dénigrement du PCF. Avant 2012, il y a eu un élan réel, vite désillusionné. Nous ne pensons pas que conserver le logo « front de gauche » accolé à « PCF » aidera à le faire revivre sur une meilleure perspective. Pour nous, le 37ème congrès doit acter l’échec de la stratégie du Front de gauche, imposée aux communistes en 2008, en marge du 34ème congrès.

Troisièmement, notre opposition aux primaires s’appuie sur notre refus de la fausse alternative et la recomposition politiques qu’elles impliquent. Pour leurs partisans, dont les dirigeants du PCF, la condition du changement passe par l’arrivée au 2nd tour en 2017, malgré le FN, d’un candidat de « gauche ». Admettons que Macron, Valls et même Hollande soient exclus du casting, les partenaires éventuels principaux du PCF restent alors les « frondeurs » du PS et EELV, sinon des personnalités, ni gauche, ni droite, comme Nicolas Hulot… Les « frondeurs » ont le programme Hollande 2012 comme référence. Ils ont approuvé quasiment tous les pires mauvais coups du gouvernement. Montebourg, que courtise maintenant Mélenchon, a été le ministre de la liquidation d’Arcelor-Florange et du démantèlement d’Alstom… EELV, groupement de politiciens, sans base sociale et théorique, voit ses dirigeants opportunistes valser, à tour de rôle, des postes gouvernementaux aux « tribunes contestatrices ». Aucun programme, aucun positionnement dans les luttes, réellement anticapitalistes, n’est compatible avec cet ensemble. Le comble est atteint lorsque l’on rappelle que Daniel Cohn-Bendit est à l’origine du premier appel aux primaires en janvier, cet anticommuniste, ultra-libéral et pro-européen viscéral…

Il est clair que Macron, Valls et Hollande sont allés trop loin dans la collaboration avec le capital pour pouvoir canaliser « à gauche », comme en 2012, le mouvement social. Le système met en scène une social-démocratie de recours, sinon réellement pour les présidentielles, du moins pour l’après 2017 lorsque la droite aura – probablement – réinvesti Élysée et Palais Bourbon. Dans le même but : canaliser la colère populaire à « gauche ». La préparation de primaires improbables sert à des politiciens de « gauche » à se placer dans cette perspective.

Que les primaires aient lieu finalement ou non, le 37e congrès du PCF doit dégager totalement notre parti de cette recomposition politicienne. Nouvelle tromperie du peuple, elle porte aussi la disparition pure et simple de notre parti.

Dire stop aux combinaisons politiciennes qui accélèrent notre effacement

En 2015, aux élections départementales puis aux régionales, la direction du PCF a tenté d’imposer un rapprochement national avec EELV. Nous considérons, pour les raisons déjà mentionnées, qu’il est contre-nature. EELV ne représente même rien de comparable socialement au PS, tout en étant aussi favorable à l’UE du capital. Dans les régions, les politiciens d’EELV ont été les plus ardents défenseurs de la loi « NOTRE » établissant les nouvelles eurorégions, ou de la régionalisation des opérateurs de transports. Les efforts de communistes dans certaines régions pour préparer sérieusement les propositions pour la campagne ont été court-circuités par cette stratégie d’alliances qu’elle ait abouti ou non. Avec EELV, la direction du PCF restait aussi compromise que dans la cogestion avec le PS. La nouvelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées est le laboratoire de cette recomposition. La direction nationale du PCF a poussé, laissant les adhérents dans la méconnaissance des enjeux, à une alliance électorale derrière EELV, précisément derrière Gérard Onesta, corédacteur avec Giscard du projet de constitution européenne 2005. Aujourd’hui, à quelques exceptions, les élus PCF siègent dans un groupe unique « Nouveau monde » avec EELV, dirigé par Onesta. Cette situation est grave et injustifiable. Pour nous, le 37ème congrès doit demander aux fédérations du PCF et aux élus concernés de constituer un groupe communiste dans la région LRMP.

La nocivité de la stratégie reprise par les primaires se mesure dans la bataille actuelle, majeure, contre la casse du code du travail et le projet de loi El-Khomri. Le gouvernement, de toute évidence, veut faire un coup double politique. D’une part, il pousse le démantèlement du statut du travail, après l’ANI de 2013 et la loi Rebsamen. Il aura été aussi loin que possible, quitte à faire semblant de reculer sur un point ou un autre. Le terrain sera préparé pour le gouvernement qui lui succédera en 2017 pour une remise en cause équivalente à ce que les travailleurs allemands, italiens ou espagnols ont déjà subi. D’autre part, avant 2017, se sachant disqualifié à « gauche », le pouvoir offre une bataille inaugurale pour légitimer une nouvelle « gauche » réformiste de rechange apte à canaliser la colère sociale (à gauche) d’ici les échéances électorales. Cette analyse n’est pas difficile tant les réactions opportunistes de Martine Aubry, des « frondeurs », des plants de la pépinière de cadres du PS qu’est l’UNEF, sans même parler de celle de la CFDT, sont téléphonées. Mais voilà, la mobilisation des salariés est plus forte que prévu, comme nous, communistes, pouvions l’imaginer après notamment l’appel de la CGT du 9 avril. Elle dépasse largement les mouvements de jeunesse, qui en sont une part bienvenue. A quoi d’autre devraient tendre l’expression et l’action du Parti dans la lutte sinon à déborder les organisations réformistes, à étendre le mouvement en mettant en avant les convergences flagrantes avec les luttes des cheminots contre la deuxième phase, antisociale, de la « réforme ferroviaire », ou avec celle des fonctionnaires, à gagner le retrait du projet de loi et la remise en cause de l’ensemble de la politique gouvernementale depuis 2012 ? Au plan national du PCF, pratiquement rien de cela ! Non, des discours du secrétaire national, des tracts renvoyant l’alternative à 2017, instrumentalisant ouvertement le mouvement pour construire des alliances de type primaires d’ici là (Pierre évoquant à la télévision EELV et Montebourg notamment !). Heureusement que de nombreux communistes, dans leurs entreprises et leurs sections locales, en militants révolutionnaires, ont le bon sens des priorités.

Abandonner toute collusion avec la gauche qui a trahi

Une question centrale doit être posée au 37ème congrès : « la ligne suivie par la direction du PCF a-t-elle permis de combattre efficacement la politique au service du capital aggravée par la « gauche » depuis 2012 ? ». Clairement, nous répondons non.    

Le bilan de 4 ans de Hollande/Ayrault/Valls est très lourd pour les travailleurs et le pays. On risque de s’en rendre pleinement compte plus tard quand éclatera la nouvelle phase de la crise du capital, avec par exemple, l’éclatement des bulles spéculatives, boursières et immobilières, gonflées par la politique de la BCE. La France a du retard en Europe sur la politique de casse sociale mais la « gauche » au pouvoir depuis 2012 est coupable déjà d’avoir accompli le plus gros transfert d’argent du travail, du salaire socialisé vers le profit capitaliste. Le « Pacte de responsabilité » avec le CICE, à lui seul, représente 41 milliards d’euros par an. C’est 60 fois plus que le « bouclier fiscal » de Sarkozy. Pour… 60.000 créations d’emplois revendiquées ! Loi Macron, « transition énergétique », ANI, loi Touraine etc. la somme des contre-réformes structurantes est accablante et à sens unique en faveur de la finance et du patronat. Le gouvernement de « gauche » prépare aussi l’avenir en renforçant, au nom de la lutte contre le « terrorisme », de façon inédite, l’arsenal répressif du pouvoir au service des possédants. Il a fait aussi le choix effrayant de favoriser la montée de l’extrême-droite en général et du FN en particulier.

Devant un bilan aussi accablant, l’image de Pierre Laurent, en décembre 2015, le poing levé, au meeting électoral régional de la « gauche » en Île-de-France, à côté du 3ème personnage de l’État PS, Claude Bartolone et d’Emmanuelle Cosse future transfuge EELV au gouvernement détruit à elle seule des centaines d’heures de militantisme des militants communistes contre cette politique. Ce sommet fait suite à bien d’autres compromissions, dont l’alignement aux municipales 2014 à Paris, pour une poignée de bonnes places, des candidats du PCF derrière le symbole du social-libéralisme petit-bourgeois, Anne Hidalgo, héritière de Bertrand Delanoë. Cette dernière vient de faire voter un vœu criminalisant la solidarité avec le peuple palestinien.

Autant dire qu’une candidature Pierre Laurent aux présidentielles de 2017, comme les journalistes l’avancent sans être contredits, un pied dans la « gauche » Bartolone, un pied dans la gauche « primaires », ne peut que nous conduire à la mort, plus assurément encore qu’en 2007. Mais il n’est pas question pour nous de laisser mourir notre parti.

Ni Parti Socialiste, ni Front de gauche : communistes !

Concernant Hollande, le ver est dans le fruit depuis le début et y reste. Quel communiste, en toute connaissance de cause, a pu croire à une rupture politique en 2012 avec son élection ? Ses quelques déclamations vagues contre l’argent-roi n’ont engagé que ceux qui y ont cru. Sa plaquette de propositions avançait très peu de points concrets. Son adhésion totale à l’UE du capital, jusqu’à faire campagne côte-à-côte avec Sarkozy pour la constitution Giscard de 2005 était connue. On ne peut pas parler de « trahison » sous peine de passer pour naïf. Ceux qui ont semé des illusions le font payer très cher à notre Parti, encore davantage en s’alignant électoralement avec le PS

A ce stade historique, considérant l’histoire de la gauche en France, nous estimons que le 37ème congrès du PCF peut et doit affirmer le refus, dans les grandes collectivités, d’une collaboration dans les exécutifs à direction social-démocrates, le refus d’une fusion automatique avec les listes PS, le principe de désistement ou d’accord aux législatives et aux sénatoriales uniquement sur une base de rapport de force et sur une base technique. Sans, au minimum, ce niveau de clarté électorale, le PCF continuera à être confondu avec la gauche qui trahit.

Nous rappelons que le bilan des dernières années, en termes d’élus communistes,  du Front de gauche comme des accords avec le PS est désastreux : entre un et deux tiers de pertes, avec toutes les conséquences que nous savons sur les organisations du Parti.

Nous affirmons la priorité à l’action et au rassemblement dans les luttes. Nous constatons que ce n’est pas le choix qui a été fait depuis des années. Il ne s’agit pas pour nous de nous poser en donneurs de leçons, d’autant que nous avons fait le maximum pour être conséquents dans les luttes qui nous concernaient, mais de souligner la gravité du contre-sens (pour les communistes) de la stratégie de la direction du Parti.

Être au rendez-vous des luttes avec des perspectives politiques

Nous avons évoqué la bataille présente contre le projet El-Khomri. Remontons un peu en arrière sur des luttes que la direction du PCF n’a pas ou a mal suivies.

+ En 2009, la volonté de défendre les services publics et La Poste en particulier s’est exprimée massivement. La « gauche » et ses satellites ont organisé une « votation » qui a recueilli plus de 2 millions de voix. Mais cette force s’est trouvée dévoyée vers la perspective électorale de 2012. Et la votation évitait un point principal : le rejet nécessaire de l’application de la directive européenne de mise en concurrence générale du courrier. La direction du PCF s’est coulée dans le moule unitaire, stérile. Depuis, des dizaines de milliers d’emplois ont été supprimés à la Poste, le prix du timbre a explosé, le service s’est dégradé (de 86% à 11% de J+1). Mais des dizaines de luttes résolues de postiers se développent chaque mois dans tout le pays contre les « restructurations ». Nous proposons que le PCF impulse une véritable nationalisation de la bataille de La Poste (en lien avec notre rejet de la réforme territoriale), en remettant en avant le refus des directives européennes.

+ Dès son arrivée en 2012, Hollande a validé le plan de liquidation des usines PSA en France, l’enterrement de la sidérurgie de Florange. Puis Montebourg a démantelé Alstom. Mais le PCF nationalement (et aucune force politique) n’a pas mis en avant la nécessité et les possibilités effectives, liées au rapport de force, de la nationalisation.

+ En juin 2014, les cheminots ont mené un mouvement de grande ampleur pour défendre une entreprise nationale centrale, des acquis sociaux importants pour tout le monde du travail. Leur mobilisation a déjoué le plan du gouvernement qui attendait une réaction résignée de complaisance. Elle préserve le développement et les convergences des luttes dans tout le secteur des transports. Il est nécessaire aujourd’hui de rappele rles positions de repli du porte-parole parlementaire du Front de gauche (PCF) qui s’est abstenu sur la dissolution de la SNCF de 1937 avant d’appeler à la fin de la grève. Les députés PS « frondeurs » ont voté comme un seul homme contre les cheminots et les usagers. Il est impensable de continuer à s’aligner sur eux !

+ En 2010, par millions, les salariés sont descendus dans la rue pour défendre la sécurité sociale et la retraite à 60 ans, des semaines durant. Englué dans le Front de gauche, le Parti n’a pas aidé à préciser les revendications – retrait de la loi Woerth -, a contribué à renvoyer l’issue vers les élections de 2012. Auparavant, la faiblesse du soutien à la lutte contre la casse des régimes spéciaux en 2007, a participé de l’échec de 2010. Ce rapport de force pour la sécurité sociale ne s’est pas évaporé.

Mais sur ce sujet, comme sur les autres, une clarification de nos positions théoriques est indispensable, même si (d’autant plus si !) elle nous met en contradiction avec les organisations réformistes.

37e Congrès – Texte Alternatif – II: Crise du capitalisme: lever quelques illusions réformistes notamment sur l’UE et l’euro

37ème congrès du PCF – Texte alternatif  » PCF: Reconstruisons le parti de classe! Priorité au rassemblement dans les luttes ».

Lien vers la page de présentation du texteLien vers le texte intégral en PCF

II – Crise du capitalisme: lever quelques illusions réformistes. Rupture avec l’UE et l’euro!


De « crise » en « crise » : la crise générale du capitalisme

A l’automne 2008 éclatait la « crise financière ». Elle suivait la « crise des « subprimes ». Les économies des principales puissances capitalistes (États-Unis, Europe, Japon…) ont connu en 2009 une récession d’une gravité souvent inédite depuis 1945. Ce mouvement de repli continue depuis 2010. On parle maintenant de la « crise des dettes publiques ». Nos économistes s’attendent à une nouvelle crise après 2017 avec l’explosion des bulles spéculatives, notamment immobilières, gonflées par la politique d’injection massive d’argent dans l’économie par la BCE.

La succession rapprochée de ces crises, leur intensité donnent lieu à différentes interprétations. Pour nous, elles ne résultent pas d’un excès du capitalisme, du « néolibéralisme », mais de la manifestation de la crise générale du capitalisme.

La financiarisation du capitalisme ne date pas d’aujourd’hui. Elle a été précisément analysée déjà par Lénine en 1916 dans « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme ». La faculté du capitalisme à impulser et instrumentaliser à son profit de nouvelles techniques et technologies est inhérente à son essence.

Un facteur peut expliquer l’intensification de la crise générale du capitalisme : l’affaiblissement, puis la disparition du contrepoids que représentait, dans le rapport de classe mondial, l’existence de l’URSS et des pays socialistes d’Europe de l’est. Notamment en Europe de l’ouest, la période du « compromis social » est révolue. Depuis 40 ans en France, la tendance à la paupérisation de la classe ouvrière, théorisée par Maurice Thorez, se confirme au grand dam des réformistes d’hier et d’aujourd’hui.

La disparition du « camp socialiste » a entraîné également une nouvelle étape de la mondialisation du capitalisme. Elle s’est caractérisée par une extension géographique du système, par une lutte encore plus exacerbée entre puissances capitalistes et multinationales pour le contrôle des richesses naturelles et des marchés.

Des économies dites « émergentes » ne semblent plus échapper à la crise du capitalisme, que ce soit le Brésil ou même la Chine.

L’analyse marxiste fondamentale se vérifie : La réalité du capitalisme, c’est la recherche du profit maximal confrontée à la baisse tendancielle du taux de profit. Ce qui est décrit comme la financiarisation de l’économie, l’explosion de la dette privée, notamment dans les pays anglo-saxons, puis de la dette publique est autant une manifestation de la crise qu’un instrument pour renforcer l’exploitation du travail. Le système a besoin, plus que jamais, de détruire du capital pour renforcer son taux de profit.

La crise est inhérente au système. Le capitalisme sait utiliser sa propre crise pour renforcer sa domination en l’absence d’un mouvement révolutionnaire suffisamment fort.

On assiste ainsi à un affrontement terrible entre le capital et le travail, à l’échelle planétaire, les uns pour maintenir et accroître leur taux de profit, les autres pour s’assurer des conditions d’existence décentes. Les gouvernements au service du capital entreprennent d’accélérer et d’aggraver brutalement, à la faveur de la crise, toutes leurs politiques antisociales qui sont pourtant à l’origine de cette dernière. Les mêmes recettes s’appliquent dans tous les pays, notamment d’Europe, où tous les acquis sociaux et démocratiques des peuples sont attaqués. Le risque de guerre s’aggrave.

Ces fondamentaux de notre théorie marxiste de la crise nous font réfuter certains raisonnements réformistes actuellement mis en avant, même à « gauche ». Il y a quelques années, la dénonciation par Sarkozy des « excès du capitalisme » et son invitation à « le moraliser » avaient amusé et scandalisé. Aujourd’hui est diffusée à « gauche » la thèse qu’il faudrait « baisser le coût du capital plutôt que le coût du travail ». L’expression semble opposer capital et travail, alors qu’au contraire elle légitime le système lui-même dans une formule trompeuse. Dans les deux expressions, la notion de coût suppose que l’on se mette dans la situation du patron, du capitaliste. Un taux de profit de 10% serait excessif, un taux de 5% légitime. Nous mesurons le danger de ces théories qui légitiment l’exploitation capitaliste et s’opposent aux revendications des travailleurs. Par ailleurs, nous savons que la captation du profit par les capitalistes s’effectue de plusieurs façons. La hausse constatée des dividendes servis aux actionnaires (à corriger statistiquement pas les dividendes servies aux maisons-mères) est totalement à dénoncer, mais elle coïncide avec des taux d’intérêt très bas. Notre seul combat doit être contre l’exploitation capitaliste.

De même, nous savons depuis Marx que le chômage est inhérent au système capitaliste qui a besoin « de l’armée de réserve » des chômeurs pour renforcer l’exploitation des actifs. Nous ne pouvons concevoir de lutte contre le chômage hors d’une lutte contre le capital. Nous luttons pour le renforcement de l’assurance chômage, de la formation professionnelle, financées par la cotisation patronale, pour des moyens nouveaux de Pôle emploi. Nous nous battons aussi pour la baisse du temps de travail (la semaine de travail à temps plein est remontée à 39,4 heures) et le rétablissement de la retraite pleine à 60 ans avec 37,5 annuités, revendication de progrès et de justice sociale, amenant une baisse du chômage.      Mais nous rejetons toute prise en charge par la collectivité – les travailleurs – de la précarité, de la flexibilité, d’une partie des salaires dus par l’exploiteur destinée à camoufler statistiquement le chômage tout en continuant à peser sur les salaires et les conditions de travail. Notre principal axe de lutte contre le chômage restant la défense de l’appareil productif, du salaire et du salaire socialisé, de la réponse aux besoins.

Face au réformisme, une autre clarification s’impose : la levée du mythe d’une possible transformation de l’UE du capital en « Europe sociale ».

UE du capital/euro : la question, c’est comment s’en sortir !

L’UE est une machine à broyer les acquis sociaux et démocratiques nationaux. Ce constat est de plus en plus partagé. Les reculs sociaux dans chaque pays s’inscrivent dans le droit fil du Traité européen de Lisbonne. Au nom de la « concurrence libre et non faussée », de la recherche de « compétitivité », l’UE sert de prétexte et d’instrument aux gouvernements nationaux en vue d’augmenter le profit capitaliste, par le renforcement de l’exploitation des travailleurs et par l’extension du marché capitaliste à tous les domaines qui lui échappent, services publics, protection sociale.

L’UE dévoile encore plus clairement sa raison d’être, qui remonte au Traité de Rome, en faveur de la finance et des trusts. Avec le FMI et les gouvernements nationaux, elle est à la barre pour imposer les plans de recul social aux pays, similaires aux plans d’ajustements structurels qu’impose le FMI. L’exemple grec est éloquent.

Profitant de la crise, l’UE tente un pas de plus dans la remise en cause des démocraties nationales. La Commission européenne prétend maintenant placer les budgets nationaux directement sous sa tutelle pour imposer le carcan de Maastricht.

Les effets de l’euro, pour lequel devraient être consenties toutes les régressions sociales, apparaissent de façon flagrante. Ce que nous dénoncions dans les années 90, dans nos campagnes contre le traité de Maastricht, celui d’Amsterdam et la monnaie unique, se réalise exactement.

L’euro est conçu dans l’intérêt de la finance européenne. L’euro fort l’aide à spéculer, à délocaliser. Au sein de sa zone, l’euro accentue la mise en concurrence des économies et des travailleurs. Il écrase les activités économiques en développement, notamment dans les pays périphériques, mais favorise les groupes capitalistes les plus forts, notamment en Allemagne (mais pas les travailleurs allemands). Là encore, l’exemple grec illustre combien l’euro place les peuples sous la dépendance du capitalisme européen.

Comme nous mettions notre pays en garde, l’euro, loin d’unir les peuples, les dresse les uns contre les autres et attise le nationalisme. Les campagnes de dénigrement, de haine, reprenant tous les clichés xénophobes, auxquelles nous assistons, l’attestent.

Le mythe européen, celui de l’Europe « qui protège, qui unit », a de plus en plus de plomb dans l’aile, malgré les campagnes idéologiques incessantes, à tous les niveaux, pour forger un nationalisme européen. L’UE, ce n’est pas la paix : elle attise les guerres comme on le voit en Ukraine. Loin de s’émanciper de l’impérialisme américain, l’UE, coordination des impérialismes européens, est plus associée avec lui dans l’OTAN, peut-être demain dans le TAFTA.

Transformer l’opposition de classe à l’UE en positions de classe et de lutte pour rompre avec elle

Le rejet de l’UE unit de plus en plus fortement les peuples, après les victoires du NON aux référendums de 2005 en France et aux Pays-Bas. Nous pouvons et nous devons le caractériser comme un rejet de classe du capitalisme européen que les peuples identifient, à juste titre, comme source de recul économique et social et de souffrance.

Les tenants de l’UE du capital tentent de dévoyer cette réaction dans des partis nationalistes et des partis d’extrême-droite. Ceux-ci servent, d’une part, de forces d’appoint politiques aux capitalismes nationaux dans leur concurrence au sein de l’UE. Ils servent surtout, d’autre part, à disqualifier l’opposition à l’UE du capital en l’associant à des positionnements xénophobes et racistes.

Communistes, il est de notre responsabilité, en France, de ne pas laisser faire, de ne pas laisser aux nationalistes le terrain de l’opposition à l’UE.

De son côté, le mouvement réformiste peine de plus en plus à convaincre que l’on pourrait « changer l’UE ». On voit comment s’est traduite la volonté de Hollande en 2012 de « réorienter la construction européenne ». Sous un affichage plus « radical », le nouveau dirigeant du parti travailliste britannique Corbyn ou le leader du parti espagnol Podemos Iglesias s’efforce de contenir le mouvement populaire contre l’austérité dans le cadre de l’acceptation de l’UE. Tsipras défendait aussi en Grèce l’illusion d’une UE réformable. Au pouvoir il a fait la démonstration qu’aucune alternative politique n’est possible dans le cadre de l’acceptation (la soumission) à l’Union européenne dont il applique la politique violemment antisociale (et anti-migrants).

Notre partir doit revenir à ses positions historiques de rupture avec l’Union européenne.  

Aussi fermement qu’il s’est toujours battu pour le développement de coopérations mutuellement avantageuses entre les nations d’Europe (et d’ailleurs), devenu encore plus nécessaire, notre parti s’était opposé à l’Europe supranationale du capital, depuis le Traité de Rome, jusqu’à ceux de Maastricht en 1992 et d’Amsterdam en 1998, en passant par l’Acte unique de 1986. Nos positions, fortement ancrées dans le Parti et le pays, ont alimenté l’action décisive des communistes dans le rejet par notre peuple en 2005 du projet de constitution européenne.

Après 1997, la direction de notre parti a opéré un virage appelé alors « euroconstructif ». Le gouvernement de la gauche plurielle venait d’approuver le Traité d’Amsterdam et allait signer les conclusions du sommet de Barcelone. Ce revirement a amené la direction du PCF à abandonner la défense de la souveraineté nationale et à envisager une réforme de l’UE, allant dans le sens de « l’Europe sociale », indépendamment du droit de notre peuple à disposer de lui-même. L’adhésion au PGE, puis la collaboration avec la Confédération européenne des syndicats, CES (favorable au traité très libéral de Lisbonne), a accentué cette évolution.

La situation présente doit nous amener, avec encore plus d’urgence, à revenir sur ces orientations, sous peine d’être en porte-à-faux avec les aspirations de notre peuple et nos propres propositions.

L’UE souffre d’un déficit croissant de légitimité. C’est tant mieux ! Elle n’est pas réformable. Ce discrédit est un point d’appui pour mettre en échec les politiques menées en son nom dans l’intérêt du capital. En France, les traités, directives et règlements européens, par exemple ceux de marchandisation des services publics n’ont pas à s’appliquer, à servir de prétextes à la politique du pouvoir

La coopération entre les peuples ne se fera jamais dans le cadre de l’UE. L’UE, mais aussi la BCE et l’ensemble de ses institutions sont conçues pour imposer un niveau supranational où les trusts sont tout puissants mais sur lequel les peuples n’ont aucune prise. Affirmons clairement que « l’Europe sociale », comme la « refonte démocratique et solidaire de l’Europe » sont des leurres ! Comme la victoire du Non en France en 2005 ou la lutte héroïque des travailleurs grecs le montrent, les luttes de chaque peuple s’enrichissent des batailles nationales et de l’internationalisme, mais non de l’acceptation du cadre supranational du capital.

Aussi, nous proposons que le 37ème congrès :

- Ouvre une réflexion sur les conditions d’une sortie de la France de l’UE

- Lance une campagne pour la sortie de la France de l’euro, synonyme, vu la position centrale et le poids de la France (à la différence du cas grec) de dissolution de cette monnaie et de la BCE

- Renforce sa campagne contre le TAFTA, dont les négociations laborieuses et secrète illustrent les divergences entre les intérêts impérialistes américains et européens mais s’effectuent, de toute façon, sur le dos des peuples.

- Félicite les organisations progressistes néerlandaises pour leur campagne pour non au référendum du 6 avril sur la ratification de l’accord d’association UE-Ukraine et la relaie en France.

- Adresse un témoignage de soutien aux organisations progressistes, dont les partis communistes, de Grande-Bretagne et d’Irlande-du-Nord qui militent pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE en vue du référendum du 23 juin.

Cesser de cautionner le PGE pro-européen et renouer avec les partis communistes en Europe et dans le Monde

L’adhésion du PCF s’est faite dans la précipitation et la confusion en 2001, avec l’avis de moins d’un quart des communistes français. Des partis communistes importants, comme le KKE et PCP (Portugal) ont exclu d’y adhérer. Le Parti communiste allemand (DKP) vient de décider en congrès de s’en retirer.

Les communistes français doivent disposer de tous les éléments. Le PGE est un « parti européen », parrainé et financé par la Commission européenne. Il a inscrit dans ses statuts sa fidélité à l’intégration européenne et à ses mythes fondateurs. Au Portugal, en Grèce et ailleurs, il soutient structurellement des organisations ouvertement opposées aux PC.

Son adhésion à la « construction » européenne est originelle. Elle s’est confirmée de façon flagrante et grave pour les progressistes européens. En Grèce, une de ses composantes, Syriza, est au pouvoir, relaie et applique les diktats antisociaux de l’UE et de la BCE. A côté de Tsipras, un autre dirigeant historique du PGE, l’Allemand Gregor Gysi, appelle, après les élections régionales qui ont vu la percée du parti nationaliste AfD, à des rapprochements avec … la CDU de Mme Merkel.

Le PCF dispose d’un autre cadre, souple, d’échange avec des partis européens : le groupe au Parlement européen GUE-NGL.

Aussi, nous demandons que le 37ème congrès remette en cause l’appartenance du PCF au PGE et organise une consultation des communistes sur cette question.