Vive le PCF
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Articles par Vive le PCF
Gare de Conflans-Jarny (Meurthe-et-Moselle): 1313 SIGNATURES CONTRE LES SUPPRESSIONS DE TRAIN (pétition initiée par la section du PCF)
Article et photo repris du Républicain Lorrain
1 313 signatures, où le résultat de la pétition lancée par le PCF du Jarnisy, hostile à la suppression programmée de lignes et de dessertes au départ de la gare de Conflans-Jarny. Ces militants ont remis les paraphes entre les mains du maire de Jarny.

Eric Monnini, le responsable du Parti communiste du Jarnisy, a remis les 1 313 pétitions à Jacky Zanardo. Les militants sont bien décidés à préserver les lignes de train dans le viseur de la Région.
Comme le dit si bien Jean Baus, du PCF du Jarnisy, la démarche des militants n’a rien à voir avec les prochaines élections régionales. « On n’a pas fait ça dans un but électoraliste. » C’est pourquoi lui et les siens ont tenu à confier leurs précieuses pétitions avant le démarrage de la campagne officielle de ces régionales.
Ils ont ainsi été une dizaine de militants du Parti communiste à donner les quelque 1 313 pétitions recueillies à Jacky Zanardo, en mairie de Jarny. 1 313 paraphes obtenus lors d’un âpre travail de terrain. Le combat du moment pour la section locale est déjà connu d’une grande partie de la population. Les militants luttent en effet contre la suppression programmée de deux lignes de train entre Jarny et Metz via Onville, ainsi que contre la fin des dessertes directes entre Jarny et Metz via Hagondange (lire nos précédentes éditions). Deux mesures voulues par le conseil régional de Lorraine et qui devraient être adoptées l’an prochain. « A travers ces projets, on marque aussi notre inquiétude sur le devenir de la gare de Jarny. Car à force de vouloir supprimer des lignes, on se dirige vers la fermeture de celle-ci », a souligné Eric Monnini, le président de la section, au moment de remettre les pétitions à Jacky Zanardo.
Jean Baus, l’une des figures du syndicat dans le Jarnisy, a pour sa part fait remarquer que l’initiative des militants n’est pas venue de leur propre chef. « Ce n’est pas nous qui avons choisi d’enquiquiner le monde avec ces pétitions. Ce sont les usagers (des trains, NDLR) qui sont venus nous voir lors de nos permanences, le vendredi après-midi. Leur inquiétude est réelle. »
Bercé par la couleur rouge ayant fondé son parcours politique, le maire de Jarny s’est naturellement montré en phase avec les militants.
Il a d’ailleurs rappelé que, aussi bien en conseil municipal qu’à celui de la CCJ, il a fait adopter des motions contre les projets de la Région. « Je vais remettre vos pétitions prochainement au président du conseil régional et j’en profiterai pour lui donner un courrier avec mes commentaires personnels », a répondu l’édile aux militants.
De leur côté, ces derniers ne vont pas rester les bras croisés. Ils réfléchissent à d’autres actions. « Il y a 12 ans, la poste de Jarny était en danger de mort. On a initié la même opération qu’aujourd’hui, on l’a sauvée », ont rappelé les militants.
Il y a 54 ans, le massacre du 17 octobre 1961
Il y a 54 ans, le massacre du 17 octobre 1961
L’Etat impérialiste a recours au crime raciste: souvenons-nous-en et opposons-lui l’unité des travailleurs !
Le 17 octobre 1961, dans les derniers mois de la guerre d’Algérie, 30.000 travailleurs algériens manifestent pacifiquement à Paris.
Le Front de libération nationale, le FLN, a organisé cette mobilisation pour dénoncer le couvre-feu raciste instauré à l’encontre des Algériens vivant en région parisienne, pourtant officiellement considérés comme citoyens français par l’Etat colonial.
La manifestation est réprimée avec une violence inouïe. La police frappe, tabasse, roue de coups, tire. Elle jette des centaines de manifestants dans la Seine pour qu’ils se noient. Des milliers sont arrêtés, battus, sinon torturés plusieurs jours durant dans des centres de rétention. Selon les historiens, il y aurait eu entre 100 et 300 morts.
Le déchaînement policier a été minutieusement organisé. Il est directement le résultat de consignes précises de l’autorité, du préfet de police Maurice Papon, celui-là même qui, en tant que secrétaire général de la préfecture de la Gironde, aida à déporter les juifs de Bordeaux sous l’Occupation.
Les crimes des policiers du 17 octobre 1961 seront tous couverts. Les faits seront et sont encore étouffés aujourd’hui officiellement.
Il ne s’agit de rien d’autre que d’un crime d’Etat, d’un crime de l’Etat impérialiste français, alors dirigé par de Gaulle.
Fin 1961, l’indépendance prochaine de l’Algérie ne fait plus de doutes. Mais, l’impérialisme français entend préserver les intérêts des compagnies françaises, son accès aux ressources naturelles, au pétrole, malgré la décolonisation.
La guerre et la répression continuent afin de peser sur les négociations, en Algérie mais aussi en France.
Le capitalisme français entend aussi continuer à exploiter au maximum les travailleurs immigrés algériens sur le sol français et ne peut supporter leur révolte et leur organisation.
Le racisme est intrinsèque au colonialisme, au capitalisme, à l’impérialisme.
Ceux qui les combattent leur opposent l’unité des travailleurs.
Adversaires les plus constants et résolus du colonialisme, le PCF et la CGT, avec quelques rares autres, ont organisé l’intervention des travailleurs français pour la paix en Algérie.
Après le 17 octobre 1961, ils appellent à des manifestations de solidarités. Le film clandestin qui reconstitue le drame du 17 octobre est diffusé par des cellules du Parti, des cercles de la JC.
Alors que les crimes des jusqu’au-boutistes de l’Algérie française, les fascistes de l’OAS, se multiplient des deux côtés de la Méditerranée, la mobilisation s’amplifie.
Le 8 février 1962, la répression, organisée par le même préfet Papon, massacre 9 manifestants cégétistes dont 8 communistes au métro Charonne.
Les mémoires de ces deux tragédies sont liées.
Exigeons plus que jamais toute la vérité sur Charonne, toute la vérité sur le 17 octobre 1961 que les autorités continuent occulter !
Plus que jamais, 53 ans après, rendons hommage aux martyrs du 17 octobre 1961 et à ceux du 8 février 1962 qui luttèrent côte-à-côte jusqu’à la mort pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Le gouvernement Tsipras facilite les retraits de fonds du clergé grec
Le grand quotidien grec Ekhatimerini a donné l’information le 16 octobre 2015.
Dans les toutes premières mesures adoptées par le gouvernement de coalition Syriza-Anel, après sa reconduction aux élections du 20 septembre, figure un décret assouplissant les règles de retrait de capitaux pour le clergé orthodoxe grec. Depuis juin, les simples citoyens ne peuvent retirer que 60 euros par jour au distributeur ou 420 euros par semaine à leur agence bancaire. Grâce au décret signé par le ministre des finances, Euclide Tsakalotos, les évêques pourront retirer 10.000 euros de cash par mois et l’archevêque d’Athènes 20.000 euros.
Cette mesure, principalement symbolique, confirme la bienveillance d’Alexis Tsipras envers l’Eglise qui détient le plus grand patrimoine du pays après l’Etat, bénéficie d’exonérations historiques d’impôts et fait payer 10.000 salariés par les contribuables.
Ceux-ci apprécient sans doute moins le symbole et le maintien de tous ces privilèges par la « gauche » qui se disait « radicale » et qui leur inflige les pires mesures antisociales.
Congrès de la CES à Paris: débat à l’UD CGT de Paris – Position du secrétaire de l’UL de Paris 15
La CGT a un rôle à jouer dans la renaissance d’une internationale syndicale de lutte de classe. Ça ne se fera certainement pas avec la CES ou la CSI !
UD CGT Paris – CE élargie du 27 août 2015
Objet : Congrès de la CES, du 29 septembre au 2 octobre
Intervention de Joran Jamelot, secrétaire de l’Union locale CGT du 15ème arrdt
Chers camarades,
Merci au bureau de l’UD de Paris de créer les conditions d’un véritable débat autour des enjeux du congrès de la Confédération Européenne des Syndicats à Paris. Contrairement à l’apparence, il n’est pas déconnecté des enjeux de la rentrée, de la façon dont la CGT peut et doit les aborder. Nous avons tous en tête la force salariée et syndiquée qui s’est exprimée le 9 avril dernier, ses attentes de lutte. Aussitôt après, l’affiliation sur le mot d’ordre européen de la CES, porté aussi par la CFDT et l’UNSA, n’a pas permis de prolonger le 1er mai la dynamique du 9 avril. Celle-ci reste la clef de la riposte, en cette rentrée, à la politique antisociale de Hollande et Valls.
Vu la période de convocation, la Commission Exécutive de l’UL du 15ème n’a pas pu se réunir pour discuter du congrès de la CES. Je m’exprime donc à titre personnel, même si la réunion du bureau et toutes les réactions reçues des sections vont dans le même sens.
D’abord, le programme du congrès choque. Hollande, Juncker, les commissaires européens, les dignitaires du patronat européen comme intervenants: ce n’est pas un congrès syndical, c’est l’université d’été du Medef !
Cette année, aussi parce que le congrès se tient à Paris, à la Mutualité, éclate aux yeux des camarades la différence, l’opposition complète de conception syndicale entre les syndicats de lutte comme la CGT et les syndicats institutionnels de collaboration comme la CES. Dans le communiqué du CCN du 28 mai, on lit que le congrès de la CES « devrait être aussi l’occasion d’unir le syndicalisme dans une posture offensive pour construire un modèle social en rupture avec le libéralisme européen et qui réponde aux attentes des travailleurs. » On a l’impression que la direction confédérale s’efforce de tordre la réalité mais elle ne peut pas y parvenir devant l’évidence.
La secrétaire générale sortante de la CES, la Française Bernadette Ségol, est une technocrate jusqu’à son élection à la CES inconnue du mouvement syndical français. Va lui succéder un autre technocrate, Luca Visentini, issu de l’UIL syndicat italien créé par la CIA contre le syndicat révolutionnaire, notre homologue la CGIL à la Libération. Elle avait elle-même succédé au Britannique John Monks, devenu Lord Monks, puisqu’il a été fait Lord par la Reine d’Angleterre, qui n’est pas non plus précisément une travailleuse…
Et ce n’est vraiment pas une question de principe ou de culture différente mais une contradiction systématique. On le voit sur les sujets brûlants. Quand nous combattons la perspective du TTIP euratlantique, la CES y voit – je cite – « un appel à un accord de commerce UE-USA qui bénéficie aux citoyens ».
Au sujet de la Grèce, avec les syndicats grecs publiquement dirigés par les socio-démocrates et la droite, la CES s’est faite le chantre de la défense à tout prix de la dépendance à l’UE et à l’euro. La CES est conforme à sa raison d’être de défendre le modèle européen de l’UE du capital.
Comment ne pas se souvenir de son action de groupe de pression pour le projet de constitution européenne en 2005 contre la position collective finale de la CGT notamment ? Comment ne pas rappeler les ingérences de Lord Monks dans la vie syndicale irlandaise pour casser le NON au traité de Lisbonne. Comment ne pas repenser au point d’appui trouvé dans la CES par Raffarin et Sarkozy pour faire passer en France la casse du statut EDF/GDF puis la privatisation ? On pourrait multiplier les exemples sur la réforme ferroviaire, etc.
Là où CGT nous analysons un appareil systématique coordonné de casse des acquis sociaux, la CES promeut un socle social européen. Il est temps que cette contradiction totale éclate. Non – le congrès de Paris l’illustre – la CGT n’est pas en train de changer la CES ! Mais, la CES est en train de changer la CGT. La question de la CES n’est pas une question extérieure : elle rejoint les questions fondamentales posées avant le congrès confédéral.
Vu la provocation que représente le programme du congrès de la CES à la Mutualité, je propose que l’UD de Paris décline l’invitation à y assister et le fasse savoir publiquement.
Au-delà, je fais partie de ceux qui demandent l’ouverture dans l’UD avant le congrès confédéral d’une tribune particulière sur l’intérêt et les inconvénients pour la CGT de rester membre de la CES.
La CGT a un rôle à jouer dans la renaissance d’une internationale syndicale de lutte de classe. Ça ne se fera certainement pas avec la CES ou la CSI !


