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	<title>Commentaires sur : Décès d’Henri Martin : disparition d’un grand dirigeant communiste français, d’un grand militant internationaliste</title>
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	<description>avec, sans ou contre la stratégie de sa direction</description>
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		<title>Par : Ali BELOUD</title>
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		<dc:creator>Ali BELOUD</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2015 12:18:39 +0000</pubDate>
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		<description>Je l&#039;ai vu à Sidi Bel Abbès au moins trois fois il y a plus de 40 ans. Il jouait journal d&#039;un fou. Magnifique.
Je l&#039;ai revu à Alger sur le pont d&#039;un bateau qui faisait le tour de la Méditerranée...pour la paix ! Des crétins avaient demandé à la ministre de la &quot;Culture&quot; de l&#039;époque, de lui refuser le débarquement car il y avait des Israéliens sur ce navire de guerre roumain, transformé en théâtre ambulant sur &quot;l&#039;océan liquide&quot;
Ils avaient omis d&#039;expliquer que c&#039;était des Israéliens qui militaient pour la cause palestinienne.  Ils avaient omis surtout de dire qu&#039;il n&#039;avait pas voulu d&#039;eux sur le bateau de la paix.  
Comme je ne pouvais l&#039;approcher et que le cinéaste Denis Butner, sur la terre ferme comme moi,  filmait cette séquence, j&#039;ai demandé à lui parler au téléphone, avant qu&#039;il ne fasse son apparition sur le pont. Trop tard ! Il arriva sur la scène aménagée et fit un discours-poème, probablement improvisé, faisant l&#039;éloge de la cause palestinienne ! Un discours vibrant, magnifique comme toujours ! Puis Martin fit donner le spectacle : un feu d&#039;artifice extraordinaire. D&#039;un seul coup, Alger fut illuminé par ce poète exceptionnel.
Je suis parti en maudissant la ministre et les cabotins qui l&#039;ont empêché de débarquer.
Il y a un an ou deux j&#039;ai trouvé son adresse et je lui ai écrit. Je lui ai rappelé &quot;Journal d&#039;un Fou, le beau théâtre de Sidi Bel Abbès. Fou de joie, il m&#039;a répondu, alors qu&#039;il ne me connaissait pas. Il m&#039;a invité à le voir à Marseille, si un jour je passais par là.
Dans quelques jours je présenterais l&#039;un de mes films dans mon ancien lycée et je rappellerais à mes anciens camarades de classe Journal d&#039;un Fou&quot;  et Henri Martin. Je leur dirais qu&#039;un grand homme, un homme immense est mort.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je l&#8217;ai vu à Sidi Bel Abbès au moins trois fois il y a plus de 40 ans. Il jouait journal d&#8217;un fou. Magnifique.<br />
Je l&#8217;ai revu à Alger sur le pont d&#8217;un bateau qui faisait le tour de la Méditerranée&#8230;pour la paix ! Des crétins avaient demandé à la ministre de la &laquo;&nbsp;Culture&nbsp;&raquo; de l&#8217;époque, de lui refuser le débarquement car il y avait des Israéliens sur ce navire de guerre roumain, transformé en théâtre ambulant sur &laquo;&nbsp;l&#8217;océan liquide&nbsp;&raquo;<br />
Ils avaient omis d&#8217;expliquer que c&#8217;était des Israéliens qui militaient pour la cause palestinienne.  Ils avaient omis surtout de dire qu&#8217;il n&#8217;avait pas voulu d&#8217;eux sur le bateau de la paix.<br />
Comme je ne pouvais l&#8217;approcher et que le cinéaste Denis Butner, sur la terre ferme comme moi,  filmait cette séquence, j&#8217;ai demandé à lui parler au téléphone, avant qu&#8217;il ne fasse son apparition sur le pont. Trop tard ! Il arriva sur la scène aménagée et fit un discours-poème, probablement improvisé, faisant l&#8217;éloge de la cause palestinienne ! Un discours vibrant, magnifique comme toujours ! Puis Martin fit donner le spectacle : un feu d&#8217;artifice extraordinaire. D&#8217;un seul coup, Alger fut illuminé par ce poète exceptionnel.<br />
Je suis parti en maudissant la ministre et les cabotins qui l&#8217;ont empêché de débarquer.<br />
Il y a un an ou deux j&#8217;ai trouvé son adresse et je lui ai écrit. Je lui ai rappelé &laquo;&nbsp;Journal d&#8217;un Fou, le beau théâtre de Sidi Bel Abbès. Fou de joie, il m&#8217;a répondu, alors qu&#8217;il ne me connaissait pas. Il m&#8217;a invité à le voir à Marseille, si un jour je passais par là.<br />
Dans quelques jours je présenterais l&#8217;un de mes films dans mon ancien lycée et je rappellerais à mes anciens camarades de classe Journal d&#8217;un Fou&nbsp;&raquo;  et Henri Martin. Je leur dirais qu&#8217;un grand homme, un homme immense est mort.</p>
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